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AMENAGER ET DEVELOPPER LE TERRITOIRE FRANCAIS

décembre 18
by Catherine Bertin 18. décembre 2011 14:18

Dans ce premier chapitre consacré au deuxième thème de géographie du nouveau programme de première, nous allons essayer de comprendre comment les milieux évoluent entre nature et sociétés.

1: Les atouts du territoire français

         1.1: Un hexagone européen

Quand on parle de l’hexagone français on désigne la France métropolitaine avec sa forme massive qui lui donne une superficie totale de 551 OOOkm². C’est une forme équilibrée puisqu’il y a pratiquement 1000km du Nord au sud et 950km de l’Est à l’Ouest.

La France est aussi considérée comme le finistère de l’Europe: elle se trouve à l’occident de l’Europe géographique. Elle est aussi l’isthme de l’Europe puisqu’elle est un noeud de communications et d’échanges entre les pays de la CEE, les pays frontaliers (la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Espagne), le Royaume-Uni  grâce au tunnel sous la Manche et les Etats-Unis par l’Océan Atlantique.

C’est un pays de taille moyenne , 48ème rang mondial mais le deuxième plus vaste d’Europe après l’Ukraine. C’est un pays bien ouvert avec ses 3 façades maritimes: mer du Nord et Manche, Atlantique et Mer Méditerranée. L’ouverture méditerranéenne lui a apporté la culture gréco-latine; l’ouverture océanique lui a ouvert les portes de l’Amérique, du Canada et des Antilles, l’ouverture de la Manche et de la Mer du Nord lui ont ouvert la première route maritime du globe. Donc la France est dans une position géostratégique et est un carrefour de multiples influences culturelles et s’insère dans l’Europe mais aussi dans le Monde.

              1.2: Entre l’Europe des plaines et l’Europe des montagnes

La France métropolitaine dispose de reliefs variés dont l’organisation tient en grande partie à la tectonique.

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Au sud et à l’Est se sont des montagnes de formation récente donc hautes  comme les Alpes, la Corse et les Pyrénées et plus moyennes comme le Jura. Elles sont nées de la rencontre entre la plaque africaine et la plaque eurasiatique. D’ailleurs elles ont relevé les massifs anciens comme le Massif Central et les Vosges.  Des volcans ont surgi dans le Massif Central. Ces montagnes encadrent des fossés d’effondrement comme le couloir du Rhône ou la Plaine d’Alsace.

Mais la plus grande partie de la France est composée de plaines, de collines et de bas-plateaux comme le Massif Armoricain . L’essentiel est même des bassins sédimentaires comme le Bassin Parisien et le Bassin Aquitain au sol très riche.

Les montagnes constituent de véritables châteaux d’eau, d’où diverge le réseau hydrographique . Par ailleurs, le Massif Central apparaît comme le seul obstacle que les échanges contournent  car toutes les reliefs sont franchissables par des seuils qui permettent de passer d’un bassin à l’autre ( ex: le seuil du Poitou).

2: Des milieux naturels en danger?

                 2.1: Des paysages de plus en plus humanisés:

La diversité des climats et des reliefs est à l’origine d’une grande variété des sols et de végétation. Cela nous donne nos paysages qui pour chacun ont leurs milieux naturels.
Ex: un paysage méditerranéen se caractérise par des sols rouges, très fragiles et une végétation qui a besoin de moins d’eau.

L’homme a donc transformé la nature par ses activités qui ont plus sieurs millénaires. Les milieux naturels , au sens strict, n’existent plus en France. Ce sont des milieux où le degré d’anthropisation (transformation des milieux par les sociétés) varie.
 
Ex: les plus hauts sommets des Alpes
       la forêt guyanaise
       la forêt landaise est même le résultat d’une création entièrement humaine, de forêt de pins plantée au 19ème siècle.

Cette anthropisation a modifié la physionomie des paysages.
Ex: les pentes des versants méditerranéens sont cultivées grâce à des cultures en terrasses.
      Des terres ont été gagnées sur la mer avec la poldérisation du Nord de la France ou des marais ont été asséchés comme en Vendée.

Les paysages agraires ont été façonné en bocage ou openfield. Le remembrement du bocage avec le développement de la mécanisation a fait disparaître les haies . C’est la désenbocagisation.

La France dispose aussi d’une grande diversité de littoraux. Des côtes rocheuses ou à falaises qui prolongent les montagnes ou les plateaux qui sont au contact de la mer. Il y a aussi les côtes sableuses basses, où des marais maritimes prolongent les plaines.
ex: La Camargue.

La ville a pendant longtemps été perçue comme l’opposition même de la nature mais aujourd’hui la nature revient dans les villes par le biais des espaces verts, des parcs et jardins.
Ex: les parcs forestiers dans les villes mais aussi l’aménagement des berges des fleuves pour des promenades.

                          2.2: Ressources et contraintes de l’environnement

La France dispose de nombreuses ressources mais qui ont été largement exploitées.
La variété des sols
a été largement mise en valeur par l’agriculture française très diversifiée . Et même les sols pauvres peuvent être utilisés en les fertilisant. Ex: En Champagne, les sols crayeux portent un vignoble particulièrement célèbre.
La France a d’importantes ressources en eau qui servent à l’agriculture, aux industries, à produire de l’énergie et à la consommation domestique.
La neige est devenue un “or blanc” pour le tourisme et les sports d’hiver.
Les forêts couvrent 1/4 de la superficie du territoire métropolitain et elles servent pour le chauffage, la fabrication de papier et les meubles. Elles sont bien protégées et représentent des ressources en gibier et en ressources floristiques comme les champignons et les baies.
Les littoraux fournissent des ressources importantes pour la pêche, l’aquaculture, l’industrie et le tourisme.
Le sous-sol par contre n’est pas très riche.
Les minerais des massifs anciens, le fer à l’est du bassin Parisien, le charbon du Nord et de la Lorraine ont permis l’urbanisation et l’industrialisation du 19ème siècle. Même s’il y a les gisements de pétrole et de gaz de Lacq dans le sud-ouest, ils sont très faibles et en voie d’extinction.

Les risques naturels existent sur ce territoire pourtant accueillant. Le volcanisme est actif dans les 3 DOM ( Réunion- la Montagne Pelée en Martinique et la Soufrière en Guadeloupe) . Il s’accompagne de risques sismiques  qui sont beaucoup plus limités en métropole.
Le milieu montagnard est assez fragile: avalanches, glissements de terrain, crues torrentielles.
Le climat est tempéré mais les aléas climatiques sont toujours là: tempêtes fréquentes le long des côtes de la Manche et de l’Atlantique, inondations dans les vallées fluviales, étés de sècheresse comme en 1976 ou canicule de 2003. En automne, les crues sont torrentielles dans le midi de la France et l’été, la sècheresse engendre de gros incendies de forêts. Les DOM connaissent le phénomène des cyclones.
L’anthropisation augmente les risques naturels. Par exemple l’urbanisation a imperméabilisé les sols et augmente le ruissellement des eaux  ce qui provoque des inondations. L’agriculture et l’industrie sont à l’origine de pollutions multiples . Les villes en s’étendant ont banalisé les paysages.

         2.3: La gestion et la protection de l’environnement

La France a pendant longtemps juste pris des mesures de protection contre les risques : des digues, des barrages, des pare-avalanches  sont des infrastructures techniques de sécurité. 
A cela s’ajoutent les systèmes de prévision qui permettent de déclencher les alertes  et mettre à l’abri les populations comme avec les cyclones. Les services de Météo France sont très importants dans ce domaine.

Depuis 1995, la loi sur les PPR ( plans de prévention des risques) ajoute la prévention à la protection. Ils sont de la responsabilité de l’Etat. L’Etat assure une cartographie des risques, impose des zones où la construction est limitée voire interdite et informe les populations.

La protection de l’environnement a commencé dès le 19ème siècle avec les premières lois sur la restauration des terrains de montagne. En 1963 a été créé le premier parc national et aujourd’hui on a 44 parcs régionaux, 156 réserves naturelles et 70 000ha de terrains du Conservatoire du Littoral. En 1985 la loi Montagne a concilié les intérêts économiques des stations de ski et la protection de la montagne et la Loi Littoral en 1986 a concilié celle des stations balnéaires et la nature du bord de mer sans urbanisation à outrance. La loi sur l’eau de 1992 a instauré des schémas d’aménagement des bassins, de gestion de la ressource d’eau.

Les politiques de protection s’inscrivent dans un cadre européen: Natura 2000 met en place un réseau de sites à protéger désignés par les états membres en application des directives européennes dites “oiseaux” et “habitats de 1979 et 1992.

Une charte de l’environnement a été votée, a donc une valeur constitutionnelle depuis 2005. Elle est guidée par le principe de développement durable  c’est à dire un développement économique, social et culturel qui tienne compte de la préservation du patrimoine naturel.

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Cours de Géographie de première

LA SUPERPUISSANCE DES ETATS-UNIS

novembre 26
by Catherine Bertin 26. novembre 2011 10:32

Introduction

Avec 9, 3 millions de km² les Etats-Unis ont la quatrième superficie du monde, ce qui égale le continent européen, représente 17 fois la France,et certains états comme le Texas sont à eux seuls plus grands que la France. Il y a 7,8 millions de km² d'un seul tenant , le Main land,et 1,5 million de km² pour l'Alaska. Les USA ont relevé le défi de la maîtrise d'un tel espace, grâce à un immense réseau de circulation, à la mise en valeur de tout le potentiel agricole, minier et énergétique. La puissance américaine qui se voit à travers son rang de première puissance économique mondiale, repose en grande partie sur la maîtrise de cet espace qui même s'il a des contraintes, offre une nature plutôt généreuse. Les USA sont au premier rang de nombreux secteurs agricoles et industriels et semblent être les champions incontestés de la production des biens et des services. Cependant la première puissance économique mondiale voit de plus en plus son hégémonie contestée par le Japon, l'Union Européenne et même les NPI et son commandement politique et militaire sur le monde est de plus en plus contesté. La place des USA dans le système monde a obligatoirement évolué et les américains ont du faire évoluer leur système économique pour s'y adapter. Donc,  comment les américains ont-ils maîtrisé leur territoire? Quels sont les domaines marquants de leur superpuissance ? Quelles sont les limites de cette superpuissance?

1 : UN IMMENSE TERRITOIRE BIEN MAITRISE

1.1 Une nature généreuse mais surexploitée :

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Du Nord au Sud, les USA s'étendent sur 25OO kms, ce qui met la frontière canadienne à la même latitude que Paris et la frontière mexicaine à la même latitude que le Sahara central. D'Est en Ouest par contre, nous avons 45OO kms ce qui représentent 4 fuseaux horaires différents.

==> cet espace étalé en latitude offre une grande variété géologique, climatique et forestière. La panoplie agricole sera très diversifiée.

  • L'espace américain est massif mais ouvert quand même sur deux océans qui concentrent les échanges mondiaux. Cela représente 2O OOO kms de côtes.

==> les espaces maritimes sont bien exploitables avec les échancrures du littoral nord-ouest et nord-est qui offrent des sites propices à l'implantation des ports

exemples : New York, Philadelphie, Baltimore, Seattle, San Francisco.

Les activités de pêche sont très riches aussi.

La conquête du territoire s’est faite de l’Est vers l’ouest et a repoussé ainsi la «  frontière ». Les colons se sont partagés les terres selon le principe du township c'est-à-dire un mode d’arpentage basé sur un carré de 6 miles donc de 10kms de côté. Cela donne un damier régulier que l’on voit encore dans le paysage. Cela a donné aux américains une mentalité de pionniers qui a façonné leur société. Photo des champs de céréales dans l’Arizona.

Les grands ensembles du relief n'offrent aucune barrière à l'installation des hommes.

Les paysages ont une direction méridienne c'est à dire qu'ils ont deux versants montagneux : l'un au voisinage de l'Atlantique et l'autre de Pacifique. Au centre, on a la gouttière du Pacifique.

1) à l'Est, étirées sur 2000kms, la montagne ancienne et érodée des Appalaches ne dépasse pas 2000m et présentent plutôt un ensemble de plateaux de direction Nord-Sud. Les Appalaches forment un vaste potentiel énergétique avec d'énormes gisements charbonniers qui ont développé dès le 19ème siècle le « manufacturing belt » dans la région des grands lacs. L'Hydroélectricité est tout aussi importante avec les multiples barrages , les centrales de la vallée du Tennessee.

2) au centre, les Grandes Plaines correspondent à un grand bassin sédimentaire , draîné par le Mississipi, la plus longue voie fluviale du monde qui se jette dans le golfe du Mexique. Les grandes plaines sont d'excellentes terres de culture, véritable grenier des Etats-Unis. En plus le bassin est riche en minerais de fer et en deux grands gisements d'hydrocarbures.

3) à l'ouest, un haut relief large de 2000kms est constitué de la Sierra Nevada et des Rocheuses qui dépassent les 4000m. Les plateaux centraux sont sciés par des fleuves en gorges vertigineuses comme le canyon du Colorado. Ce haut relief encadre plus à l'Est la grande vallée californienne aux riches activités agricoles et touristiques. L'ouest américain est riche en minerais rares et précieux comme l'argent, l'or et l'uranium. Il faut ajouter les hydrocarbures de la Californie et de l'Alaska et l'hydroélectricité des bassins du Colorado et de la Columbia.

è les Etats-Unis disposent d’exceptionnelles réserves naturelles puisque en dehors des ressources des sols et de la forêt, de celles des fleuves et des lacs, le sous-sol disposent du quart des réserves mondiales de charbon, d’importants gisements d’uranium et ils sont le 3ème producteur mondial d’hydrocarbures.

Les USA sont situés dans la zone tempérée, aux latitudes moyennes. Mais le climat des USA est bien souvent excessif avec des vagues de froid et des vagues de chaleur qui font souvent des victimes. C'est lié à la disposition du relief qui limite les influences océaniques car les montagnes de l'ouest forment une barrière aux vents humides du Pacifique, alors que les masses d'air polaire ou les masses d'air tropical s'engouffrent dans la grande plaine centrale . Les cyclones tropicaux viennent ravager les côtes du golfe du Mexique et de la Floride.

==> comme le relief, le climat se dispose en zones méridiennes.

  • Les grandes plaines ont un climat continental marqué par la rigueur hivernale avec plus de gel au nord qu'au sud où l'on peut même cultiver le coton.
  • Sur la façade atlantique, on passe au nord d'un climat océanique plus froid que la normale en raison du courant froid du Labrador, à un climat subtropical au sud au passage des eaux chaudes du Gulf Stream permettant la culture de la canne à sucre et du riz.
  • Sur la façade pacifique, on passe d'un climat océanique au nord à un climat méditerranéen au sud. Les pluies sont plus abondantes.
  • Il existe d'autre part une opposition fondamentale entre une certaine aridité à l'ouest limitant l'activité agricole au « ranching » et une humidité suffisante à une activité agricole intense à l'est . La limite correspond tout simplement au 100ème méridien.

C'est un territoire à risques

  • Les risques naturels sont réels aux USA et sont le résultat de cette nature excessive et de la surexploitation de certains espaces.
  • Il y a des risques de séismes et du volcanisme à l'ouest , en Californie avec la faille de San Andreas et la chaîne des cascades.
  • Les climats sont parfois excessifs avec notamment des chutes de neige abondantes qui paralysent les grandes villes de l'est, des coups de froid inattendus et même du blizzard, ce vent violent du Canada dans les grandes plaines. Les hurricanes c'est à dire les cyclones tropicaux ne sont pas négligeables sur le Golfe du Mexique et la Floride.
  • Globalement les sols souffrent de l'érosion éolienne et de l'érosion torrentielle.

C’est un territoire surexploité

· L’abondance des ressources a souvent justifié le gaspillage : l’agriculture intensive a érodé les sols et la consommation d’eau est 2 fois plus forte que celle d’un français, ce qui appauvrit les richesses et ne satisfait même pas les besoins.

· Le patrimoine est désormais protégé et les premiers parcs naturels furent créés dès le 19ème siècle et sont devenus des espaces touristiques majeurs . Ex : Yellowstone ; le canyon du Colorado qui reçoit 4 millions de visiteurs par an.

· Les politiques gouvernementales encouragent aux énergies propres , aux biocarburants mais les écologistes américains ne sont pas satisfaits car ils notent que le développement du biocarburants alimente un nouveau secteur économique et que l’agribusiness garde toute sa place . L’agriculture produisant pour l’énergie réduit les productions pour l’alimentation et font grimper les prix.

carteespacemaitrise

Des communications planétaires

  • Les transports sont indissociables du développement économique des USA car la taille du territoire, la dispersion de la population, des ressources, des activités ont nécessité la mise en place d'un réseau de transports performant employant 3 millions d'actifs. L'économie des USA s'appuie sur le premier réseau routier, autoroutier, ferroviaire, aérien et téléphonique du monde. Malgré tout la densité des voies de communication est inégale car à l'ouest du 100ème méridien le réseau devient plus lâche.
  • En dehors des transports traditionnels, le trafic par tubes assure un trafic de marchandises deux fois plus important que les voies d'eau intérieures. Les pipe-lines représentent 3OO OOOkms et les gazoducs font 55O OOOkms . On a même construit dans l'ouest des carboducs, qui sont des conduites où circule une boue de charbon qui arrivée est séchée et brûlée dans les centrales thermiques.
  • Les Etats-Unis grâce à leurs hubs ou plateformes multimodales servent de pont continental entre les deux rives du pays mais aussi entre les Etats-Unis et l’Europe et les Etats-Unis et l’Asie.
  • A cela s'ajoutent des flux d'informations intenses et rapides avec le téléphone, la télévision câblée, internet,les micro-ordinateurs personnels, la télé-conférence etc….

     1.2 Une société américaine mobile

population

· 300 millions d’habitants ce qui est le 3ème rang mondial..

· Plus d’un américain sur deux vit à l’est du Mississipi en vertu des conditions naturelles et de l’histoire.

