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SUJET DE COMPOSITION- 1S

octobre 23
by Catherine Bertin 23. octobre 2011 15:32

J’avais proposé aux 1S, un entraînement au sujet de composition, en leur demandant de rédiger l’introduction, la conclusion et les paragraphes de transition du sujet suivant……

La tertiarisation de l’économie et de la société française de 1850 à nos jours.

Voilà la correction résumée qu’il est possible de proposer en utilisant d’ailleurs certains passages du devoir de très bonne qualité de Marion.

Présenter la tertiarisation de l’économie et de la société française du milieu du 19ème siècle à nos jours, signifie que nous allons nous intéresser à l’un des secteurs économiques de la population active en France, le secteur tertiaire. Celui-ci recouvre un vaste champ d’activités allant du commerce à l’administration en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et aux particuliers, l’éducation et la santé. Si la révolution industrielle et la période d’entre les deux guerres annonce déjà une place grandissante des services en France, c’est l’après seconde guerre mondiale qui voit l’évolution majeure. La France des trente glorieuses connaîtra des transformations économiques profondes qui entraineront des mutations sociales majeures.
Comment la tertiarisation de la population active rend-elle compte des mutations de l’économie et de la société française?
Nous allons déterminer dans une première partie l’évolution chronologique de cette mutation vers la tertiarisation puis nous verrons les conséquences de cette évolution sur la société et la population française.

Il ne faut pas imaginer que la France est passée d’un monde rurale au début du 19ème siècle à un monde industriel après les révolutions industrielles et à un monde du tertiaire plus récemment. L’évolution se fait par paliers au fur et à mesure de l’évolution économique d’une France appartenant aux plus riches nations.
A) de 1850 à 1945: l’industrialisation des révolutions industrielles fait naitre des services financiers.
      exemple: les usines==> les sociétés multinationales===> services de gestion, de conception, de marketing.
                            l’apparition des classes moyennes qui est le secteur le plus hétérogène avec la petite bourgeoisie.
                            le monde de la bourse
B) les trente glorieuses: une croissance économique sans précédent qui engendre une transformation de l’agriculture en agribusiness.
                                  le taylorisme
                                  l’état-providence qui assure les services de santé, de transports, d’éducation….
C) Depuis les années 70: croissance des pays riches qui va vers la mondialisation.
                                   délocalisation des usines.

Cette tertiarisation de l’économie a des conséquences sur la société et la population active car le niveau de vie augmente, les besoins des français aussi, leur niveau de qualification tout autant. Les femmes ont pris toute leur place dans la population active et plus spécifiquement dans le secteur tertiaire.
A) La hausse du niveau de vie fait que la population a des loisirs et a de nouveaux besoins.
    L’urbanisation est croissante et les villes  deviennent des métropoles et des technopoles. Une ségrégation sociale se met en place.
B) une population française tournée vers le tertiaire en fonction de son niveau d’étude.
     la population immigrée récupèrent les métiers d’OS. C’est une nouvelle division du travail qui se met en place
      problème du chômage et des emplois précaires pour le secteur tertiaire le moins valorisé.
C)  un vieillissement de la population mais une adaptation à ces nouveaux métiers qui sont moins fatigants physiquement.
     une féminisation importante du secteur mais avec des inégalités sexistes.

En conclusion, on peut dire que la tertiarisation de l’économie française a suivi les phases historiques et en particulier celles qui suivent la reconstruction d’après-guerre et de la croissance élevée des trente glorieuses. La crise qui suit les années 70 va avoir d’autres répercussions sur ce secteur creusant les inégalités sociales et accentuant la paupérisation des classes moyennes.
Finalement, la France n’est pas plus originale dans son évolution que les autres pays industrialisés et riches. La montée de la tertiarisation ne s’est jamais démentie car les services sont essentiels à la croissance économique et il n’y a pas de croissance durable dans notre espace mondialisé sans services! mais cela implique qu’il va falloir gérer , même pour un pays riche comme la Franc,e le problème des nouveaux pauvres issus aussi de ce secteur tertiaire!!

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Devoirs

CARTE: LES TERRITOIRES DE LA MONDIALISATION

octobre 20
by Catherine Bertin 20. octobre 2011 14:00

Cette carte est une base indispensable à tout autre sujet plus complexe sur la mondialisation. La problématique se réduit ici aux lieux de la mondialisation et le but est de différencier les centres d’impulsion , leurs périphéries et les lieux qui restent étrangers à cette mondialisation.

Partons des centres d’impulsion

territoiresmoteurs

legendemondialisation1

Ajoutons les périphéries intégrées

territoiresperipheriques

legendemondialisation2

Finissons par les espaces marginalisés

territoiresmarginaux

legendemondialisation3

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Cartographie

DOSSIER SUR La NOUVELLE ROUTE DU LITTORAL

octobre 18
by Catherine Bertin 18. octobre 2011 15:15

Les consignes sont claires: le dossier doit être présenté sous forme informatique, et doit utiliser un traitement de texte, un traitement de statistiques, un traitement des images.
                                      Le dossier est réalisé par un groupe de 2,3 ou 4 élèves.
                                      Un mois de réalisation avant l’évaluation finale.
                                      Chaque groupe doit réaliser un sondage et l’interpréter.