· La façade pacifique est l’exception avec la Californie qui est l’état le plus peuplé des Etats-Unis ( 37 millions).

· Les américains sont très mobiles car ils déménagent en moyenne tous les 6 ans et les flux migratoires internes comme externes profitent aux états du sud et de l’ouest.

caricaturediversiteethnique

· Le peuplement américain repose sur l’immigration qui assure encore aujourd’hui 1/3 de la croissance des états-unis.

· Les WASP descendants des colons sont toujours majoritaires mais le poids des minorités se renforcent. Elles représentent 34% de la population et vivent en particulier dans les villes. Elles constituent une grande partie des pauvres.

· La minorité dominante est celle des hispaniques qui sont très nombreux dans les états du sud. Les afro-américains ont migré du sud-est au nord-est et forment 70% de la population de Washington. Les asiatiques vivent sur la côte sud-ouest et dans les grandes villes du Nord-Est.

histoire

· Les Etats-Unis continuent à accueillir la moitié de l’immigration mondiale qui constitue un apport de main d’œuvre qualifiée mais également une population jeune. Cela rend la société multiculturelle et ces immigrés gardant des liens avec leurs pays d’origine, facilitent les relations commerciales des Etats-Unis.

· Le solde naturel plus le solde migratoire font que la croissance démographique américaine reste plus forte que celle des autres pays industrialisés. La fécondité des minorités contrebalance la baisse de la natalité. L’augmentation de l’espérance de vie provoque quand même un vieillissement de la population et a des conséquences sur le financement des retraites.

· La population américaine est dynamique marquée par une féminisation et une tertiarisation croissantes. Le taux de chômage est limité ( 4,5%) mais tout le monde n’est pas déclaré.

· Les inégalités sociales sont fortes : 39 millions d’américains vivent sous le seuil de la pauvreté et les minorités sont plus touchées surtout dans les états du sud qui constituent la Poverty belt. Les mutations de l’emploi avec le déclin des régions industrielles , la faiblesse de la protection sociale expliquent ces inégalités. Le melting-pot est abandonné au profit du communautarisme et la ségrégation socio-spatiale dans les villes est poussée à l’extrême avec le phénomène des ghettos et des « gated communities » ou vient 54 millions d’américains. Ce sont des communautés résidentielles fermées dans une logique sécuritaire et qui sont de grand standing.

1.3 Une puissance qui se reflète dans l’organisation du territoire

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· Les régions maritimes et transfrontalières sont essentielles pour l’économie américaine dans le cadre de la mondialisation. Les interfaces maritimes et terrestres sont la Puget Sound, la Mexamerique, le Main Street america et elles polarisent les hommes, les flux et les capitaux.

· Les villes américaines accueillent 4 américains sur 5 et sont des lieux majeurs de la mondialisation. Ce sont des mégapoles comme Los Angeles, New York ayant un rayonnement mondial. Elles sont au cœur des réseaux majeurs de la mondialisation.

· Les villes ont une organisation radioconcentrique : le CBD, lieu des affaires, des gratte-ciel est le lieu du pouvoir. Autour de lui, les quartiers industriels et résidentiels sont abandonnés aux catégories défavorisées et sont dégradés. Ce sont des ghettos. Les classes moyennes sont parties dans d’immenses banlieues, les suburbs. Cette suburbanisation oblige le déplacement des activités dans de nouveaux centres périphériques : les edge cities. Les populations les plus riches retournent vers les centres-villes ou s’enferment dans les « gated communities ».

On peut faire un croquis simplifié du découpage régional

· Le nord-est reste le cœur des Etats-Unis . C’est le manufacturing belt avec les fortes densités, les réseaux de transport, la proximité des matières premièes et l’ouverture sur les Grands Lacs, sur la façade atlantique. Il y a deux pôles importants dans le Nord-est : la Mégalopolis de Boston à Washington qui rayonne mondialement avec ses métropoles, ses grandes universités comme Yale ou Harvard et est un espace de haute technologie ( MIT)/ Les Grands Lacs devenus une rust belt se sont reconvertis dans la haute technologie mais la situation sociale est fragile.

· Le croissant périphérique est l’espace dynamique des Etats-unis mais est hétérogène : les noyaux de richesse sont isolés comme la Californie, le Texas, la Floride, et sont séparés par des zones moins bien intégrées. Ce croissant a une forte croissance démographique, une agriculture capitaliste, une industrie de haute technologie, le tourisme, des conditions climatiques exceptionnelles ( la sun belt), des ressources en hydrocarbures et des qualités géostratégiques avec l’ouverture sur le Pacifique et la région transfrontalière. Mais la sun belt est aussi par endroit la poverty belt…..

· L’intérieur du territoire est faiblement peuplé et est trop éloigné des centres de décision et de production. Les conditions naturelles sont plus difficiles. Par contre les Rocheuses ont d’abondantes ressources en fer et charbon et offre «  l’or blanc » donc un tourisme montagnard au pays. Les Grandes Plaines forment le grenier céréalier du pays.

· L’Alaska offre des réserves pétrolières supplémentaires aux Etats-Unis . Hawaï apporte les cultures tropicales et le tourisme.

2 : UNE HYPERPUISSANCE PLANETAIRE

1.1 Les Etats-Unis sont la première puissance économique mondiale

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L'agriculture américaine est une agriculture productive. C'est de l'agribusiness.Tous les moyens sont bons pour augmenter les rendements : la mécanisation, l'utilisation massive d'engrais et de pesticides, la sélection des plantes et la préférence donnée aux plantes hybrides et transgéniques, l'élevage des feed-lots, la vulgarisation rapide des découvertes agronomiques par les services fédéraux et des méthodes de gestion modernes même dans les entreprises familiales.

  • C'est une agriculture intensive rendue possible par l'irrigation massive de l'Ouest et du Sud-ouest puisque 20 millions d'hectares sont irrigués de manière sophistiquée avec des arroseurs géants, une irrigation fertilisante et une irrigation automatique réglée par un ordinateur central. Les investissements coûteux qui ont du être faits sont rentables finalement mais cela a conduit à une concentration des entreprises agricoles car les petites exploitations trop endettées ont disparu.
  • La typologie des exploitations est la suivante :

- les petites exploitations marginales peu rentables.

· - les exploitations moyennes , celles des « farmers » qui produisent encore 40% de la production totale. Les exploitations nombreuses sont réduites mais se maintiennent grâce aux farm bills c'est-à-dire aux mesures politiques d’aides financières du gouvernement pour garantir la compétitivité des produits agricoles.

- les grandes exploitations capitalistes qui appartiennent à des firmes industrielles ou agro-alimentaires.

==> cette agriculture n'emploie plus que 2,7 % des actifs.

  • L'agriculture américaine est aussi une agriculture intégrée. Elle n'est qu'un maillon d'une vaste chaîne agroalimentaire appelée « agri-business ». En amont, on y trouve le machinisme, les produits chimiques et l'énergie et en aval, on y trouve le conditionnement, le transport et la distribution des produits. Cet agri-business est dominé par les multinationales comme Philipp Moris, Conagra, Pepsico et Mac Donald's. Ces multinationales constituent un lobby c'est-à-dire un groupe de pression politique qui entraine une dépendance culturelle voire alimentaire des clients.

Une agriculture qui se diversifie:

  • La modernisation de l'agriculture conduit à une nouvelle géographie de l'agriculture car autrefois on distinguait de grandes régions spécialisées dans une monoculture que l'on appelait les « belts ». Les belts se sont diversifiés et les ¾ de la viande de bovin et de mouton viennent des « feed-lots » ces véritables usines à viandes de plusieurs milliers de bêtes.
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  • Dans le Nord-est l'agriculture est transformée par la poussée urbaine et les agriculteurs font à la fois de l'élevage laitier et de l'élevage avicole, du maraîchage et de l'horticulture. Dans les plaines centrales, le climat oblige à se limiter au blé, au maïs dans le « corn belt » qui devient de plus en plus le « corn-soy-belt » car on y ajoute le soja.
  • L'ouest montagneux est un domaine pastoral avec des surfaces irriguées dans les vallées qui sont de véritables oasis.
  • Au sud-ouest, près du Pacifique, le coton est cultivé de plus en plus loin grâce aussi à l'irrigation .

La Floride récolte plus du tiers de la production mondiale d'agrumes. Les îles Hawaï tirent leurs ressources agricoles de produits tropicaux comme l'ananas et la canne à sucre.

Mais attention, l'agriculture américaine dégage des excédents considérables donc elle est totalement dépendante des exportations. Les agriculteurs risquent sans cesse la surproduction et la chute des cours. Cela oblige l'Etat à intervenir en permanence pour soutenir les agriculteurs par des aides directes même si le gouvernement avait annoncé la fin de ces aides pour la fin de l'année 2OO2. Il faut donc mener une politique de gel des terres et une politique d'exportation agressive face à l'Union européenne.

C’est une immense puissance industrielle qui devient une puissance post-industrielle

Nous avons facilement l’impression que les USA souffrent de désindustrialisation. La puissance industrielle subit la concurrence japonaise, européenne et celle des pays NPI asiatiques. Par exemple entre 1950 et 1990 les USA sont passés de 50% à 20% de la production industrielle mondiale. De la même façon les effectifs industriels ont baissé de 45 à 25% .

· Cependant il faut relativiser ce déclin puisque la production a augmenté de 50% grâce aux gains de productivité, et l’industrie américaine produit encore 1/5ème de la production industrielle mondiale.

==> l’industrie s’est reconvertie

· Toutes les industries ne sont pas sorties également de la crise industrielle.

Exemples : les vieilles industries comme la sidérurgie, le textile n’ont pas trouvé de reconversion.

· D’autres industries traditionnelles comme l’automobile et la chimie ont redressé la barre.

Les plus belles réussites industrielles sont celles des industries nouvelles qui ont besoin d’une recherche poussée telles l’aéronautique, l’informatique, l’aérospatiale, les biotechnologies, l’agro-alimentaire.

La localisation industrielle a évolué ainsi :

- les industries traditionnelles se situent au carrefour de la main d’œuvre, des marchés et des ressources naturelles.

- les industries nouvelles se situent au carrefour des communications, des capitaux et de la recherche.

· La Manufacturing Belt est au Nord-Est mais est devenue une « Rust Belt » c’est à dire une région de friches industrielles. Pourtant elle conserve la moitié des emplois industriels.

Les industries liées au monde militaire sont dans les régions de l’ouest pour des raisons stratégiques puisque avec la seconde guerre mondiale le Pacifique a été la zone cruciale. La politique fédérale a choisi d'y implanter les industries d'armement: la gunbelt. Les raisons sont aussi économiques car la main d’œuvre est moins chère et moins agitée syndicalement puisque ce sont surtout des immigrés.

· Les industries lourdes se déplacent dans les ports car elles ont de plus en plus besoin des importations de pétrole.

· Les industries nouvelles sont dans la Sun Belt du fait de l’attrait naturel de cette région, de la présence des capitaux étrangers et des possibilités liées aux Maquiladoras mexicaines.

· Les grands complexes industriels sont les plus efficaces car ils associent l’industrie , la recherche et l’innovation . Le meilleur exemple étant la Silicon Valley.

Ce qui est nouveau c’est le poids des services

Le secteur des services occupe 3 actifs sur 4 et c’est celui qui créé le plus d’emplois. C’est grâce à lui que le taux du chômage a diminué aux USA.

· Le secteur des services est internationalisé et développe tout un secteur mondial des échanges. C’est le cas des firmes comme Mc Donald’s, Walt Disney, l’American Express ou les chaînes hôtelières comme l’hôtel Sheraton.

· Le secteur tertiaire est indispensable désormais aux secteurs agricole et industriel car c’est lui qui conçoit les produits et qui les distribue . Nous sommes à l’heure de la publicité, du marketing , du consulting ….

· Le tertiaire est un secteur très diversifié et très hétérogène. Certains emplois sont de très haut niveau exigeant des qualifications pointues pour les ingénieurs, les cadres, les universitaires mais en bas de l’échelle il y a les « Mac Jobs » qui sont des emplois sans aucune qualification .

· Le tertiaire structure le territoire car les transports et les communications ont permis les délocalisations industrielles. La concentration des sièges sociaux au sein des CBD des grandes villes donnent un rayonnement mondial économique et financier à des villes comme Chicago. Les CBD d’ailleurs ne font qu’augmenter et ont besoin de plus de surface pour les bureaux.

· Le tourisme occupe une place particulière dans le secteur tertiaire et occupe un actif sur 1O. Les activités sont contrastées et sont vraiment tournées vers la nature comme avec le parc de Yellowstone. Le tourisme américain c’est aussi l’industrie du rêve et cela marche avec les parcs de loisirs comme Disneyworld en Floride qui sont des parcs gigantesques et qui s’exportent. Mais il faut y ajouter le tourisme de jeux avec Las Vegas qui voit le nombre des visiteurs augmenter chaque année.

2.2 Les Etats-Unis sont la première puissance militaire et spatiale

· Ils ont la première force de frappe mondiale puisqu’ils disposent de 45% des têtes nucléaires mondiales et qu’ils ont la majorité des armes conventionnelles. Le budget de la défense représente 48% des dépenses militaires mondiales et elles ont beaucoup augmenté depuis les attentats du 11 septembre 2001.

· Les entreprises du complexe militaro-industriel comme Boeing , Lockheed emploient 2 millions de personnes et dépendent étroitement du Pentagone.

· Le déploiement des forces militaires américaines est planétaire car ils veulent protéger leur territoire contre le terrorisme, et protéger leurs intérêts économiques et stratégiques. Depuis 1991, et la fin de l’URSS, les Etats-Unis sont les seuls gendarmes du monde et ils multiplient les alliances et disposent de forces permanentes sur tous les continents et dans tous les océans. En 1980 on parlait de « guerre des étoiles » mais depuis le bouclier antimissiles n’a pas diminué.

· Les vols de navettes spatiales, et la flotte des satellites de la NASA assurent la maîtrise de l’espace . Le dispositif Echelon garantit un contrôle efficace d’écoute des communications mis au service de l’espionnage économique ou stratégique. C’est le Hard Power

C’est la superpuissance du capitalisme mondial

  • La domination des grands groupes capitalistes américains est l'image même des USA avec ces « géants » que l'on appelle les conglomérats. Leur chiffre d'affaires, le nombre de leurs employés, la diversité de leur production symbolisent la puissance économique américaine. Dans le classement des principaux trusts nous trouvons en tête General Motors et Exxon. Finalement 43 entreprises américaines figurent parmi les 100 premières mondiales. La force des conglomérats est étroitement liée à l'organisation bancaire. Dans tous les CBD on trouve des banques qui sont les moteurs des activités. Elles sont nombreuses et imposantes avec leurs sièges dans les gratte-ciel de Wall Street à New York. Les bourses complètent le dispositif.
  • La puissance financière est aussi celle du dollar, monnaie internationale et qui est la seule monnaie de référence des produits comme le pétrole.
  • Les places boursières américaines ( NYSE, New York stock exchange , la bourse de valeurs de Wall Street) dominent largement les transactions mondiales (indices Dow Jones et Nasdaq pour les NTIC)

Les Etats-Unis c'est une immense puissance commerciale

  • Les USA sont la première puissance commerciale du monde puisqu'ils assurent 13% des exportations et 15% des importations mondiales. Depuis 1945 dans le cadre du GATT( de la réduction des droits de douane) puis de l'OMC ( l'organisation mondiale du commerce) les relations avec ses partenaires privilégiés ( Canada, Mexique et Asie) n'ont cessé de s'accroître . Les échanges avec l'Union européenne ont été dépassés par ces nouveaux partenaires. Le président Clinton avait été le premier à s'inquiéter du déficit chronique de la balance commerciale et il avait relancé les exportations et lutté contre les importations agricoles européennes, les importations industrielles japonaises et cherché de nouveaux marchés en Chine et en Afrique .

On peut cependant établir dans l'espace économique américain plusieurs sphères de domination.

1 ) le marché intérieur car les américains sont nombreux , ont de hauts revenus et sont de grands consommateurs.

2) les zones frontalières qui prolongent le marché intérieur. Le meilleur exemple étant les Maquiladoras de la frontière mexicaine. les usines en question sont américaines, n'ont pas de charges pratiquement car elles sont sur la frontière et emploient une main d'œuvre à bon marché, la population mexicaine.

3) l'ALENA ( l'association Nord américaine de Libre Echange) qui est un marché commun avec le Canada et le Mexique

4) la sphère des partenaires privilégiés pour des raisons stratégiques comme Israël, l'Arabie Saoudite, la Turquie, le Koweit.

5) la sphère des firmes multinationales qui prolongent la puissance américaine partout dans le monde.

2.3 : un modèle attractif mais contesté

Les Etats-Unis ont une réussite étonnante puisque le PNB par habitant est supérieur à 20 000 dollars ce qui en fait l'un des plus élevés du monde . C’est le mythe du self made man à la Rockefeller ou Gates.

  • Le modèle américain , « l'american way of life » s'est répandu partout dans le monde et l'industrie cinématographique ainsi que les séries télévisées ont servi à transporter ce modèle. Les chaînes d’informations comme CNN ou cinématographiques comme Wall Disney représentent la forme médiatique du soft power. Internet créé à des fins militaires est toujours sous le contrôle américain car le moteur de recherche Google assure la moitié des recherches sur la toile.
  • L'expansionnisme des USA s'appuie sur la domination de l'anglais-américain devenu la langue du commerce international. Les universités et les centres de recherche draînent des chercheurs et des intellectuels du monde entier. 1/3 des étudiants chercheurs faisant leurs études à l’étranger le font aux USA.

==> cette domination est donc technique et culturelle et tend à uniformiser les cultures sur l'ensemble de la planète.

Mais l’hyperpuissance américaine provoque des réactions de rejet, parfois extrêmes

· L’unilatéralisme des E.U qui refusent de se plier aux institutions internationales.

· Les ambitions américaines sont freinées par la contestation politique de certains pays comme le Vénézuela. Une association de coopération entre le Vénézuela, Cuba et la Bolivie (ALBA)a été créée en 2005 par le président Hugo Chavez

· La question environnementale est aussi source de polémiques intérieures et extérieures car la population américaine représente 5% de la population mondiale et émet ¼ des gaz à effet de serre. Ils n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto.

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Cours de géographie de terminale

LA NOUVELLE ROUTE DU LITTORAL

novembre 26
by Catherine Bertin 26. novembre 2011 06:43

Dans le cadre des études de cas concernant les territoires de proximité, j’avais demandé à toute la classe de PS5 d’étudier la future route du littoral et de réaliser une présentation sous forme de diaporama. Le dossier devait être argumenté, illustré et devait comporter deux schémas et un sondage personnel.

De très beaux diaporamas ont été présentés, faisant la démonstration d’un vrai investissement de la part des groupes d’élèves et une belle maîtrise de l’outil informatique, méritant d’ailleurs que le B2I soit validé. J’ai choisi d’intégrer au site trois diaporamas: celui d’Anaïs, Cynthia, Estelle et Frédéric, uniquement parce que tout en étant joliment présenté, il contenait un texte complet et une démarche argumentative intéressante . Celui de Pierre, Xavier, Marion et maxime car dans  sa partie schémas et frise chronologique en particulier qui sont plus intéressants que dans le premier dossier. Et finalement j’ai ajouté quelques diapositives du superbe dossier animé d’Arjune, Loïc, Emmanuel et Nicolas qui ont bien mis en évidence les acteurs et les problèmes liés à l’environnement. Pour les groupes ayant un travail de documentation un peu moins complet, il est possible d’apprendre la fiche-résumé du groupe de Maelle, de Yanis, d’Alexandre  et de Julien l’un de ces dossiers pour le baccalauréat. Mais encore une fois, bravo à la majeure partie de la classe !!

 

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acteurs

environnement

projet

La nouvelle route du Littoral est un projet d'aménagement de l'actuelle route du Littoral à La Réunion. Le projet est resté en suspens depuis bien des années mais il devient aujourd'hui une nécessité pour sécuriser cet axe routier qui relie le Nord et l'Ouest et ainsi sécuriser les usagers mais aussi pour éviter toute paralysie du transport de marchandises lorsque la route doit être fermée. Un projet ambitieux mais tout à fait réalisable qui combine plusieurs enjeux à la fois. En effet, plusieurs solutions sont envisagées où la notion de développement durable s'intègre parfaitement à celle du développement économique afin d'améliorer considérablement certains aspect de l'île. Un axe gratuit, sécurisé et moderne sera donc construit avec un budget de 1.6 millions d'euros garanti pas les nouveaux accords de Matignon du 14 octobre 2010. Le chantier démarrera en 2013 et sera livré entièrement en 2020. Il s'agit d'un ouvrage maritime divisé en plusieurs sections, en digues et en viaduc en mer incluant le passage d'un Transport en Commun ,en Site Propre qui est une emprise pour la circulation des transports en commun.

Une nouvelle route du Littoral

L'actuelle route du littoral est située en bas d'une falaise, d'où tombent des blocs rocheux pouvant provoquer des accidents, et en bord de mer. C'est donc un axe routier particulièrement exposé aux risques naturels. Éboulis et houles font que les usagers ne peuvent pas être en sécurité lorsqu'ils empruntent cette route même si d'autres axes routiers, comme la Route de La Montagne, existent afin de permettre aux usagers de se déplacer entre le Nord et l'Ouest même en cas de fermeture de la route du Littoral.

Elle est souvent « basculée », et cela a un réel impact la vie économique de l'île.

En effet, cette route est empruntée par plus de 55 000 véhicules par jour. Parmi ces véhicules, il y a les poids lourds qui transportent des marchandises, ou des matières dangereuses comme le kérosène en direction de Roland Garros par exemple. Les chutes de blocs rocheux et les houles nuisent beaucoup à ces transports. Des systèmes de sécurisation ont été mis en place, mais il s'avère aujourd'hui qu'ils ne sont plus assez efficaces et que les usagers de la route du Littoral sont de plus en plus en danger. C'est pourquoi, la Région a décidé de mettre en place un nouvel axe routier plus sécurisé, afin de sécuriser cette route et d'éviter les basculements et fermetures.

Des acteurs et des débats

Pour ce nouveau projet, beaucoup d'acteurs entrent en jeu et interviennent dans plusieurs domaines et notamment dans l'économie, l'environnement et la construction. Au niveau économique, on retrouve les principaux acteurs de ce projet : l'État et la Région par le biais du CPER. L'union Européenne fait partie des acteurs économique car elle finance en partie le projet. Ensuite, d'autres acteurs secondaires comme La CINOR viennent s'ajouter à la liste. Le domaine environnemental est celui qui réunit le plus d'acteurs pour le projet de la Nouvelle route du Littoral. En effet, plusieurs associations et organismes locaux s'y intéressent afin de garantir une protection environnementale pendant et même après les travaux comme le Conservatoire Botanique National des Mascareignes, l'Association Recherche Valorisation Marine (ARVAM), la Société Réunionnaise pour l'Étude et la Protection de l'Environnement (SREPEN) ou encore l'Observatoire des tortues marines de Kélonia … Enfin pour la construction interviennent essentiellement des architectes, des ingénieurs , des entreprises …

De nombreux débats ont vu le jour avec ce projet de nouvelle route. Le plus récurent est celui concernant le péage. L'ancienne majorité dirigée par Paul Vergès avait en effet prévu d'instaurer un péage pour les utilisateurs de cet axe routier qui auraient du payer à chaque passage sur la nouvelle route du Littoral. Mais ce système fût très vite abandonné avec le changement de majorité et Didier Robert comme nouveau président de la Région. Officiellement, l'abandon du péage a lieu la 14 janvier 2010. Mais la nouvelle route du Littoral est un projet pharaonique qui demande un budget plus qu'important. Au départ, il était évalué à 930 millions d'euros. Mais avec les derniers accords de Matignon, il fixé à 1.6 millions d'euros depuis le 14 octobre 2010. Le prix de ce nouvel axe n'a pas fini d'évoluer et même d'augmenter. Le système du péage pourrait bien réapparaître.

Un autre débat a vu le jour notamment sur la nature du projet . 2 solutions ont été trouvées : Un tunnel/digue ou la solution digue/viaduc. Mais finalement, c'est la solution digue/viaduc qui sera privilégiée.

Le programme et des perspectives

Un programme a été mis en place afin de pouvoir livrer le chantier dans les temps, c'est-à-dire en 2020.

Les premières études datent de 1994.

De nombreuses idées sont dégagées en matière de sécurisation de la route actuelle, autres modes de transports

tunnels, nouvelle voie maritime.

Plusieurs concertations publiques et débats sont organisés afin de trouver la meilleure solution.

Le 24 Août 2006, l’État, choisi la solution d’un aménagement littoral Digue + Tunnel à l’entrée de Saint-Denis

Mais à l’issue d’une nouvelle phase de concertation, La Région s’oriente fin 2008 vers un tracé maritime, composé de sections en digue et en viaduc.

Le 24 juin 2010 ,l’assemblée plénière présidée par Didier robert abandonne le système de péage dégagé par l'ancienne majorité . Le programme d’opération est modifié par l’intégration d’une emprise destinée aux transports en commun. Le budget pour ce nouveau projet est évalué à 1,6 milliard d’euros.

1er avril – 31 mai 2011 : phase de concertation publique dans les 2 mairies concernées, à la région et sur le site internet

Septembre 2011 : Début des études opérationnelles et signature du marché de maîtrise d’oeuvre

Septembre - octobre 2011 : lancement de l’enquête publique

Janvier 2012 : signature de l’arrêté de Déclaration d’Utilité publique (Dup)

Fin 2012 : réalisation des études projet

2013 : Début des travaux

2018 : livraison de la première tranche

2020 : livraison de la seconde tranche

Des prolongement éventuels sont à prévoir au niveau de l'aménagement. Un réseau d'échangeurs est donc prévu au niveau de Saint-Denis , à la Possession et à la Grande-Chaloupe.

A Saint-Denis :

La solution proposée est un échangeur orienté vers la RN6 (situation actuelle), avec :

une 2x2 voies + 1 voie BUS pour les bretelles vers le front de mer ;

une 2x2 voies + 1 BAU pour la continuité de la NRL vers le boulevard Sud (RN6), afin de préserver

l’avenir et les éventuelles mises à 2x2 voies du Front de mer ou du boulevard Sud.

Le site propre pour les TC peut être prolongé côté mer

A la Possession :

La solution proposée est un échangeur complet avec :

Une voie pour la sortie Saint-Paul – La Possession et pour l’entrée La Possession – Saint-Denis

Une voie pour la sortie Saint-Denis – La Possession et pour l’entrée La Possession – Saint-Paul

Le site propre pour les TC pourrait être prolongé en contournant l’échangeur côté mer

A la Grande-Chaloupe :

Différents types d'échangeurs sont évoqués pour la Grande-Chaloupe.

Mais la solution retenue est celle de l'échangeur complet.

Une voie pour la sortie Saint-Denis – Possession et pour l'entrée La Possession - Saint-Paul

Une voie de sortie Saint-Paul – La Possession et pour l'entrée La Possession – Saint-Denis

Le Trans Eco Express

La nouvelle route du littoral prévoit une emprise pour l'éventuel passage d'un Transport en Commun en Site Propre. Le TEE a pour objectif de faciliter la circulation des bus et promouvoir le transport en commun avec un réseau de bus à haut niveau de service grâce à un maillage complet de l'île.

Conclusion :

Un projet d'aménagement longtemps resté dans les cartons qui combine tous les domaines économiques et environnementaux par exemple. Une nécessité à cause des risques naturels , basculements etc.. Plusieurs acteurs , 3 domaines . Des débats politiques . Selon un calendrier bien précis plus des perspectives d'aménagement .

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CROQUIS DE SYNTHESE SUR LA MONDIALISATION

novembre 08
by Catherine Bertin 8. novembre 2011 13:16

Un premier petit croquis pour présenter les acteurs de la mondialisation

mondialisation

La mondialisation a des acteurs, mais il faut évoquer aussi les flux et les lieux. Voici le deuxième croquis possible….

mondialisationbis

Et vous pouvez donner un peu plus de mouvement à votre croquis de la manière suivante….

croquismondialisation

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Cartographie

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

novembre 07
by Catherine Bertin 7. novembre 2011 07:35

Voici une présentation détaillée des phases de la guerre. Désormais dans le nouveau programme de 1ere, ce cours doit être condensé en une première partie qui résume les grandes phases de la seconde guerre mondiale…..  Votre manuel le fait très bien….
Pour ceux qui veulent les détails supplémentaires voilà mon cours initial…

Le 1 septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne. Deux ans plus tard, l’Italie nazie domine l’Europe continentale. L’invasion de l’URSS par l’armée allemande en juin 1941, puis l’attaque du Japon contre les USA en décembre 1941 font de ce conflit la seconde guerre mondiale du 20ème siècle. C’est une guerre totale puisqu’elle mettra en jeu pendant 4 ans les ressources des deux camps et n’épargnera pas les civils. Elle mobilisera les idéologies.

Cette guerre a des causes profondes : · La coexistence en Europe de pays aux régimes politiques très différents et antagonistes dans les points de vue. Par exemple l’Italie nazie est une dictature expansionniste alors que la Italie ou le Italie sont des démocraties qui défendent le droit des peuples. · La présence à la tête de l’Italie d’Adolf Hitler. Du point de vue territorial, il suit un projet précis qui est la conquête de l’espace vital européen pour construire une Europe allemande. Il veut aussi effacer toute trace du traité de Versailles de 1919. · L’absence de réactions des démocraties face aux manœuvres d’Hitler et à ses alliances : alliance avec le Japon dès 1935, avec l’Italie de Mussolini par l’Axe Rome-Berlin en 1936, avec l’URSS de Staline par un pacte de non-agression qui est le Pacte Germano-Soviétique d’août 1939.

1/ LES PREMIERES VICTOIRES DE L’AXE

1.1: L'escalade des agressions:

· En mars 1938, Hitler réalise l'Anschluss en annexant l'Autriche.

La France et le Royaume-Uni n'ayant pas réagi à la remilitarisation de la Rhénanie, l'escalade des agressions d'Hitler mène progressivement à la guerre.

· Puis il revendique les Sudètes, région du nord de la Tchécoslovaquie parce que c'est une région de langue allemande. Les démocraties (Daladier pour la France et Chamberlain pour la G.B) rencontrent Hitler à la Conférence de Munich (30 septembre 1938)et signent un traité pour sauver la paix. Hitler obtient d'annexer les Sudètes Winston Churchill dira des 4 interlocuteurs de Munich « Ils ont eu le choix entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur. Et ils auront la guerre ». Rassuré par la faiblesse des démocraties, Hitler annexe à l'Allemagne l'ensemble de la Tchécoslovaquie en mars 1939.

· Dans l'été 1939, Hitler réclame le corridor de Dantzig, ville peuplée d'Allemands et comme il a signé le 23 août avec Staline, le pacte germano-soviétique, il a désormais les mains libres en Pologne.

Le 1 septembre 1939, les armées allemandes envahissent la Pologne et le 3 septembre la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.

En quelques jours le front polonais est enfoncé avec la nouvelle stratégie du général Gudérian , la « blitzkrieg » ou guerre-éclair. Les avions démodés et les cavaliers polonais ne peuvent rien contre les divisions blindées, les chars et l'aviation moderne allemande. Cette blitzkrieg consiste à défoncer par surprise et le plus vite possible les défenses ennemies en utilisant les bombardements de l'aviation, les parachutages, en exploitant la brèche effectuée par les divisions blindées qui pénètrent profondément en territoire ennemi. Les blindés sont suivis par l'intervention de l'infanterie motorisée puis par l'infanterie à pied qui attaquent les poches de résistance encerclées par les blindés alors que l'aviation continue de pilonner l'avant empêchant ainsi les réserves de l'ennemi d'intervenir. Cette stratégie servira ensuite en Scandinavie, en France et en URSS. A l'issue des combats, la Pologne est partagée en deux entre l'Allemagne et l'URSS. En mars et avril 1940 Hitler se tourne vers la Scandinavie. Son but est de protéger la route du fer suédois que les alliés souhaitent couper. L'attaque alliée à Narvik, au nord de la Norvège est un échec et Hitler envahit le Danemark et la Norvège protégeant ainsi parfaitement l'approvisionnement en fer de l'Allemagne. De leur côté les soviétiques occupent la Finlande.

1.2 : La bataille de France

Que s'est-il passé entre le 3 septembre 1939 et le 10 mai 1940 ? Rien. C'est la « drôle de guerre ». C'est une guerre de position où les armées franco-anglaises et les armées allemandes restent face à face derrière leurs lignes de front, ce qui mine le moral des français. La ligne de défense française s'appelle la ligne Maginot mais l'invasion de la France se fait par la conquête de la Hollande, puis la Belgique et le Luxembourg qui capitulent.

Les panzers allemands foncent à travers les Ardennes , forêt réputée intraversable, et pénètrent sur le territoire français à Sedan. Ils prennent ensuite les troupes franco-anglaises à revers au sud et au nord. Les Français et les Anglais, coincés dans la poche de Dunkerque tentent de quitter la France ; certains passent en Angleterre et les autres sont faits prisonniers. La campagne de France peut continuer sans encombre pour les armées nazies et c'est une véritable débâcle française : Paris est menacé, le gouvernement français quitte la capitale pour se réfugier à Bordeaux. C'est le moment que choisit Mussolini pour entrer en guerre le 10 juin 1940 créant donc un deuxième front menaçant le sud de la France.

A Bordeaux, c'est l'affrontement politique entre ceux qui veulent poursuivre la guerre avec les colonies (thèse de Charles de Gaulle) et ceux qui veulent signer l'armistice (thèse de Philippe Pétain). Le vieux maréchal Pétain est appelé au gouvernement le 16 juin 1940 et il signe l'armistice à Rethondes le 22 juin.

Le 18, le Général De Gaulle avait appelé à la résistance depuis les ondes de la BBC mais peu de français l'ont entendu. En 5 semaines de combat, la France est battue ; 92000 soldats ont été tués dans une bataille qui demeure la pire défaite française.

L'armistice prévoit deux modifications territoriales importantes : · L'Alsace-lorraine est rattachée à l'Allemagne. · La France est divisée en deux : la France du nord est directement occupée par les allemands avec Paris comme capitale et la France du sud devient la « France libre » avec Vichy comme capitale. Entre les deux passe la ligne de démarcation.

1.3 : La bataille d’Angleterre

Hitler envisage un débarquement au Royaume-Uni, c’est l’opération Seelöwen ; mais les britanniques dominent très largement les mers. Leur seule crainte est que l’Allemagne n’utilise la flotte française mais celle-ci se saborde à Mers-El Kébir. Hitler comte donc sur la Luftwaffe. Mais d’août à octobre 1940 la Royal Air Force repousse les assauts allemands sur les ports, les aéroports et les villes du sud grâce au guidage de ses premiers radars. De plus les britanniques possèdent deux bombardiers supérieurs au Stuka allemand. Les allemands perdent 1733 appareils contre 915 pour les britanniques. Malgré les nombreuses destructions et les 30 000 morts, le Royaume-Uni résiste et n’est pas envahi. C’est le premier échec stratégique d’Hitler. Hitler tente donc de modifier sa stratégie en asphyxiant le Royaume-Uni par une guerre sous-marine à outrance. Les sous-marins de l’amiral Dönitz attaquent dans l’Atlantique, en Méditerranée et dans l’océan Indien. Mais là aussi, les britanniques évitent le blocus grâce au sonar que ne possèdent pas les allemands. ==> Hitler décide donc d’abandonner la bataille d’Angleterre et d’étendre le conflit.