L’évaluation portera aussi sur certains items du B2I.

La démarche suivra 3 étapes principales:
1) Pourquoi une nouvelle route?
2) Quels acteurs et quels aménagements?
3) Quel programme et quelles perspectives?

Voici la documentation de base fournit par le magazine de la région Réunion.

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Les grandes orientations de l’aménagement du territoire français

octobre 13
by Catherine Bertin 13. octobre 2011 13:39

Ce sujet de carte fait partie du nouveau programme de 1ère.  C’est le sujet récapiitulatif du premier chapitre sur les territoires de proximité.

Sa problématique: Quels sont les déséquilibres de l’aménagement de notre territoire et quelles sont les principales réalisations de l’état qui y remédient.

Commençons par représenter les déséquilibres spatiaux de l’aménagement du territoire

1.1

Certains espaces sont au départ plus attractifs

1.2

Les acteurs locaux et régionaux aménagent le territoire.

1.3

Puis en deuxième partie ,nous montrerons les principales réalisations de l’état dans l’aménagement du territoire

Les politiques urbaines et industrielles….

2.1

L’état propose des politiques de développement touristique et de protection des milieux.

2.2C

Cela donne la carte finale suivante accompagnée de sa légende.

cartefinale

legendeamenagement

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Cartographie

SUJET D’ETUDE- LE PROCHE-ORIENT

octobre 10
by Catherine Bertin 10. octobre 2011 09:53

Dans le cadre du cours sur les relations internationales ajoutons, le sujet d’étude des TSTG sur le Proche-Orient.

1 : Le conflit israëlo-arabe, une paix difficile

L’état d’Israël, résultat du projet sioniste, est créé en 1948 dans la logique du plan de partage de la Palestine entre juifs et arabes voté par l’ONU en 1947.
Les pays arabes voisins (Egypte, Syrie, Jordanie) refusent l’existence de ce nouvel état : c’est le point de départ d’un conflit dont les épisodes sont nombreux ( 1er conflit israëlo-arabe en 1948, guerre des six jours en 1967, guerre du kippour en 1973). Malgré l’aide apportée par l’URSS aux pays arabes après 1956 et le soutien américain à Israël le conflit n’est pas seulement un conflit Est-Ouest mais possède bien des caractéristiques spécifiques.
Les Palestiniens ont quitté massivement l’Etat juif et se sont réfugiés dans les pays voisins. Là souvent regroupés dans des camps, ils connaissent des conditions de vie précaires. Ils se dotent d’une organisation politique, l’OLP, dirigée par Yasser Arafat. L’OLP refuse de reconnaître l’Etat d’Israël et a recours à la lutte armée pour faire connaître ses revendications et s’imposer sur la scène internationale. L’échec de cette stratégie de guerre ( terrorisme, guerre du kippour, intifada) l’amène tardivement à accepter un compromis.
Les accords d’oslo en 1993 marquent une nouvelle étape puisque le gouvernement israélien et l’OLP se reconnaissent mutuellement. Mais le processus de paix se bloque. En effet, les Palestiniens, exaspérés par sa lenteur, soutiennent de plus en plus le Hamas qui multiplie les attentats-suicides. Quant au gouvernement israélien, il riposte aux actes terroristes par des représailles militaires et la construction d’un mur de séparation en Cisjordanie. La création d’un état autonome palestinien est cependant amorcée avec l’évacuation par les Israéliens de la Bande de Gaza. Le Liban, base territoriale du Hezbollah est touché par le conflit. En juillet 2006 il est attaqué par l’armée israélienne.

2 : L’Irak en proie à la guerre

Depuis 1979, l’Irak est dirigé par le dictateur Saddam Hussein. Il mène une guerre contre l’Iran de 1980 à 1988 qui fera plus de 500 000 morts. En 1990, il envahit le Koweit, pays riche en pétrole.
La première guerre d’Irak, en 1990-1991, à l’initiative des Etats-Unis et soutenue par l’ONU, est une réponse à cette annexion. 28 pays participent à l’opération « tempête du désert » qui libère le Koweit.
En revanche l’ONU s’oppose à la seconde guerre contre l’Irak déclenchée par les Etats-Unis. Affirmant, à tort, que le pays détient des armes de destruction massive, le président Bush organise une intervention militaire contre Saddam Hussein. Renversé au printemps 2003, il est jugé, puis exécuté en décembre 2006. Cependant, la mise en place d’un gouvernement démocratique, dans un pays divisé entre les sunnites et les chiites et occupé par l’armée américaine est très difficile.
L’Iran pays voisin dirigé depuis 1979 par un gouvernement religieux, cherche à se doter de l’arme nucléaire, ce qui fait craindre à l’Occident un nouveau péril pour la planète et ajoute un élément de tension dans la région.