1.4 : La mondialisation du conflit

La mondialisation du conflit se fait d’abord par l’ouverture du front russe : Hitler attaque l’URSS le 22 juin 1941 ; c’est l’opération Barbarossa qui peut paraître surprenante compte-tenu du pacte de non-agression. En réalité ce pacte était contre nature et une fois débarrassé du front de l’ouest, Hitler peut se tourner vers son ancien ennemi. Les moyens utilisés sont énormes : 5 millions de soldats allemands partent assiéger Léningrad puis menacent Moscou. En septembre 1942, c’est tout un symbole, les troupes allemandes commandées par le général Von Paulus atteignent Stalingrad. La mondialisation s’amplifie encore en décembre 1941 avec l’entrée en guerre des USA. Les Etats-Unis n’étaient pas intervenus militairement. Ils soutenaient diplomatiquement et financièrement les démocraties. Cette politique est celle du président Franklin Delano Roosevelt qui est hostile aux nazis et qui l’exprime clairement en signant la charte de l’Atlantique avec Churchill en août 41. Roosevelt s’inquiète également de l’impérialisme japonais. Il agit contre le Japon en gelant les capitaux japonais aux USA et en mettant l’embargo sur le pétrole en direction du Japon. Le général Tojo devenu premier ministre du Japon prend ceci comme une agression et sans déclaration de guerre préalable bombarde Pearl Harbour, le 7 décembre 1941. Pear Harbour est un port où se trouvait une partie de la flotte américaine dans le Pacifique. Les USA se trouvent donc impliqués dans la guerre. Le Japon n’attend pas pour se lancer dans la conquête de Hong-Kong, des Philippines, de la Malaisie, de la Birmanie, de Singapour et menace l’Australie.

La guerre se poursuit en même temps en Afrique : depuis mars-avril 1941, l’AfrikaKorps de Rommel, intervenu pour aider les Italiens , a dépassé les frontières de la Libye et a envahi l’Egypte.

La bataille fait rage aussi sur les mers et les océans : dans le Pacifique, entre les américains et les Japonais ; dans l’Atlantique où se déroule une vraie guerre sous-marine. ==> 1942 marque l’apogée de la domination des puissances de l’Axe mais aussi le tournant de la guerre.

2 : UNE GUERRE TOTALE JUSQU'A LA CAPITULATION

2.1 : Les victoires changent de camp

La première victoire s’effectue sur le front est en Europe. La stratégie d’Hitler en URSS est trop ambitieuse car il veut tenir les positions conquises mais aussi s’approprier le pétrole du Caucase, couper l’approvisionnement en produits américains qui passent par l’Iran et veut absolument prendre Moscou. En 1942, la prise de Stalingrad qui doit ouvrir la route vers Moscou n’est pas totale puisque l’armée de Von Paulus est encerclée par les troupes russes et que l’armée de Von Paulus sera forcée de capituler le 2 février 1943 après un hiver désastreux pour l’armée nazie. Stalingrad est donc la première défaite nazie. 90 000 soldats allemands sont faits prisonniers et le reste de l’armée est en repli. · Dans le Pacifique ce sont des victoires aéronavales qui permettent aux Etats-Unis de prendre le dessus face aux japonais : celle de Midway en juin 1942 et à partir d’août le débarquement à Guadalcanal débute la reconquête du pacifique. · En Afrique les troupes de l’Afrikakorps de Rommel avaient dominé mais en octobre 1942 le général britannique Montgoméry lance une contre-offensive alliée qui se conclut par la victoire en Egypte d’El Alamein. Le 8 novembre débute l’opération « Torch » où les troupes américaines et britanniques débarquent ensemble en Afrique du Nord et combattent sous le commandement unique d’Eisenhower. Elles s’attaquent aux ports marocains et algériens. Cette attaque a deux conséquences : en France la « zone sud » dite libre est envahie par les Allemands et Hitler envoie des renforts en Tunisie commandés par Rommel mais qui seront rappelés en mars 1943 faute de succès. Les troupes alliées reçoivent en plus le renfort des troupes françaises libres commandées par le général Leclerc et les troupes de l’Axe doivent capituler en Tunisie en mai 1943. C’est une date importante car plus aucun soldat de l’Axe ne demeure en Afrique après cette date.

2.2 : La mobilisation des hommes et des énergies :

La mobilisation est totale puisque le bombardement des villes et des usines ne distingue plus « le front » de « l’arrière ». Les civils sont plongés au cœur de la bataille et les populations participent à l’effort de guerre puisque les femmes sont enrôlées dans les services auxiliaires de l’armée et que les civils paient la guerre par l’augmentation des impôts et la souscription d’emprunts de guerre. La radio et le cinéma jouent un rôle croissant : partout bandes d’actualités, chansons ou affiches exaltent le patriotisme. Des cinéastes filment les opérations militaires et des acteurs connus comme Marlène Diétrich qui avait quitté son pays natal, l’Allemagne en 1933, s’engagent dans l’armée américaine. James Stewart deviendra aussi colonel dans l’aviation américaine. La guerre prend une dimension idéologique : les allemands veulent conquérir l’espace vital et abattre le communisme ; les alliés veulent supprimer le fascisme et le militarisme, ils mènent un combat pour la démocratie. C’est pourquoi le 1 janvier 1942, les 26 pays en guerre contre l’Axe signent la Déclaration des Nations-Unies qui proclame l’union jusqu’à la victoire totale et refuse toute paix séparée. La mobilisation économique est énorme : les britanniques sont les premiers à mettre en place une économie de guerre avec 2 millions de travailleurs supplémentaires dans les usines d’armement. L’URSS développe ses usines dans l’Oural et en Sibérie. Les USA lance le « Victory Program » en janvier 1942 qui produira en 3 ans, 275 OOO avions+ 634 000 véhicules légers (la jeep) + 90 000 chars + 65 millions de tonnes de navires. La standardisation permet de fabriquer en série des cargos au rythme d’un « liberty ship » tous les 12 jours, donc plus vite que la capacité de destruction des sous-marins allemands. En Allemagne la production a triplé entre 1942 et 1944, elle a pillé les pays vaincus, elle a utilisé 7 millions de travailleurs étrangers déportés ou envoyés au titre du Service du Travail Obligatoire . C’est le Japon qui s’esst organisé le plus difficilement car sa marine marchande avait été coulée à 95% par les américains.

La mobilisation est aussi scientifique : · De nouveaux moyens de détection comme le radar et l’ASDIC (utilisation des ultra-sons pour détecter les sous-marins en plongée). Les américains inventent de nouvelles armes comme le bazooka qui tire des roquettes antichars et ils mettent au point la bombe atomique. Les allemands ont mis au point les mines magnétiques, les avions à réaction , les fusées V1 et V2 mais ils n’accordent pas la priorité à ces armes nouvelles et les utiliseront trop tard dans les combats. · Les combats se transforment : certaines batailles deviennent très spécialisées en blindés notamment. Sur mer, l’aéronavale joue un rôle important pour protéger les convois ou permettre les opérations amphibies mêlant porte-avions, navires de guerre et transports de troupes. · Les bombardements stratégiques cherchent à détruire le potentiel économique de l’ennemi comme à partir de 1941 quand les américains disposeront de la « forteresse volante B.17 », bombardier lourd plongeant les civils allemands au cœur des combats. La mobilisation et la coordination des forces armées : C’est surtout au bénéfice des alliés qui se rencontrent et fixent une stratégie commune. Un haut commandement se met en place dès 1943 avec Eisenhower qui est nommé commandant en chef des forces alliées sur le front occidental.

3 : LA VICTOIRE DES ALLIES

3.1 : La reconquête de l’Europe

L’élimination de l’Italie : A la suite de leur victoire en Afrique du Nord, les troupes alliées débarquent en Sicile le 10 juillet 1943 et les italiens se divisent politiquement. Mussolini est destitué et emprisonné. Un nouveau gouvernement est mis en place mais Mussolini est libéré par un commando nazi et prend le contrôle de l’Italie du Nord. Dans ce contexte, les alliés débarquent en Italie et au prix de combats violents reconquièrent peu pà peu l’Italie. En juin 1944 ils ont atteint Rome mais il faudra attendre le 28 avril 1945 pour que Mussolini soit arrêté par des partisans communistes et soit exécuté.

La libération de la France : le 6 juin 1944, les Anglo-américains débarquent en Normandie sous le commandement d’Eisenhower. C’est le début de l’opération Overlord , le débarquement de Normandie. Le 1( août l’armée française commandée par le Général De Lattre de Tassigny débarque en Provence. Aidés par la résistance française, les alliés entrent dans Paris le 25 août 1944 et poursuivent la libération de la France. La jonction entre les troupes de Normandie et de Provence étant réalisée en Septembre. On peut considérer qu’en décembre 44 tout le territoire français est libéré et les troupes peuvent pénétrer en territoire allemand.

· La libération de l’Europe de l’Est : ce sont les soviétiques qui reprennent la Pologne et qui obligent les alliés de l’Allemagne à capituler ( la Finlande, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie). La Yougoslavie se libère seule car les troupes communistes de Tito viennent à bout des troupes allemandes. ==> les alliés franchissent le Rhin en mars 1945 mais Hitler souhaite poursuivre la lutte en mobilisant de nouvelles troupes mais le Reich s’effondre en quelques semaines et en avril 45, soviétiques et alliés sont dans Berlin. Hitler se suicide le 30 avril 1945 dans son bunker et la capitale tombe le 2 mai. Les allemands signent une capitulation sans condition devant Eisenhower le 7 mai à Reims et devant Joukov le 8 mai à Berlin.

3.2 : La capitulation japonaise :

Depuis l’été 1943, les Japonais ne sont plus en état de mener des attaques massives car leur marine a été massivement détruite. Ils résistent dans leur archipel en menant des attaques désespérées avec les kamikazes. Le général Mac Arthur pense que les combats sont victorieux mais au prix de milliers de morts et que la résistance nippone risque de se prolonger. Pour épargner la vie de ses soldats, Harry Truman, nouveau président des USA depuis le 2 avril, mort de Roosevelt, décide d’utiliser une arme nouvelle : la bombe atomique. Deux bombardements atomiques se produisent à trois jours d’intervalle : sur Hiroshima le 6 août 1945 et sur Nagasaki le 9 août 1945. Parallèlement l’URSS déclare la guerre au Japon et envahit la Mandchourie . Le 15 août 1945 l’empereur du Japon Hirohito annonce la reddition du Japon et capitule le 2 septembre , dans la baie de Tokyo à bord du navire Missouri en présence du général Mac Arthur.

La capitulation japonaise intervient quasiment 6 ans après le début de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. En six ans trois guerres se sont déroulées : elles étaient juxtaposées plus qu’imbriquées : · En Europe où les armées sont les plus nombreuses et les batailles les plus meurtrières. On doit lui rattacher la guerre en Afrique. · La guerre dans le Pacifique avec des batailles surtout aéronavales. · La guerre opposant les populations des pays occupés, les résistances, aux armées d’occupation.

2: LA SECONDE GUERRE ET L’UNIVERS CONCENTRATIONNAIRE

       2.1: Les camps de concentration

Lors de sa plus grande extension en 1942, l’Allemagne nazie domine l’Europe.
Depuis la conquête de la Pologne en 1939 et l’invasion de l’URSS en 1941, l’Europe orientale est devenue une vaste zone de colonisation. Pour laisser la place à des colons allemands, les populations polonaises et soviétiques sont déportées vers l’Est ou assassinées. La guerre menée par les nazis a comme objectif de “liquider” ceux qu’ils nomment “judeo-bolchéviques”, de germaniser leurs territoires pour récupérer “ l’espace vital” nécessaire aux surhommes du IIIème Reich. Ces territoires servent de champ d’expérience aux théories racistes des nazis. En 1943, Eric Koch, commissaire du Reich en Ukraine déclarait “ nous sommes une race de seigneurs qui doit toujours se souvenir que le plus humble ouvrier allemand a socialement et biologiquement mille fois plus de valeur que la population d’ici”…..

L’organisation des camps de concentration s’inscrit au coeur du projet nazi. Ils forment le rouage essentiel du système rêvé par Hitler, dans sa logique de domination et d’élimination de tout opposant.
Dès 1933 les Allemands anti-nazis( sociaux démocrates, chrétiens militants, communistes) ou les asociaux (homosexuels, témoins de Jéhovah, criminels de droit commun, handicapés) sont enfermés à Dachau et à orianienburg pour y être soi-disant rééduqués. Les camps dépendent d’Heinrich Himmler, chef des SS.
A partir de 1939, l’univers concentrationnaire s’européanise avec l’arrivée des déportés en provenance de tous les pays dominés.
Jusqu’en 1942, le système est avant tout disciplinaire; ensuite les déportés sont utilisés comme main d’oeuvre pour le reich et on peut dire que les camps deviennent des camps de travail forcé.

Après leur arrestation les détenus sont d’abord regroupés dans des prisons et des camps d’internement ou de transit comme Compiègne? des trains les emmènent ensuite vers les camps de concentration proprement dits qui sont tous situés sur le territoire du grand reich. Prisonniers politques, syndicalistes, membres de communautés religieuses, résistants, otages, victimes de rafles, délinquants, criminels ou homosexuels punis pour “crimes contre la race” sont ainsi déportés et rejoignent les camps de prisonniers de guerre soviétiques. Ils font plusieurs jours de voyage entassés dans des wagons de marchandise, sans eau ni nourriture et ils découvrent un système où tout est mis en oeuvre pour dégrader leur personnalité.

Un détenu est un stück” c’est à dire un morceau. Il n’a plus de nom et devient un numéro. Il porte un uniforme rayé qui tombe vite en loque, sur lequel est cousu l’insigne qui désigne son “crime”. Ses cheveux sont rasés et il partage sa paillasse pleine de poux dans une baraque non chauffée avec 3 ou 4 camarades.
D’interminables séances d’appel ont lieu dans la boue, le gel ou en été en plein soleil, sans bouger pendant des heures sous peine d’être battu à mort ou privé de soupe, ce qui équivaut à mourir. La nourriture de ces déportés qui travaillaient 16 heures par jour consiste en un bol de bouillon et un peu de pain. Les plus faibles et les malades n’ont aucune chance de survie. Les privations , les maladies, la soif, le manque d’hygiène, les brutalités, le travail jusqu’à l’épuisement ainsi que les tortures physiques et morales conduisent à la mort lente. Les cadavres sont brulés dans les fours crématoires.

Une hérarchie est instaurée parmi les détenus: les Kapos sont des détenus de droit commun allemands, autrichiens ou polonais et ils ont tous les droits sur les détenus. Les SS les chargent de faire régner la discipline comme ils l’entendent, y compris par la terreur. La devise “ le travail rend libre” inscrite au-dessus de l’entrée du camp exprime ce délire disciplinaire. le but du travail dans les camps est d’obtenir un rendement maximum en éliminant au fur et à mesure les improductifs. Mais la folie punitive l’emporte sur toute autre considération.

On évalue à 1650000 le nombre total de déportés. Selon les camps le taux de mortalité varie mais atteint facilement 60%. La plupart des survivants ont parlé de miracle et ont connu après la guerre une “re-naissance”….

          2.2: Les camps d’extermination

En Europe de l’Ouest et du Nord-ouest, les peuples vaincus sont traités en fonction d’une hiérarchie raciale allant des germains aux Slaves en passant par les Latins. Certains, comme les Luxembourgeois, les Néerlandais et les Scandinaves sont considérés comme assimilables. L’Alsace-Lorraine, annexée de fait, se trouve dans la même situation et connait une brutale germanisation. Ses hommes jeunes sont enrôlés de force dans la wehrmacht ; on les appelle les “malgré-nous”. Ces territoires occupés militairement refusent la collaboration politique donc l’occupation militaire ca se doubler d’un encadrement administratif. Ils sont placés sous l’administration directe des allemands qui nomment un commissaire du reich. En plus ces pays sont considérés comme des peuples assez proches des germains et pourront donc être assimilés, une fois nettoyés de leurs éléments jugés impurs: les juifs.

De 1933 à 1939, Hitler a mis les juifs allemands au ban de  la société. Au nom de la pureté raciale exposée par Hitler dans mein Kampf, les nazis engagent dès 1938 le programme secret d’euthanasie ainsi que l’extermination des allemands “dégénérés” (handicapés physiques et mentaux) et asociaux.
Avec la conquête de la Pologne et l’invasion de l’URSS, les nazis occupent des territoires où de nombreuses communautés juives sont installées depuis des siècles. Les juifs polonais sont d’abord installés dans des ghettos, des quartiers où ils sont regroupés avant de partir pour les camps. Ils sont sans ravitaillement, dans des conditions d’entassement d’effroyables et des dizaines de milliers de familles vont être décimées par la faim, les épidémies et les brutalités. Les nazis obligent les responsables juifs des ghettos à collaborer en leur faisant croire à une possible amélioration de leur sort mais les déportations et les massacres mettent vite fin à tout espoir. En 1943, le ghetto de Varsovie se révolte dans un ultime sursaut de désespoir.

Lors de l’invasion de l’URSS, Hitler décide de faire fusiller sur place les cadres communistes et les juifs par les Einsatzgruppen qui sont de petites unités de police SS qui suivent l’armée régulière et qui sont chargées des assassinats. Elles sont assistées par la werhrmaht et ainsi des milliers de soldats allemands ordinaires vont participer à l’extermination des juifs. A Babi Yar, près de Kiev, 33 771 juifs sont exécutés les 29 et 30 septembre 1941.

Alors que 600 000 juifs soviétiques ont été déjà assassinés à l’automne 1941, les nazis cherchent des solutions plus efficaces pour se débarrasser de tous les  juifs d’Europe. Sur ordre d’Himmler “la solution finale au problème juif” est organisée dans le plus grand secret. Le 20 janvier 1942, lors de la conférence de Wannsee, la déportation systématique des juifs vers des camps d’extermination situés sur le territoire polonais est décidée. Dans un premier temps les bourreaux utilisant des camions: les juifs y sont enfermés et au bout de 20 minutes meurent asphyxiés par les gazs d’échappement dirigés vers l’intérieur. Les premières chambres à gaz sont construites à Belzec et Chelmno dès novembre 1941.

C’est à Auschwitz que le principal camp d’extermination est organisé à la manière d’une “véritable usine de la mort”. Dès l’arrivée des convois, les juifs sont triés. Ceux que les SS jugent aptes au travail sont dirigés vers le camp de concentration ou vers l’usine IG Farben. Les autres sont directement conduits vers les chambres à gaz et les crématoires de Birkenau. Le gaz utilisé est le zyklon B, employé à l’origine par l’armée pour l’élimination des parasites. De 1941 à 1944, 2,7 millions d’êtres humains ont été gazés dans ce camp.

Au total entre 5,5 et 6 millions de juifs européens ont péri. On parle de génocide, les anglo-saxons parlent d’holocauste qui désigne un sacrifice où la victime est immolée par le feu et les historiens français parlent de “shoah” qui signifie catastrophe en hébreu pour montrer le caractère unique de l’extermination des juifs par rapport à l’autres génocides de l’histoire.

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Cours d'Histoire de première

LA PLACE DU NUCLEAIRE DANS LA GUERRE FROIDE

novembre 07
by Catherine Bertin 7. novembre 2011 07:17

 

Ce sujet difficile est à éviter le jour du bac. Mais pour ceux que cela intéresse, je vous propose quelques pistes supplémentaires sur ce sujet relativement pointu.

Quelques remarques préalables compte tenu des documents qui vous sont généralement proposés.

1) La course aux armements par la croissance des arsenaux dans les deux camps est évidente. On remarque l’avance prise par les Etats-Unis jusque dans les années 70 puis l’effort soviétique est remarquable puisque l’URSS passe au 1 er rang des arsenaux nucléaires Les ICBM : missiles intercontinentaux, ayant une portée supérieure à 5500km. Ils peuvent être tirés soit du sol, soit d’un sous- marin nucléaire lanceur d’engins. Les SLBM : missiles intercontinentaux lancés par un sous-marin nucléaire lanceur d’engins. Le tableau pour être complet aurait pu ajouter les bombardiers stratégiques qui sont des avions ayant un rayon d’action suffisant pour atteindre des cibles en territoire ennemi.

2) l’appel de Stockholm du 19 mars 1950 montre que l’opinion publique a été très marquée par les deux bombes atomiques de 45 au Japon. En 49 les soviétiques expérimentent cette arme pour la première fois. On essaye donc d'intimider l'adversaire. D'abord par la course aux armements. En 1951, les Etats-Unis mettent au point la bombe H, une arme atomique thermonucléaire encore plus meurtrière que la bombe A. Mais l'URSS qui possédait aussi la bombe A se dote de la bombe H en 1953. Aucun affrontement direct n'est désormais possible entre les grands sans provoquer " l'holocauste nucléaire". Chacune des deux grandes puissances ne souhaitant pas employer l’arme nucléaire si dangereuse, l’utilise pour menacer et faire reculer. Cette force de dissuasion n’est pas une garantie de la paix pour l’opinion publique qui réclame par cet appel (remarquons qu’il est parti des militants communistes) l’interdiction de l’arme atomique, l’établissement d’un rigoureux contrôle international pour assurer l’application de l’interdiction, la reconnaissance de crime contre l’humanité l’utilisation de l’arme atomique. Des publicités à la même époque pour des abris anti-atomiques existent aux Etats-Unis.

3) La stratégie russe repose sur la simultanéité de deux actions: la défaite des forces armées (conventionnelles) et la destruction ( par les armes nucléaires) des objectifs intérieurs. Le pays complètement désorganisé capitule. Le Maréchal Sokolovski rappelle la nécessité d’accumuler en temps de paix les armes nucléaires qui serviront dans les premières minutes de la guerre . Des deux côtés la stratégie a évolué : après la course à la bombe de la période 1950-60, et la stratégie des représailles massives de John F. Dulles (Toute agression de l'URSS ou de ses alliés entraînerait une riposte immédiate par tous les moyens, y compris nucléaires) , les E.U dispersent surtout leurs bases militaires à travers le monde pendant que les soviétiques raccourcissent le temps de préavis d’attaque de leurs missiles. Puis la période de la détente ( 63-75) permet les accords Salt et la limitation des armements nucléaires, puis leur non prolifération.

4) La crise de Cuba est associée à une crise majeure de la guerre froide liée aux missiles soviétiques installés à Cuba et qui fit vraiment craindre une guerre nucléaire.

5) La clause essentielle est que pour renforcer la paix mondiale, les E.U et l’URSS s’engagent à écarter le danger d’une guerre nucléaire en n’utilisant pas d’armes nucléaires. La paix n’est pas assurée de manière définitive puisque les accords de Salt 1( Stratégic Arms Limitations Talks) signés en 1972 par Brejnev et Nixon, ne font que reconnaître l'égalité en capacité de destruction réciproque et gèle en partie les armements stratégiques. Mais il s’agit d’un tournant caractéristique d’une détente dans les relations entre les deux Grands et qu’ils permettront la venue des accords suivants qui iront plus loin vers le désarmement.

Voici un paragraphe argumenté récapitulatif : la problématique revient à se demander si l’arme nucléaire a été une menace ou une garantie pour la paix dans la confrontation entre les deux Grands pendant la période de la guerre froide.

-Un des aspects les plus terrifiants de la Guerre Froide fut la course d'armes entre les États-Unis et l'URSS. Pour la première fois dans l'histoire, l'humanité avait le potentiel de se détruire. La peur régnait à travers le monde, autant dans les pays producteurs que les pays spectateurs. Dans les écoles américaines, on pratiquait des exercices où les élèves devaient se cacher sous leurs bureaux au son d'une sirène, une précaution contre une éventuelle attaque de missiles. En Union Soviétique, on estime qu'il y avait des abris souterrains pour deux tiers de la population de plus de 250 millions. De plus les coûts de recherche et développement d'armes nucléaires étaient extravagants: un nouveau rapport affirme que seul les États-Unis ont dépensé environ 5.5 trillions de dollars pour développer ses armes nucléaires, soit presque 22,000 dollars par américain!-Une arme nucléaire typique a une production explosive équivalente à dix mille tonnes de TNT, tandis qu'une plus grande bombe pourrait avoir la capacité explosive d'un million de tonnes de TNT ou plus. Une seule arme nucléaire peut tuer des centaines de milliers de personnes et lorsqu'elle est transportée sur un missile balistique, peut voyager des distances transcontinentales en moins d'une demi-heure. Le déploiement de quelques dizaines de milliers de ces armes a menacé un anéantissement avec peu ou sans avertissement. Les effets désastreux des armes nucléaires a probablement dissuadé leur usage.- Au début des années '90 les États-Unis et l'URSS avaient un total d'environ 50,000 ogives nucléaires. La France, la Grande-Bretagne et la Chine ont des arsenaux petits mais significatifs. L'Israël devrait avoir environ cent armes nucléaires.-- Un autre problème décevant est la prolifération nucléaire, soit la production d'armes nucléaires par des pays additionnels. Le Traité de non-prolifération Nucléaire (1968) requiert l'inspection internationale des sites nucléaires des pays signataires qui ne possèdent pas d'armes nucléaires pour assurer qu'il n'y a aucun développement d'armes nucléaires. Par contre, certains pays ne sont pas signataires au traité, dont la Chine, la France, l'Israël, le Pakistan, l'Argentine et le Brésil. De plus, certains pays qui ont signé le traité en tant qu'États non nucléaires, comme l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord, ont fait sans aucun doute, des tentatives de développement d'armes. Les accords SALT (Strategic Arms Limitations Talks) de 1969 à 1972 furent effectués sous la direction du président américain Nixon et de Henry Kissinger. Mais vers la fin des années 70 il eut récurrence des signes de tension , la détente était oubliée et en 1981 les relations entre les États-Unis et l'URSS s'étaient gravement détériorées.

- Bien que la Guerre Froide n'ait jamais eut de conflit armé, elle n'était pas exempte d'incidents dangereux. En effet, la crise des missiles cubains était le plus près que le monde ait jamais vu d'une guerre nucléaire. La déclaration d'une guerre nucléaire qui aurait été désastreuse reposait sur les deux hommes les plus puissants du temps, le Président John F. Kennedy et le Premier Ministre Nikita Khrouchtchev. En 1962 l'Union Soviétique a été dangereusement derrière les États-Unis dans la course aux armes. Les missiles soviétiques n'étaient qu'assez puissants pour atteindre l'Europe,alors que les armes américaines étaient capables d'atteindre l'entière Union Soviétique. En mai 1962, Nikita Khrouchtchev développa l'idée de placer des missiles à portée intermédiaire à Cuba. Un déploiement à Cuba,a doublé l'arsenal stratégique soviétique et a fourni une vraie protection contre une attaque américaine sur l'Union Soviétique. Durant ce temps, Fidel Castro cherchait une façon efficace de défendre son île contre une attaque américaine. Dès l'échec de l'invasion américaine en 1961de la Baie des Cochons, Castro attendait une autre attaque comme étant inévitable. Donc pris dans une telle situation, il approuva le plan de Khrouchtchev. Durant l'été de 1962, l'Union Soviétique travailla rapidement et secrètement pour construire ses installations militaires à Cuba. Pour les États-Unis, la crise commença le 15 octobre de cette même année lorsque des photographies militaires ont révélé des missiles soviétiques en construction à Cuba. Très vite le président Kennedy fut informé des installations soviétiques et Kennedy organisa son comité exécutif, connu sous le nom de EX-COMM. Ce groupe des douze plus importants conseillers de la maison blanche fut mit en charge de contrôler la crise. Après sept jours de débats intenses, Kennedy décida d'imposer un embargo naval pour cesser l'arrivée de missiles additionnels. Pour le reste du monde, la crise commença officiellement le 22 octobre lorsque Kennedy annonça le découverte des missiles au public. Il annonça aussi que tout lancement de missiles nucléaires du Cuba serait vu comme une attaque sur les États-Unis de l'Union Soviétique. À la suite de son discours, il demanda l'enlèvement des missiles soviétiques du Cuba. Finalement, le 28 octobre, les hostilités commencèrent à se calmer lorsque Khrouchtchev annonça qu'il détruirait les installations et retournerait les missiles à l'Union Soviétique.

Cette déclaration et les accords qui suivirent pour spécifier les circonstances dans lesquels ils devront de dérouler, marquèrent la fin d'un chapitre dans lequel le monde s'est vu aux frontières d'une guerre nucléaire. Suite à cet incident, les États-Unis et l'Union Soviétique s'aperçurent du danger du manque de communication. . En effet un communiqué envoyé d'un chef à un autre prenait souvent des heures, ce qui est très dangereux si on parle d'une déclaration de guerre. Pour régler ce problème, les deux gouvernements installèrent un lien téléphonique direct entre la Maison Blanche et le Kremlin. Cette ligne existe encore, bien qu'elle ait un rôle minime de nos jours.

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Cours d'histoire de terminale

LES GRANDS MODELES D’APRES 1945

novembre 07
by Catherine Bertin 7. novembre 2011 06:41

Pour comprendre les relations internationales de 1945 à 1990, il faut avoir quelques connaissances sur les deux grands modèles idéologiques qui vont s’opposer dans cette période très tendue que nous avons baptisé la guerre froide.
Voici en résumé les caractéristiques de ces deux modèles.

La constitution américaine est publiée en 1787, elle connaîtra par la suite de nombreux amendements. La constitution de l'URSS est revue en 1936 par Staline. Ces textes dont le rôle est de définir la répartition des pouvoirs, les relations entre citoyens et institutions, précédent donc la période qui nous intéresse.

1: L'affirmation de principes communs.

· L'affirmation de la démocratie.

La démocratie libérale américaine.

Démocratie libérale : régime où les libertés fondamentales sont respectées et où existent plusieurs partis politiques. Le système représentatif s'appuie sur le suffrage universel pour désigner les représentants. Celui-ci est indirect lorsqu'il s'agit des élections présidentielles. Le principe de séparation des pouvoirs est respecté. Le Président est chef de l'exécutif. Il est à la fois chef de l'Etat, du gouvernement et de l'armée. Il négocie les traités internationaux. Il nomme son administration. Le gouvernement n'est d'ailleurs responsable que devant lui. Le Congrès exerce le pouvoir législatif. La Chambre des Représentants est élue pour deux ans comprend 435 membres. Le Sénat (renouvelable par tiers tous les deux ans) comprend 100 membres élus pour 6 ans. La Cour Suprême détient le pouvoir judiciaire. La Cour est constituée par un groupe de 9 juges nommés à vie par le Président. Elle juge les différents entre les Etats et l'Etat fédéral, entre les citoyens et l'Etat. Elle peut annuler les lois votées par le Congrès et les décrets du Président. Les américains sont également très attachés aux libertés fondamentales.

La démocratie populaire soviétique.

Démocratie populaire : régime où il n'existe qu'un parti, le parti communiste qui représente la classe ouvrière. En principe le peuple a le pouvoir. Le suffrage universel est affirmé dans la constitution de 1936 dont Staline dit qu'elle est " la plus démocratique du monde ". Le suffrage universel permet de désigner un pouvoir législatif " le soviet suprême ". L'exécutif est confié à un pouvoir collégial élu par l'ensemble des députés " le praesidium ". La constitution affirme d'autres droits: égalité des sexes, liberté de conscience , de parole, de presse, de réunion, d'association ou de pétition et des droits sociaux ( loisirs, instruction et travail)

· L'affirmation du principe fédéral.

Les Etats-Unis d'Amérique. Les Etats-Unis forment un Etat fédéral. Chacun des 50 états possède sa constitution, son gouverneur et deux chambres (à l'exception du Nebraska). Leurs pouvoirs sont assez importants dans le domaine de la justice ou de l'enseignement.

L'Union des Républiques socialistes soviétiques. L'URSS est en principe selon la constitution, un état fédéral. Par exemple, pour faire un petit retour en arrière, la constitution de 1924 prévoyait que les Républiques créées entre 1918 et 1923, pourraient jouir d'une certaine autonomie, tout en léguant à l'instance fédérale leurs compétences dans les domaines de la diplomatie, de la défense, de la police, de la monnaie, et de la planification économique.

2: Mais des modèles foncièrement différents.

· Des fonctionnements politiques et économiques profondément différents.

Dans le domaine politique.

Le régime présidentiel américain.

On observe en effet qu'aux Etats-Unis a été établi un régime présidentiel dont la seule limite est l'existence d'une procédure d'impeachment qui permet au Congrès de renverser le président en cas de trahison ou de forfaiture.

Le bipartisme américain. Deux partis dominent la scène politique américaine:

- Le parti Démocrate fut fondé par Jefferson en 1792. C'est un caricaturiste républicain, Thomas Nast, qui représente pour la première fois le parti Démocrate sous la forme d'un âne en 1870. Les Démocrates sont plus modérés que les Républicains. Dans le domaine économique et social, ils acceptent en général plus facilement l'idée d'une intervention de l'Etat. Mais attention, les exceptions sont nombreuses. Ainsi, Clinton a-t-il brisé un mythe en étant le président Démocrate qui a réalisé des coupes budgétaires dans le domaine social. D'un point de vue moral et religieux, les Démocrates sont en principe progressistes, comme l'illustrent leurs positions sur la question de la peine de mort et de l'avortement.

-Le Parti républicain fut crée en 1854. Il est représenté depuis 1874 par un éléphant à la suite d'une caricature faite du général Ulysses Grant.

Dans le domaine économique, les Républicains sont en principe plus strictement libéraux que les démocrates. Les Républicains, plus encore que les Démocrates, sont extrêmement méfiants quant au pouvoir de l'Etat fédéral. Ils sont en général attachés aux principes religieux, et défendent une Amérique puritaine et traditionaliste. Ainsi, les Républicains prônent la défense des valeurs familiales, le respect du drapeau, et sont opposés à l'avortement. On peut donc les qualifier de conservateurs. Mais notez bien qu'à l'origine le parti Républicain se place comme un parti abolitionniste, c'est à dire désireux de mettre fin à l'esclavage.

Il existe également aux Etats-Unis des candidatures indépendantes même si elles n'ont aucun poids réel dans les élections. On peut citer le cas de Ross Perrot, milliardaire, candidat à plusieurs reprises aux élections présidentielles.

La dictature d'un parti unique en URSS.

C'est le parti qui détient le pouvoir au nom de l'idée selon laquelle le PCUS est l'avant garde du prolétariat qu'il représente. Le système de listes de candidats uniques définies par le parti limite l'expression de la souveraineté populaire.

Les organes principaux du pouvoir sont le congrès ( dirige la politique du parti), le comité central (administre la parti) et le politburo qui détient le pouvoir exécutif.

Dans le domaine économique.

-Le libéralisme, base du système économique américain. Le libéralisme est le principe selon lequel l'économie se régule seule sans intervention de l'Etat.

-Etatisation et collectivisation, bases du système économique soviétique.

En URSS, l'économie est planifiée. Le gosplan. Celui-ci définit les besoins de la population et les productions nécessaires pour les satisfaire. En principe les plans sont établis pour 5 ans. Des secteurs importants de l'économie sont nationalisés. Nationalisation: l'état devient propriétaire des moyens de production.

L'agriculture est collectivisée.

Kolkhoze : coopérative d'exploitation qui reçoit les terres de l'Etat propriétaire du sol. Le salaire du Kolkhosien dépend du temps de travail et des revenus du kolkhose.

Sovkhoze : ferme d'état placée sous l'autorité d'un directeur. Chaque travailleur reçoit un salaire fixe comme un ouvrier d'usine.

L'état contrôle également le commerce extérieur.

· Des valeurs spécifiques.

-Le patriotisme serait la seule valeur également partagée par les deux pays dans un contexte de guerre froide. Il est fort présent aux Etats-Unis. On peut même parler de nationalisme tant l'amour du drapeau est grand. En URSS, le nationalisme présenté comme soviétique mais essentiellement russe est mis en avant par Staline et Jdanov. Il se mue en antisémitisme d'ailleurs dans les années 50. Entre 1949 et 1951, des purges massives frappèrent des membres juifs du parti et des intellectuels. Quelques mois avant la mort de Staline en 1953, se préparait le procès des " médecins assassins " ou procès du " complot des blouses blanches " où des médecins juifs furent accusés d'avoir miné la santé de Staline.

- Les valeurs spécifiques de la société américaine. La société américaine est en principe multiculturelle, basée sur le mythe du melting pot.

-Derrière une apparence de religiosité, la Constitution américaine et la Cour Suprême sont les garants d'une véritable séparation de l'Eglise et de l'Etat. Cependant, la religion garde un poids important dans la société américaine. Les présidents américains prêtent serment sur la bible , par exemple. C' est un héritage du premier peuplement européen de l'Amérique du nord. L'image du pionnier.

-Le mythe américain s'est construit sur la confiance en l'initiative individuelle et l'esprit de conquête. " Go west young boy ", conquête de l' espace ," self-made man". Les valeurs spécifiques de la société soviétique. La non-reconnaissance des nationalités.

-En principe, le communisme doit permettre avec la disparition des classes, la disparitions des nations. En réalité, c'est à un véritable processus de russification auquel on assiste dans les républiques soviétiques. Des déportations ont lieu dans les RSS où existent des résistances nationalistes. Par exemple, entre 1940 et 1953, 200 000 baltes sont déportés. Entre , 1944 et 1952, 172 000 partisans ukrainiens sont envoyés en Sibérie et au Kazakhstan.

La négation de la liberté religieuse.

Le marxisme léninisme considère la religion comme aliénante. Elle est qualifiée d'opium du peuple. Le démantèlement des églises fut donc l'une des priorités de Staline dans l'après guerre.

L'individu s'efface devant l'intérêt commun. Ce principe est particulièrement à l'œuvre dans les structures d'encadrement de la jeunesse. Les Komsomols par exemple.

3: Les limites de chacun de ces modèles.

· La mise en place d'un système totalitaire stalinien

Staline monopolise le pouvoir.

Staline dirige seul

Il est secrétaire général du PC, président du conseil de ministres et maréchal de l'armée rouge. Il contrôle toutes les nominations des cadres du parti. Les organisations politiques sont peu ou rarement réunies: le congrès n'est jamais réuni entre 1939 et 1952, le comité central est réuni deux fois seulement en 1945 et en 1962.

Elimination de l'opposition et moyens de la terreur. L'élimination des principaux adversaires politiques est déjà réalisée. Le parti communiste a été purgé à l'occasion de la grande terreur de 1937-1939.

Beria dirige le NKGD( Narodnyï Komitet Gossoudarstvennoï Bezopasnosti, "Comité du peuple pour la sécurité de l'État" qui succède au NKVD( Narodnyï Komissariat Vnoutrennikh Diel ) " Commissariat du peuple aux Affaires intérieures ". Les opposants politiques sont envoyés dans des goulags (abréviation de Glavnoïe oupravlienïe Laguierieï (Direction principale des camps) Ce terme désigne par extension les camps de travail.

Toute opposition est éliminée même si elle n'existe pas. En 1953, éclate le " complot des blouses blanches " monté de toute pièce et destiné à accusé des médecins juifs d'avoir tenter d'éliminer Staline.

Le culte du chef.

Dès avant la seconde guerre mondiale se développe un véritable culte du chef qui déifie véritablement Staline. Exemple: en 1948 paraît une biographie abrégée de Staline où on peut lire que Staline est " le plus grand des chefs " et " le plus grand stratège de tous les temps ". La réalité d'un pouvoir centralisé en URSS.

Il s'agit plus d'un Etat centralisé que d'un état fédéral. Les décisions viennent d'en haut. Dans les institutions importantes, les républiques sont faiblement représentées. Conclusion: On peut donc affirmer que le système Stalinien est un système totalitaire où le fédéralisme et la démocratie ne sont que de façade .

· Le maintien de profondes inégalités et des atteintes à la liberté de conscience aux Etats Unis.

Certes, entre 1953 et 1963, le PNB américain augmente de 25 %. Le niveau de vie moyen des américains augmente. L' " American way of life ". se développe. Les fast-food se multiplient, une véritable civilisation de la voiture apparaît. La télévision crée ses propres mythes et références.

Les ménages se fournissent en biens d'équipement. En 1960, par exemple , 80 % des familles possèdent déjà des téléviseurs.

On assiste au développement de la classe moyenne, celle des cols blancs ( employés aisés). Mais de profondes inégalités se maintiennent. Des inégalités sociales d'abord. En 1947, 4 familles sur 5 ont des revenus inférieurs à 5000$. On compte dans les années 50-60, 40 millions de pauvres ( ils ne parviennent pas au seuil de 3000 $ de revenu annuel) aux Etats-Unis. Les plus touchés sont les personnes âgées, les noirs et les minorités, les femmes lorsqu'elles sont chef de famille et les agriculteurs. Des inégalités raciales également. Les gens de couleurs représentent à l'époque 22 % des effectifs des pauvres dans les années 50-60. Les minorités doivent encore lutter pour faire valoir leurs droits. Certes la Cour Warren (du nom du président de la Cour Suprême) affirme le principe d'égalité de tous les citoyens américains y compris des minorités. En 1954, elle rend la ségrégation à l'école anti-constitutionnelle. Seulement les pratiques ségrégationnistes ont la vie dure. En 1955 , Martin Luther King est encore obligé d'appeler au boycott des compagnies de transport qui pratiquent la ségrégation. De même, en 1957, il faut l'intervention des troupes fédérales pour faire admettre des enfants noirs dans une école à Little Rock.

__ Politique ségrégationniste :__ Politique basée sur le principe de séparation des races ou des ethnies. Des atteintes aux libertés fondamentales aux Etats-Unis. Il ne faut pas oublier, en effet, que dans ces années là, dans le contexte de la guerre froide, sévit le Maccarthysme. En effet, entre 1950 et 1954, Joseph McCarthy , sénateur républicain du Wisconsin, organise une véritable "chasse aux sorcières" prétendument destinée à éliminer le danger communiste de l'intérieur. Des fonctionnaires, des artistes, des intellectuels font l'objet d'enquêtes. Les époux Rosenberg sont même exécutés à la suite d'un procès bâclé pour trahison. Conclusion: la démocratie américaine dans les années 50, sans être une dictature n'en est pas pour autant parfaite.

Conclusion générale: Dans les années 50, pendant l'un des sommets de la guerre froide s'affrontent deux modèles qui mettent en avant quelques principes communs: la démocratie, le fédéralisme. Cependant en réalité c'est un véritable système totalitaire qui est en place sous l'autorité de Staline. Le système politique américain peut être qualifié de démocratique mais il n'est pas sans connaître quelques lacunes graves notamment dans le domaine de l'égalité et de certaines libertés fondamentales pourtant chères aux américains. A l'exception du patriotisme, les valeurs américaines et soviétiques sont profondément différentes. L'individu et la religion sont loin d'avoir la même place dans les deux sociétés.

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Cours d'histoire de terminale

LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

novembre 04
by Catherine Bertin 4. novembre 2011 11:34

Introduction

Précisons d’abord que cette guerre européenne puis mondiale a des origines profondes qui remontent d’abord à l’hégémonie des pays européens de la révolution industrielle qui dominent le commerce, le système bancaire, la production industrielle du monde , une hégémonie devenue insupportable pour les pays neufs. Elle entraine aussi des rivalités d’intérêts entre les pays européens eux-mêmes. Les causes sont aussi liées aux rivalités coloniales car l’Allemagne voudrait bien aussi sa part. L’Europe est intrinsèquement divisée en divers régimes politiques, en pays et empires de taille différente et de puissance économique très différente avec une nette opposition entre l’Europe riche du Nord et l’Europe pauvre du sud. Les empires centraux ( Autriche-Hongrie) sont divisés par leurs nationalismes car certaines minorités sont séparatistes ou indépendantistes. Et puis, il y a des causes plus récentes liées aux derniers conflits tels que l’Alsace-Lorraine , province française perdue lors de guerre de 1870 et revenue aux Allemands.

La première guerre c’est aussi un mécanisme d’alliances qui s’est mis en place bien avant 1914 : 1)La triple Alliance ou Triplice qui est l’œuvre de Bismarck et qui vise à isoler la France et qui en dehors de l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne associe l’Empire Ottoman pour contrôler les détroits. 2) la Triple Entente qui est l’œuvre de la diplomatie française qui en associant France, Royaume-Uni et Russie oblige l’Allemagne a se battre sur deux fronts et la prend en tenaille.

Problématique : quelles sont les phases les plus importantes de cette guerre ? qu’est-ce qui en fait une guerre particulièrement violente ? et une guerre totale ?

1 : LES PHASES DE LA GUERRE
1.1 La marche à la guerre

Les Balkans sont une poudrière depuis qu’en 1908 Vienne a annexé la Bosnie-Herzégovine, une province ottomane. Les Croates et les Slovènes aspirent à l’union des peuples slaves dans une seule Yougoslavie. Le Roi de Serbie, Pierre 1er aussi. Des sociétés secrètes existent en Serbie comme la Main Noire qui est une société terroriste.

sarajevo 

28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand et son épouse en visite à Sarajevo, capitale de la Bosnie, sont assassinés par Princip un étudiant bosniaque que l’on soupçonne d’appartenir à la Main noire. è l’Autriche-Hongrie lance un ultimatum à la Serbie.

Le mécanisme des alliances entraîne les entrées en guerre successives.

engrenagegrandeguerre

1.2 La guerre de mouvement

frise

Les deux camps vont vite abandonner l’idée d’une guerre courte et facile. Les deux armées sont équilibrées avec deux millions de soldats de chaque côté. Les anglais de Kitchener ne sont que 100 000.

· Du côté allemand le plan Von Schlieffen est basé sur la surprise et la rapidité avec l’invasion tout d’abord de la Belgique neutre. Du côté français Joffre attaque à l’est vers l’Alsace-Lorraine mais c’est une mauvaise tactique car il a peu d’artillerie et les troupes sont mal préparées.

· Le 23 août les allemands foncent obligeant les français à battre en retraite. La capitale est menacée.

· 6 au 9 septembre 1914 : Bataille de la Marne. Grâce aux taxis de la Marne de Gallieni les troupes fraîches et les munitions arrivent sur le front. Joffre stabilise l’armée allemande sur la Marne. La bataille fera quand même 200 000 morts mais les allemands se sont repliés . C’est l’été des généraux.

On parle alors de guerre de position ou d’une guerre d’usure qui commence. C’est celle des tranchées et de l’ennui car les permissions sont rares.

· Les tranchées sont des boyaux face à face entre les allemands et les français. Univers de boue, de froid et de cauchemars.

· L’art du camouflage remplace les offensives.

On fait appel aux colonies pour envoyer des renforts d’Afrique et d’Indochine.

Peu à peu les fronts se multiplient: front italien, front russe et front des Balkans avec l'entrée en guerre de la Turquie le 1er novembre contre les pays de l'Entente.

  • La flotte britannique fait le blocus des côtes allemandes. Les colonies allemandes d'Afrique et d'Océanie sont prises. La supériorité anglaise tenait à la construction depuis 1906 du "dreadnought" , un cuirassé de 18 000 tonnes qui a la plus forte concentration de tourelles de canons jamais faite. En réponse en février 1915, L'Allemagne se lance dans la guerre sous-marine et le 7 mai 1915 coulera le paquebot britannique le Lusitania au large de l'Islande. Il faudra désormais accompagner de navires de guerre, les convois.
  • Le Japon déclare la guerre à l'Allemagne pour s'emparer des concessions allemandes de Chine et des colonies allemandes du Pacifique.
  • Sur le front russe l'offensive austro-allemande va de la mer Baltique jusqu'au Dniestr. Les russes évacuent la Pologne et se replient sur Riga.
  • Le 26 avril, s'ouvre le front italien avec la signature du traité secret de Londres entre l'Italie et les pays de l'Entente. Le 23 mai, l'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.
  • Sur le front des Balkans, les pays de l'Entente échouent dans leur tentative de débarquement au Dardanelles mais conservent le contrôle de Salonique. Cela fera 145 000 victimes. En Octobre la Bulgarie entre en guerre du côté de la Triplice. Les troupes austro-hongroises en même temps écrasent la Serbie . Puis le 28 août 1916, ce sera au tour de la Roumanie de déclarer la guerre à l'Autriche.
  • En Afrique, les Britanniques font la conquête du sud-ouest africain, colonie allemande. Au Moyen- Orient, Laurence d'Arabie soulève les tribus arabes contre l'Empire Ottoman. La France prend le contrôle de tout le Cameroun qui était une colonie allemande jusque- là. 
  • Sur le front ouest, l'objectif de Falkenhayn est de broyer l'armée française sous le feu de l'artillerie et sur un petit champ de bataille. Ce sera donc Verdun (février à décembre 1916). Le général Pétain y est nommé avec mission de tenir coûte que coûte. Il organise le front, achemine les hommes, les munitions et le matériel par la Voie Sacrée et tient la zone.
  • Entre juillet et septembre 1916 Foch conduit sans succès une offensive sur la Somme . Finalement le général Nivelle remplace le général Joffre à la tête des armées françaises et son offensive va marquer la fin de la bataille de Verdun en octobre 1916.
     1.3: Les tournants de 1917 et la reprise de la guerre de mouvement

· En avril 1917, l'offensive de Nivelle au Chemin des Dames près de Reims, qui est une crête escarpée truffée de grottes naturelles qui serviront d'abris aux allemands, est un énorme échec: 270 000 soldats tués en plus. C'est le début des mutineries. Le ministre de la défense Painlevé demande à Nivelle de démissionner mais celui-ci refuse. Painlevé nomme alors Pétain pour remplacer Nivelle à la tête des armées françaises. Mais la reprise en main par Pétain se solde le 20 août 1917 par un succès lors d'une deuxième bataille à Verdun qui permet en octobre 17 de prendre la crête du Chemin des Dames.

  • En mars la Russie connaît sa révolution bolchévique , ce qui entraîne la chute du régime tsariste et l'effondrement du front russe. Le 15 décembre c'est l'armistice de Brest-Litovsk entre la Russie et les puissances centrales.
  • En décembre 1917, la Roumanie vaincue par les puissances centrales signe à son tour l'armistice.

1918 va permettre la reprise de la guerre de mouvement et des grandes offensives. Les Allemands ont rapatrié leurs troupes du front russe au front ouest.

  • En janvier 1918 le président américain Wilson défend le principe " d'une paix sans victoire" devant le sénat américain.

  • En mars Ludendorff lance " l'offensive Michel" dans le secteur de la Somme. Les allemands ont une supériorité de 30 divisions sur les Alliés. C'est Foch qui en avril est nommé commandant de toutes les armées alliées ce qui va donner une unité à l'armée de l'Entente et l'offensive allemande est stoppée grâce à l'engagement des réserves françaises. A partir du 8 août c'est la contre-offensive des alliés qui commence avec des tanks et de l'artillerie qui brisent les lignes allemandes de plus en plus usées. Foch en profite pour continuer la contre-offensive et briser la ligne Hindenburg. Le 27 septembre 1918 la deuxième bataille de la Somme est une victoire alliée, Reims est libérée et les allemands reculent. Le 9 novembre la révolution éclate à Berlin et entraîne l'abdication de l'empereur Guillaume II et la république est proclamée par Scheidemann.
  • Le 11 novembre l'armistice est signée à Rethondes dans la forêt de Compiègne , ce qui met fin à la première guerre mondiale.

2 : LA VIOLENCE DU FRONT ET DE LA GUERRE SUR LES CIVILS

Sujet : les tranchées, une organisation de masse de la mort ?

3 questions : les conditions de vie dans les tranchées
les combats depuis les tranchées et les nouveaux armements
les mutineries

De quoi s'agit-il? Au départ les fantassins commencent par creuser des trous d'hommes. Puis ils les relient entre eux. Cela devient une tranchée. Au départ elles forment une ligne. Puis les unités s'installent sur plusieurs lignes, éloignées de quelques centaines de mètres et reliées entre elles par des boyaux. Les tranchées sont en zigzag pour gêner le réglage de tirs d'artillerie adverse. Des fils de fer barbelés font une protection supplémentaires.

Comment s'organisent-elles? Les tranchées étant souvent construites dans des terrains meubles, elles sont peu solides. Là où les nappes phréatiques sont proches de la surface, les tranchées se remplissent d'eau dès les premières pluies. Certains soldats se noieront. Ensuite la terre se transforme en boue. Les tranchées doivent toujours être entretenues: il faut renforcer les murs avec des madriers. Puis on ajoute la banquette de tir, l'observatoire qui permet à un homme de surveiller les mouvements adverses et des postes de tir pour les tireurs d'élite. Il y a des postes de commandement pour les états-majors. Les liaisons sont assurées le plus souvent par des téléphones de campagne. Il y a les postes de secours. Sur certaines tranchées, on trouve des "zones-vies": cuisines, mess, boulangerie. Les vivres et le matériel de guerre sont stockés. Les soldats " décorent" leurs tranchées. De plus en plus souvent, les tranchées s'organisent en 3 niveaux: 1 ligne avancée pour dissocier l'attaque ennemie; 1 ligne de résistance; 1 ligne arrière pour recevoir les réserves et arrêter l'ennemi. Les allemands entretiennent mieux leurs tranchées car ils emploient du béton et de l'acier pour renforcer les défenses.

Et la nourriture? Les services de cantine donnent des rations de meilleure qualité du côté allemand car ils ont les "roulantes", des cuisines mobiles qui permettent de réchauffer les ragoûts. Du côté français les cuisines étant derrière, ce sont des soldats qui livrent , donc cela arrive froid ou pas du tout. Le pain reste la nourriture principale . On prévoit le vin chaud pour les combattants. Lors des combats, le ravitaillement est encore plus difficile à assurer et le soldat porte une ration de combat ( 300g de biscuit, 300g de viande de conserve). Le manque d'eau potable est terrible donc les dysenteries et les maladies intestinales se multiplient. Cela influe aussi sur le moral. La faim poussera à manger les chevaux morts.

Quelles sont les principales difficultés? Les soldats dorment mal dans les casemates humides. Ils ont peur de la mort. Ils dorment peu puisqu'ils faut assurer les veilles. Les soldats attendent et s'ennuient. Ils jouent aux cartes, écrivent des lettres, lisent le courrier des marraines de guerre. Le combat dans les tranchées passe par 3 phases: la préparation d'artillerie, l'assaut dans le No Man's land, le nettoyage des tranchées adverses. Les blessés sont abandonnés. C'est une vraie boucherie que ces combats au corps à corps où on utilise les pelles et les masses. Les soldats sont relevés au front mais cet exercice périlleux se fait de nuit. Ils regrettent surtout le peu de permissions. Par exemple en France certains soldats de 14 attendront 1916 pour les premières permissions.

 

2.2  : Les civils sont concernés aussi par cette guerre

Il y a eu pendant cette guerre, un véritable génocide concernant une minorité chrétienne de l’Empire Ottoman musulman : les Arméniens. Ils étaient déjà détestés par les autorités mais les difficultés militaires vont pousser à leur élimination car ils sont soupçonnés d’avoir soutenus les Russes et d’être en partie responsables de la défaite. Les élites arméniennes sont arrêtées et exécutées et pour le reste du peuple arménien il est déporté. Dans le cadre de marches forcées, les autorités obtiennent la mort par épuisement des plus faibles. D’autres seront assassinés et il y aura des noyades massives provoquant le génocide d’1 million d’arméniens.

Les croix de bois: Au total, la première guerre mondiale a fait environ 9 millions de morts. Ce sont des militaires tués au combat ou morts de leurs blessures ou de maladie entre 1914 et 1918. Parmi eux il y a 2 millions d'allemands, 1,8 million de russes, 1,5 million de français, 750 000 britanniques, 650 000 italiens . ==> proportionnellement à sa population totale, la France est le pays où les pertes ont été les plus élevées. A ces morts il faut ajouter 500 000 soldats qui meurent après la guerre des suites des blessures contractées pendant la guerre ou des maladies qui tuent plus tard. Il ne faut pas oublier d'autres personnes que les soldats. Des millions de décès seront provoqués par l'épidémie de grippe qui s'est propagée dans tous les continents de 1918 à 1920 et qui rient qu'en France a fait 200 000 victimes.

gueulecassee

Tableau d’Otto Dix

Des générations sacrifiées: Le sort des "gueules cassées" n'est guère enviable. Ils sont 6,5 millions à être blessés. Ces gueules cassées sont des invalides, des aveugles, des gazés, des amputés, des handicapés. Ils sont marqués à jamais et beaucoup ne pourront pas reprendre une activité professionnelle normale . Ils seront donc pensionnés et à la charge de leur pays.. Sur la pyramide des âges, on note que morts et blessés concernent le sexe masculin et les classes d'âge adulte comprises entre 19 et 40 ans. Ce sont donc les forces vives de la nation, les plus actives et les plus fécondes. En France par exemple, 20% des soldats âgés de 19 à 27 ans en 1914 ont été tués. Les soldats morts ont laissé 3 millions de veuves et 6 millions d'orphelins.

pyramideages

Des séquelles démographiques durables: Les pertes humaines ont entraîné un déséquilibre entre les sexes et un vieillissement de la population. Le sexe féminin devient majoritaire. Le vieillissement touche la population active qui va devoir reconstruire le pays.

 

3 : LA GUERRE EST MONDIALE ET TOTALE

3.1 La mobilisation est économique

Quelle est la place de l'industrie dans la guerre? L'industrie automobile et l'industrie électrique sont parmi les premières à s'impliquer. Le taylorisme sert de modèle et arrive en Europe. Les grandes firmes d'armement forment un cartel formidable: le Comité des Forges. La hausse du rendement implique l'emploi d'une main d'œuvre féminine et des jeunes de moins de 18 ans. Les bénéfices de guerre restent l'objectif des industriels. Le problème est l'approvisionnement en matières premières. Toutes les régions de France contribuent à l'effort national, les petites et les grandes usines. On construit même de nouvelles usines: Citroën en France, Krupp en Allemagne.

Financièrement la guerre épuise Les épargnants retirent leur argent. Les banques réduisent les crédits aux entreprises. La confiance s'effondre donc la bourse aussi. A l'exception du dollar, les monnaies ne sont plus convertibles si bien que le système monétaire international s'effondre. La Grande-Bretagne finance la guerre en augmentant la fiscalité ( impôts, taxes). La France emprunte. C'est ainsi que les Etats-Unis deviennent les créanciers des pays en guerre. La neutralité a payé. La France créé en 1916 l'impôt sur le revenu ainsi qu'un impôt sur les bénéfices de guerre et une taxe de luxe. En plus il y a réquisition de l'or.

emprunt

L'Etat devient le grand planificateur de la vie à l'arrière. En France, la loi du 5 août 1914 accorde une allocation de 1,25F par jour à toute la famille dont le soutien est parti au front. Certaines femmes vivent mieux car leur mari était le seul à posséder l'argent et à le dépenser aux courses et au café. C'est la mise en application de " l'Union Sacrée": nul ne fait grève en temps de guerre et on travaille le 1 mai.

 

3.2 La mobilisation est psychologique

La guerre se ressent à l'arrière A la campagne, un prolétariat agricole naît avec une augmentation des ouvriers agricoles et des journaliers.

Dans les villes l'éclairage public disparaît pour faire des économies. Les femmes dominent. Les spectacles sont réglementés: les établissements doivent fermer à 22h30. Des cartes de rationnement sont distribuées et c'est en Allemagne que la famine est dure à partir de 1917.

Les Américains amènent avec eux de nouveaux rythmes: le blues et le ragtime.

propagande

La propagande joue un rôle essentiel. Elle utilise toujours les mêmes thèmes: l'exaltation du nationalisme; l'appel aux vertus morales des individus; les accusations multiples de trahison contre les défaitistes; les éloges des chefs militaires; l'héroïsme des combattants français; les espérances placées dans l'intervention imminente des américains. Mais plus le temps passe et moins les civils sont crédules: leur correspondance le prouve. L'effort de propagande se fait aussi à l'extérieur.
 

Les femmes, les « munitionnettes » ont pris la place des hommes dans les usines, dans les travaux même des champs. Elles existaient déjà dans le monde ouvrier mais là elles prennent beaucoup plus d’importance et surtout elles ne voudront plus rentrer chez elles après la guerre. C’est le début de leurs revendications d’émancipation.

Les femmes ont le rôle de marraines de guerre et d’infirmières aussi.

 

CONCLUSION

L'Europe est détruite Dans les pays où se sont déroulés les combats,les destructions matérielles sont considérables au niveau des immeubles, des usines, des champs, des fermes des mines de charbon et des infrastructures de communication (routes, voies ferrées, et ponts). La France, la Pologne ou les Balkans sont les pays les plus dévastés matériellement. En France certains villages de Champagne ont été purement et simplement rayés de la carte et des villes comme Reims doivent être reconstruites A l'exception des USA, la production agricole et industrielle des pays en guerre s'est effondrée. L'économie de guerre a mobilisé un trop grand nombre d'actifs. La guerre a entraîné une désorganisation des circuits commerciaux traditionnels. Relancer l'activité est difficile surtout avec une grave pénurie de main d'oeuvre.

La guerre a mis en valeur l'armement et tous les pays ont dépensé des fortunes pour mieux s'équiper et tuer. La première guerre mondiale a mis fin à l'hégémonie exercée avant 1914 par l'Europe dans tous les domaines politique, commercial, diplomatique, financier ou culturel.

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Cours d'Histoire de première

LES AUTRES LOGIQUES DE L’ESPACE-MONDE

octobre 26
by Catherine Bertin 26. octobre 2011 15:04

Il s’agit du deuxième cours sur la mondialisation du programme de géographie des TL-ES

1:LES NOUVEAUX PARTAGES DU MONDE

      1.1: Un monde inégalement développé:

L’opposition Nord-Sud est classique et évidente et est symbolisée par cette ligne qui englobe au sud, l’Australie dans le groupe des pays du Nord dits riches et donc PID (Pays industrialisés et développés). Au sud de cette limite on trouve les PED (pays en développement) , pays pauvres et les PMA (pays les moins avancés) qui sont les plus pauvres de tous.

· les pays riches du Nord forment un club très fermé dans lequel vivent 20% de la population mondiale et qui regroupent 80% des richesses mondiales.

· on remarque que les pays les plus pauvres correspondent au continent africain et plus particulièrement à l’Afrique subsaharienne. Tous ces PMA se caractérisent par les mêmes structures économiques traditionnelles : un secteur agricole important voire prépondérant et générateur d’inégalités sociales ; un secteur manufacturier peu développé et générateur de faible valeur ajoutée.

Les contrastes de développement entre pays riches et pays pauvres s’observent facilement dans des conditions de vie très différentes où les inégalités existent devant l’alimentation, la mort, et le savoir .

· Pour beaucoup d’observateurs, la production alimentaire mondiale est suffisante et toujours croissante ; le problème est surtout celui de sa répartition. La révolution verte a permis d’importants progrès dans les années 60-70 puisque les rendements ont triplé. On doit maintenant distinguer sous-alimentation ( pas assez) et malnutrition (mauvais équilibre). Les famines ont presque disparu, elles sont liées à des situations politiques exceptionnelles comme les guerres ou guerres civiles. Les plus grandes famines du 20ème siècle sont la famine russe de 1920 et la famine chinoise de 1962, toutes les deux liées à des problèmes politiques. La sous-alimentation est souvent liée à des structures économiques et sociales inégalitaires.
Ex : l’Inde exporte du blé alors qu’une grande partie de sa population souffre de sous-alimentation.
La malnutrition par contre concerne 800 millions de personnes qui mangent trop de céréales et pas assez de protéines. Là encore il existe des blocages culturels : l’Inde a le plus grand cheptel bovin du monde et la majorité de sa population est végétarienne.

· Il y a une inégalité devant la mort car les conditions d’hygiène sont insuffisantes dans certains pays pauvres notamment, par manque d’accès à l’eau potable. L’encadrement médical est absent ce qui donne un taux de mortalité infantile de 85%o pour le Nigéria, de 93%o pour Madagascar alors qu’il est de 5%o en France.

· Il y a une inégalité devant le savoir car l’encadrement scolaire des pays pauvres est insuffisant par manque de moyens et parce que les enfants travaillent. Et pourtant l’éducation apparaît comme l’un des facteurs essentiels du développement. L’analphabétisme recoupe les pays les moins développés avec quelques nuances car les civilisations africaines ne sont pas des civilisations de l’écrit contrairement aux civilisations asiatiques. D’autre part il n’y a pas de tradition d’éducation des filles dans les pays islamiques. Par exemple lors de la prise de pouvoir de Kaboul par les Talibans en septembre 1996, les écoles de filles ont été fermées.
A un niveau plus élevé, les pays industrialisés s’impliquant dans la recherche scientifique, sont les moteurs de la révolution industrielle du 21ème siècle. La puissance économique permet d’acheter des scientifiques (brain train) et le rôle des politiques est important puisque certains pays comme l’ex-URSS communiste avaient mis la priorité sur la recherche scientifique.

L’un des enjeux du développement tient aussi à l’évolution de la population mondiale et au fait que les pays riches ont globalement terminé leur transition démographique alors que les pays pauvres sont toujours dans la phase intermédiaire. Dans les années 50 l’explosion démographique était mondiale , puis deux blocs se sont opposés : les PID dont la croissance démographique disparaissait et les PED dont la croissance continuait à être très forte. Désormais cette opposition n’existe plus car les situations intermédiaires dominent largement.

· La durée moyenne de vie s’échelonne de 65 ans en Russie à 79 ans au Japon donc avec de vraies variantes dans les pays riches. C’est la fourchette que l’on retrouve dans les pays en voie de développement en Amérique latine, en Asie orientale et au Moyen-Orient. Elle va être inférieure à 60 ans dans les PMA comme le Bangladesh et l’Afrique subsaharienne qui descend encore fréquemment en dessous de 50 ans. En Guinée par exemple la durée de vie est de 44 ans.

· La fécondité des pays développés est très faible (1,6 enfant en moyenne par femme) et n’assure plus le renouvellement des générations. Quelques PVD comme la Chine, Cuba ou la Corée du sud sont dans le même cas. Mais la plupart des autres pays ont une fécondité comprise entre 2 et 4 enfants par enfant. Dès que l’on est en Afrique subsaharienne la fécondité reste proche du maximum avec plus de 7 enfants comme en Ethiopie, au Bénin ou en Côte d’Ivoire.

                      1.2: Des Nords et des Suds

Le Nord se caractérise par une domination économique et de hauts niveaux de vie. Ce sont des économies post-industrielles, des économies high-tech avec un tertiaire supérieur qui occupe 70% des actifs. Ces pays dominent les organismes financiers internationaux , les grandes bourses, le FMI et le G8. Mais en réalité les espaces ne sont pas tous aussi développés.

· Les espaces les plus développés sont ceux de la triade , ce qui correspond à 15% de la population mondiale . Avec eux il faut ajouter les états-relais de la Triade comme le Canada, l’Australie et la Nelle Zélande .

· Les pays de l’ex bloc soviétique ont un nouveau statut et font leur transition économique vers une économie de marché. Les industries et les services se sont privatisées comme l’agriculture. L’industrie est donc en restructuration. En Pologne, en ex-RDA, en Hongrie, en Tchéquie, en Slovénie dans les états baltes, les transitions démographique et économique sont largement amorcées. Par contre dans l’ex URSS, la Roumanie, la Bulgarie et l’ex-Yougoslavie, les difficultés sont grandes avec des conflits armés, des problèmes démographiques et sociaux, une appropriation et une dérive mafieuse.

· Les NPIA ont connu un développement très rapide et sont parfois baptisés les « dragons » ou les « bébés tigres » mais ils ont de vrais problèmes de fragilité en raison des crises financières.

· A toutes ces diversités il faut ajouter les inégalités internes des PID : de plus en plus certaines personnes sont exclues ; des minorités sont marginalisées comme les jeunes qui manquent de qualification. C’est tout le problème des chômeurs de longue durée qui choque dans ces pays riches et c’est souvent l’impact socio-économique du chômage qui joue. Aux USA , dans la première puissance mondiale,19% de la population sont considérés comme pauvres.

Le Sud pauvre n’est plus la réalité. Le sud est de plus en plus divers car la situation économique des pays pauvres bouge, et les diversités ethnique, religieuse, politique, idéologique empêchent cette homogénéité. Depuis 40 ans, ces pays ont connu des progrès économiques plus ou moins rapides, une intégration plus ou moins poussée au système mondial. Mais l’évolution est différente selon les pays.

· Les PMA sont les plus pauvres car ils cumulent tous les critères du sous-développement et de nombreux handicaps.

· Les pays en situation intermédiaire qui ont des capacités et des potentialités mal exploitées. Le décollage est possible.

· La Chine et l’Inde qui sont des pays continents, avec une grande faiblesse du PIB/ Hab mais qui sont des puissances en devenir.

· Les pays rentiers et exportateurs de pétrole à haut niveau de revenus mais au développement médiocre.

· Les pays émergents d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique du sud qui ont un développement extraverti.

Les pays en voie de développement ont eux aussi des inégalités internes, et elles constituent même une caractéristique essentielle du mal ou du sous-développement. Ces inégalités internes se retrouvent dans les PMA comme dans les pays émergents.

· Les inégalités sont par exemple sociales quand une petite minorité possède toute la richesse du pays. Au Brésil par exemple, 20% des plus riches possèdent 67% de la richesse et 20% des plus pauvres possèdent 1% de la richesse. Autre exemple : en Indonésie, toute la puissance économique et le pouvoir politique sont entre les mains de la famille Suharto, ce général qui a pris le pouvoir en 1968 renversant le président Sukarno.

· Les inégalités internes peuvent prendre d’autres formes : les discriminations ethniques ou religieuses ; le statut des femmes et des enfants ; la non-garantie des droits pour les plus opprimés ; les institutions qui sont plus ou moins démocratiques. Les inégalités spatiales reflètent dans le tissu urbain les disparités sociales avec des îlots de luxe qui côtoient des océans de pauvreté. Les minorités se retrouvent toujours dans les quartiers défavorisés quelque que soit la richesse du pays.

           1.3: Une nouvelle division internationale du travail:

Après le seconde guerre mondiale, la division internationale du travail ( la répartition des activités dans les régions du monde) était basée sur l'échange des produits manufacturés des pays industrialisés contre les matières premières des autres pays. Puis la hausse généralisée du niveau de vie des pays du nord et le développement du commerce international ont conduit les firmes multinationales ou transnationales à modifier leur stratégie; surtout que ces firmes sont toutes originaires des pays riches.

Les firmes se mondialisent en cherchant les conditions les plus avantageuses pour produire: main- d'oeuvre nombreuse, pas chère; conditions de travail flexibles et peu contraignantes. Elles entraînent l'émergence de ces nouveaux pays industrialisés.

Depuis 1970 par contre, l'emploi industriel a diminué dans les pays riches (à l'exception du Japon) et a touché principalement les branches du textile, de l'habillement, des charbonnages, de la sidérurgie et de la métallurgie.

L'emploi a donc tendance à se spécialiser géographiquement: les métiers hautement qualifiés, ceux de la recherche restent dans les pays industrialisés et riches et les métiers sans qualification mais nécessitant une forte main d'oeuvre se concentrent sur les pays en développement, en Asie du sud-est et en Amérique latine notamment.

On retrouve un partage assez similaire dans le secteur primaire, celui de l'agriculture. Les agricultures sont de plus en plus commerciales.

Dans les pays riches du nord, le nombre d'agriculteurs et la surface agricole diminuent. Pourtant les rendements augmentent sans cesse. L'agriculteur des pays riches est intégré à un complexe alimentaire qui est l'agrobusiness mais il croule sous les excédents et se bat pour écouler ses surplus. Dans les pays du sud, les paysans sont de plus en plus nombreux puisque la population augmente mais les productions vivrières non rentables sont délaissées au profit des productions commerciales. Cependant ils ne maîtrisent pas les cours et les marchés puisque ceux-là sont entre les mains des sociétés multinationales.

Cette nouvelle division du travail entraîne des phénomènes d'exclusion sociale et des effets négatifs dans tous les pays quels qu'ils soient.

L'impact de la mondialisation sur l'emploi est négatif dans les pays riches du fait des délocalisations où le taux de chômage progresse. Les pays riches ont leurs pauvres, une centaine de millions de personnes et sont les SDF. Dans les pays en développement, les délocalisations concurrence l'appareil productif local donc ne sont pas satisfaisantes à long terme.

Réunis au sein du G23, à l'occasion du sommet de Cancun en 2003, les états les plus pauvres conduits par le Brésil, la Chine et l'Inde tentent également de s'opposer à la libéralisation des échanges et réclament un traitement différencié, un arrêt des subventions agricoles aux pays riches et la diffusion des médicaments génériques chez eux.

2 : UN MONDE ENTRE UNIFORMITE ET DIFFERENCE

        2.1: La permanence des aires de civilisation

La permanence de 7 aires de civilisations. Il faut partir du principe qu'une civilisation est ici synonyme de culture et qu'il n'y a aucune hiérarchisation à faire. Toutes les civilisations sont au même niveau. Disons que les aires de civilisation actuelles sont le produit de l'histoire sur une longue durée.

  • Les 7 aires de civilisation sont liées de nos jours à leurs caractéristiques avant tout religieuses:

1) l'aire extrême orientale marquée par l'influence du bouddhisme, du confucianisme .

2) l'aire indienne qui trouve son unité dans l'hindouisme. Les deux civilisations sont celles du riz.

3) l'aire musulmane comprend des individus qui vivent majoritairement dans l'Asie du Sud-est comme l' Indonésie.

4) la civilisation occidentale qui s'est diffusée jusqu'en Amérique et qui est marquée par le christianisme et les valeurs plus modernes de démocratie et de liberté.

5) l'aire africaine caractérisée par l'animisme et une grande diversité ethnique.

6) l'aire latino-américaine marquée par l'influence catholique mais marquée par un fort métissage de la population ( amérindiens, blancs, noirs).

7) l'aire slave dominée par les langues slaves et le christianisme orthodoxe.

         2.2: Un monde géopolitique fragmenté:

  • Toute la surface de la planète est divisée par les frontières des états, à l'exception du continent antarctique que des conventions internationales protègent de toute annexion territoriale. Avec la colonisation européenne du 19ème siècle, les territoires étaient regroupés en grands empires, alors qu'au 20ème siècle chaque guerre a fait naître de nouveaux états: 21 en 1919 sur les ruines de l'empire austro-hongrois; 111 nouveaux états indépendants apparaissent avec la décolonisation entre 1945 et 1970. Depuis 1990 et la chute du communisme , 20 états acquièrent leur indépendance. En 2004 le monde compte environ 200 états dont 191 adhérents à l'ONU.
  • Les 200 états ont des tailles et des chiffres de population très hétérogènes. Quelques états sont immenses comme la Russie, le Canada l'Australie et la Chine .Certains sont minuscules et enclavés . Ce sont même des micro-états comme certaines îles du Pacifique ou les principautés européennes. Automatiquement, même si ce sont des états souverains, ils ne peuvent pas avoir de poids politique dans les relations internationales. Quelquefois , un même état possède plusieurs langues comme en Inde où 18 langues sont parlées ou en Belgique avec ses trois langues. Cela n'exclue pas les minorités qui peuvent compter dans des états comme la Chine ou la Russie.
  • Parfois certaines régions risquent l'éclatement. L'archipel indonésien notamment est composé de 17000 îles ce qui donne une situation explosive. L'émiettement du monde semble aller en augmentant et être la dynamique actuelle. Ce phénomène s'explique par le fait que certains états nés après 1945, ont parfois hérité de frontières sans rapport avec les réalités humaines, d'où les problèmes qui peuvent déboucher sur des conflits comme l'ex-Yougoslavie en a connus. Ce phénomène d'éclatement d'un état en plusieurs pays est qualifié de phénomène de balkanisation. C'est pour cela que la plupart des conflits entre états sont liés à des contestations intérieures.
  • Les états semblent affaiblis par la mondialisation car la libéralisation de l'économie mondiale remet en cause l'efficacité de l'état, d'autant plus que le seul modèle étatique fort qui existait, le communisme soviétique a échoué. Cela conduit à une contestation de l'état comme les américains qui prônent sa disparition à court terme. Les frontières devenues perméables à toutes sortes de flux n'auraient plus vraiment de sens. Les firmes multinationales dont les investissements échappent aux contrôles nationaux, diminuent considérablement l'autorité de l'état.
  • Il faut nuancer cette première approche en rappelant que les états participent à la mondialisation à leur manière en développant des politiques de promotion de leur territoire afin d'inciter les entreprises étrangères à s'y implanter. Ils se sont dotés d'agences spécialisées, comme la DATAR en France qui prospectent, accueillent et conseillent les investisseurs étrangers. D'autre part, l'état accompagne les firmes nationales dans leur expansion mondiale en les aidant à conquérir de nouveaux marchés. A ce niveau, c'est l'état qui devient le défenseur des intérêts des firmes multinationales. L'état reste pour tout le monde la base de la représentation démocratique.
  • 2.3: Faut-il craindre l'uniformisation culturelle?

    La mondialisation semble rimer avec une globalisation culturelle.

    • Les satellites de communication, le développement d'internet et la puissance des grands groupes de communication permettent la circulation des images et des informations partout dans le monde de faon instantanée.
    • On ne peut qu'observer que des produits, des habitudes vestimentaires et alimentaires se retrouvent partout. La pizza est la forme de restauration la plus répandue au monde. Les publicitaires utilisent cette globalisation puisqu'ils sortent de nouveaux films, de nouveaux jeux, de nouvelles consoles etc…. Simultanément dans plusieurs points du globe. Le téléchargement participe à cette globalisation et permet à des jeunes du monde entier de partager les mêmes musiques, livres etc….
    • On peut reprocher à cette globalisation d'être surtout une américanisation de la culture puisque les Etats-Unis dominent l'Europe et le Japon dans la plupart des domaines médiatiques.

    L'uniformisation n'est pas malgré tout la thèse la plus réaliste . La mondialisation favorise plutôt le métissage culturel.

    • Les médias diffusent aussi d'autres façons de vivre, de penser et de s'exprimer. Les voyages culturels n'ont jamais été aussi développés et les contacts touristiques et professionnels augmentent le métissage culturel.
    • Les habitudes acquises dans chaque pays sont profondément ancrées . Il suffit de voir comment chacun défend ses traditions culinaires . Dans les domaines culturel et religieux la diversité reste essentielle.
    • Même si l'anglais est la langue commerciale de ce monde , chaque pays reste très attaché à sa propre langue et les langues régionales ne se sont jamais aussi bien portées.
    • La rencontre avec d'autres formes de pensée ou de religion peut conduire au contraire à une réaffirmation identitaire qui peut aller jusqu'au fondamentalisme. Ce n'est peut être pas le choc des cultures que l'on présente de façon caricaturale mais cela prouve que la mondialisation n'est pas synonyme d'une civilisation admise par tous.

    3 : LA MONDIALISATION ET SES IMPACTS SUR L’ESPACE

         2.1:Les nouvelles solidarités et la montée des prises de conscience

    Face à ces nouveaux déséquilibres, des mouvements transnationaux désignés globalement comme altermondialistes agissent. Ils se constituent en dehors des Etats et des institutions officielles et interviennent dans des domaines où les carences sont graves comme l'alimentation et la santé, ou dans des situations d'urgence où rien n'est prévu, notamment dans les conflits. Leurs actions sont militantes dans le sens où elles essaient de faire pression sur les acteurs de la mondialisation.

    Dès 1990, la contestation de la mondialisation se radicalise dans la société civile américaine et occidentale. Des associations naissent contre la spéculation financière tel le groupe ATTAC; d'autres défendent l'environnement et sont des associations paysannes par exemple; d'autres défendent les peuples indigènes d'Amérique latine. Cette contestation est structurée depuis qu'elle tient ses forums sociaux: celui de Porto Alegre en 2001 et 2002; celui de Bombay en 2004. Ils proposent de respecter l'environnement, d'être solidaire des pays du sud en effaçant la dette extérieure, en leur donnant la possibilité d'accéder aux innovations thérapeutiques.

    Parmi ces mouvements, les ONG, organisations non gouvernementales sont efficaces mais ils essaient de se battre avec les mêmes moyens que ceux utilisés par la mondialisation: les médias, la publicité, les transports rapides et la communication.

    On peut dire que 6 faits majeurs définissent la prise de conscience actuelle d'un monde nouveau:

    • La très forte augmentation de la population sur la terre.
    • La chute du communisme qui a fait de ce nouveau monde un monde unipolaire et plus un monde bipolaire.
    • L'économie libérale règne partout même en Chine avec son modèle socialiste de marché.
    • Jamais la Terre n'a compté autant d'habitants à haut niveau de vie, vivant aussi longtemps et bénéficiant d'une vie confortable.
    • Jamais la terre n'a compté autant d'habitants démunis ( 1,4 milliards d'individus) donc des gens qui vivent avec moins de 2 dollars par jour. Ce sont les gens des pays sous-développés mais pas seulement, souvent issus du milieu rural et une majorité de femmes.

    C'est pour cela que la plupart des altermondialistes voient un lien de cause à effet entre le commerce international qui assure le triomphe des économies dominantes et marginalisent les pays les plus fragiles. L'OMC renforcerait ce développement inégal. En réalité ce n'est pas si simple car beaucoup de pays notamment asiatiques ont profité de leur insertion dans la mondialisation pour se développer de manière spectaculaire et pour s'insérer dans le groupe non pas des pays exportateurs de matières premières mais dans celui des pays exportateurs de produits industriels. Les pays riches de leur côté craignent aussi le côté emploi de la mondialisation compte tenu de la menace d'une main d'œuvre abondante dans les pays pauvres.

    Des initiatives concrètes ont vu le jour: le commerce équitable mis en place au Royaume-Uni et aux Pays-Bas dès 1960, sous la forme de boutiques spécialisées qui produisent des produits alimentaires et artisanaux provenant des pays du sud. On les retrouve maintenant dans des grandes surfaces. Ce commerce garantit le respect des droits fondamentaux comme le refus de l'exploitation des enfants, le travail forcé, et encourage les productions qui respectent l'environnement.

    2.3: L'impact sur l'environnement

    En 1980 un concept anglais "sustainable development" (développement soutenable) naît lors de la commission Bruntland, le premier sommet de la terre en 1992. Repris par les médias sous le terme de développement durable , il devient célèbre au sommet de la terre de Rio de Janeiro en 1992 à l'initiative de l'ONU pour tout ce qui concerne l'environnement et le développement tellement le monde a été secoué par les catastrophes comme Tchernobyl ou les marées noires. Le trou dans la couche d'ozone et le réchauffement de la planète deviennent les sujets à la mode. Ce qui est nouveau avec ces sommets c'est l'approche planétaire des problèmes environnementaux.

    Le développement durable vise un développement pour les générations à venir, prenant en compte un temps très long. Il résulte du constat simple qu'avec la croissance démographique et l'urbanisation de plus en plus poussée, la pression sur le milieu est intense: l'approvisionnement en eau n'est plus suffisant; nos réserves notamment en hydrocarbures sont en train de s'épuiser; il faut traiter nos déchets; il faut adopter des modes de transport réduisant les émissions de gaz à effet de serre; il faut éviter l'exploitation des sols fragiles qui conduit à la désertification de plus en plus élargie; il faut stopper le défrichement des forêts tropicales .

    Le sommet de Rio a permis la signature de deux conventions: l'une sur les changements climatiques, l'autre sur la biodiversité et s'accompagnent d'un vaste programme d'actions l'Agenda 21. D'autres accords suivront à Kyoto en 1997 puis à Johannesburg en 2002 notamment. Malheureusement de nombreux pays ne suivent pas les règles établies comme les USA qui refuseront de ratifier le protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre car ils ne veulent pas nuire à leurs intérêts pétroliers alors qu'ils sont le premier émetteur de gaz. Les résultats concrets tardent donc, car la plupart des pays riches ne renonceront pas facilement à leur confort matériel.

    Les politiques dites "de développement durable" sont devenues incontournables dans tous les pays. La France l'a prouvé en 2007 avec son Grenelle de l'environnement. Mais ce qu'il faut surveiller à long terme ce sont les effets de ces politiques qui demeurent malgré tout modestes.

    Conclusion

    Méfions nous de ne pas simplifier à outrance les problèmes en désignant la mondialisation comme le phénomène responsable de tous les maux de la planète. Le modèle de croissance qu'il propage fait de lui la cause idéale des problèmes de réchauffement climatique, de déforestation, d'inondations, de surexploitation des écosystèmes, de pollution et de toutes nos nouvelles maladies. N'est-ce pas une manière simpliste de trouver un seul et unique responsable?

    Nous savons par exemple que de puissants laboratoires , reflets de la mondialisation, cherchent à produire des semences nouvelles qui inondent l'agriculture mondiale. Mais on ne sait toujours pas si les OGM qui représentent d'une certaine façon un espoir pour l'humanité, ne sont pas aussi un risque planétaire majeur.

    La déforestation, l'érosion des sols et la pollution des eaux sont indirectement liés à la mondialisation. Le problème de base est la pression démographique que les pays pauvres connaissent à notre époque et que l'Europe a connu au moment de la révolution industrielle. C'est elle aussi qui explique l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Pour ce qui est du réchauffement climatique il y en a eu d'autres dans le passé mais l'échelle humaine et l'échelle géologique ne sont pas les mêmes. Les autres réchauffements étaient indépendants de toute activité humaine.

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Cours de géographie de terminale

SUJET DE COMPOSITION- 1S

octobre 23
by Catherine Bertin 23. octobre 2011 15:32

J’avais proposé aux 1S, un entraînement au sujet de composition, en leur demandant de rédiger l’introduction, la conclusion et les paragraphes de transition du sujet suivant……

La tertiarisation de l’économie et de la société française de 1850 à nos jours.

Voilà la correction résumée qu’il est possible de proposer en utilisant d’ailleurs certains passages du devoir de très bonne qualité de Marion.

Présenter la tertiarisation de l’économie et de la société française du milieu du 19ème siècle à nos jours, signifie que nous allons nous intéresser à l’un des secteurs économiques de la population active en France, le secteur tertiaire. Celui-ci recouvre un vaste champ d’activités allant du commerce à l’administration en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et aux particuliers, l’éducation et la santé. Si la révolution industrielle et la période d’entre les deux guerres annonce déjà une place grandissante des services en France, c’est l’après seconde guerre mondiale qui voit l’évolution majeure. La France des trente glorieuses connaîtra des transformations économiques profondes qui entraineront des mutations sociales majeures.
Comment la tertiarisation de la population active rend-elle compte des mutations de l’économie et de la société française?
Nous allons déterminer dans une première partie l’évolution chronologique de cette mutation vers la tertiarisation puis nous verrons les conséquences de cette évolution sur la société et la population française.

Il ne faut pas imaginer que la France est passée d’un monde rurale au début du 19ème siècle à un monde industriel après les révolutions industrielles et à un monde du tertiaire plus récemment. L’évolution se fait par paliers au fur et à mesure de l’évolution économique d’une France appartenant aux plus riches nations.
A) de 1850 à 1945: l’industrialisation des révolutions industrielles fait naitre des services financiers.
      exemple: les usines==> les sociétés multinationales===> services de gestion, de conception, de marketing.
                            l’apparition des classes moyennes qui est le secteur le plus hétérogène avec la petite bourgeoisie.
                            le monde de la bourse
B) les trente glorieuses: une croissance économique sans précédent qui engendre une transformation de l’agriculture en agribusiness.
                                  le taylorisme
                                  l’état-providence qui assure les services de santé, de transports, d’éducation….
C) Depuis les années 70: croissance des pays riches qui va vers la mondialisation.
                                   délocalisation des usines.

Cette tertiarisation de l’économie a des conséquences sur la société et la population active car le niveau de vie augmente, les besoins des français aussi, leur niveau de qualification tout autant. Les femmes ont pris toute leur place dans la population active et plus spécifiquement dans le secteur tertiaire.
A) La hausse du niveau de vie fait que la population a des loisirs et a de nouveaux besoins.
    L’urbanisation est croissante et les villes  deviennent des métropoles et des technopoles. Une ségrégation sociale se met en place.
B) une population française tournée vers le tertiaire en fonction de son niveau d’étude.
     la population immigrée récupèrent les métiers d’OS. C’est une nouvelle division du travail qui se met en place
      problème du chômage et des emplois précaires pour le secteur tertiaire le moins valorisé.
C)  un vieillissement de la population mais une adaptation à ces nouveaux métiers qui sont moins fatigants physiquement.
     une féminisation importante du secteur mais avec des inégalités sexistes.

En conclusion, on peut dire que la tertiarisation de l’économie française a suivi les phases historiques et en particulier celles qui suivent la reconstruction d’après-guerre et de la croissance élevée des trente glorieuses. La crise qui suit les années 70 va avoir d’autres répercussions sur ce secteur creusant les inégalités sociales et accentuant la paupérisation des classes moyennes.
Finalement, la France n’est pas plus originale dans son évolution que les autres pays industrialisés et riches. La montée de la tertiarisation ne s’est jamais démentie car les services sont essentiels à la croissance économique et il n’y a pas de croissance durable dans notre espace mondialisé sans services! mais cela implique qu’il va falloir gérer , même pour un pays riche comme la Franc,e le problème des nouveaux pauvres issus aussi de ce secteur tertiaire!!

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