3 : Le pétrole et l’eau, enjeux mondiaux :

Le Proche-Orient qui détient d’énormes ressources pétrolières exporte massivement vers l’Occident. Depuis la création de l’OPEP en 1960, les pays producteurs contrôlent en partie le marché mondial du pétrole mais les problèmes politiques de cette région jouent aussi un rôle essentiel dans l’approvisionnement et les prix. Les grandes puissances craignent en effet la réduction des ventes et le blocage des points de passage des bateaux pétroliers.
La question de l’eau est aussi source de conflit dans la région car les ressources sont insuffisantes pour les besoins des différents pays. Les rivalités sont vives entre la Turquie qui prélève des ressources sur le Tigre et l’Euphrate et la Syrie et l’Irak qui en pâtissent. Elles sont fortes aussi entre Israël et les Palestiniens car une grande partie des ressources utilisées par Israël viennent des territoires occupés du Golan et de la Cisjordanie. La question de l’eau participe donc au blocage du processus de paix en Israël.

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cours de terminales STG

LA CANNE A SUCRE- SUJET D’ETUDE

octobre 10
by Catherine Bertin 10. octobre 2011 09:49

C’est le sujet d’étude des TST2S

La canne à sucre est la principale activité agro-alimentaire de l’île de la Réunion et est un acteur du développement durable. Elle ne manque pas d’atouts mais elle doit relever aujourd’hui un défi majeur, celui de l’espace. Face à une croissance démographique et urbaine, comment reconquérir les terres agricoles ?

La filière canne-sucre représente la première source de revenus à l'exportation après le tourisme. Elle est aussi le première industrie agro-alimentaire de l'île avec un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros. Elle occupe 55 % des surfaces agricoles et participe au revenu de plus de 15 000 familles. Aujourd'hui, un hectare produit en moyenne 8 tonnes de sucre. La réforme de l’organisation mondiale du sucre adoptée par l’Union Européenne garantit les quotas et les prix de la canne à sucre. Grâce aux centrales thermiques bagasse-charbon, ¼ des besoins de l'île en électricité sont couverts par la canne. La Réunion produit chaque année environ 230 000 tonnes de sucre. Le sucre de la Sucrière de la Réunion produit par l'usine du Gol est commercialisé à la Réunion sous la marque Mascarin. Le sucre en vrac et gros conditionnement est exporté vers la métropole. La canne a donc de nombreux dérivés.

La canne à sucre est une plante vivace. Elle repousse donc sans avoir besoin d'être replantée. Cependant les plants s'appauvrissent à chaque repousse et les rendements diminuent. Il est donc nécessaire de les renouveler tous les 7 à 10 ans.
Les cannes coupées sont acheminées vers les centres de pesée à l'aide d'énormes camions appelés"cachalots".
Arrivée au centre de pesée la teneur en sucre de la canne est évaluée car, les cannes étant destinées essentiellement à la fabrication du sucre et du rhum, l'agriculteur est payé, non seulement en fonction du tonnage livré, mais aussi en fonction de la richesse en sucre de sa récolte.
Les cannes sont ensuite hachées en morceaux avant de passer au moulin qui va en extraire le précieux jus. Ce jus sera ensuite clarifié par filtration puis chauffé pour être transformé en sirop. Ce sirop sera ensuite cristallisé pour donner naissance au sucre roux.

Le développement de la betterave sucrière, la concurrence des Antilles, l'apparition du "boreer" (le phylloxera de la canne), quelques cyclones, des épidémies ont menacé à maintes reprises la culture de la canne. Les dégâts réguliers causés par les cyclones, les attaques de maladies ou de prédateurs (ver blanc sur la canne), le recul des terres agricoles (7 000 ha environ de 1989 à 1997) du fait de l'extension des zones d'habitat urbain mettent en péril cette production traditionnelle de la Réunion.Le relief montagneux de l’île oblige une culture sur le littoral, à l’Est et au sud, là où l’urbanisation gagne du terrain. En 1980 on comptait des dizaines de milliers de coupeurs et 14.0000 livreurs. Ils n'étaient plus que 6.000 en 1995. De nombreuses exploitations ont été abandonnées, mais celles qui restent, sont plus étendues et plus rentables.

De plus de deux cent usines de traitement de la canne, leur nombre est descendu à onze en 1960.Il n'en reste plus que deux depuis 1996, l'une dans le nord à BOIS ROUGE l'autre dans le sud au GOL. Cependant, bien qu'en fort déclin, la culture de la canne à sucre occupe encore près de 5 000 exploitants et reste la principale activité agricole de l'île, se situant à part égale avec les deux autres types de productions agricoles de la Réunion: la production animale et les autres cultures végétales, les fruits et légumes notamment.
Les champs de canne couvrent plus de la moitié des terres cultivées (environ 27 000 hectares). Les plantations s'étendent sur le littoral Est (zone chaude et humide) et entre 300 et 800 m d'altitude sur les pentes de la côte Ouest et Sud de l'île. La canne à sucre ne peut pousser en dessous de 300 mètres que grâce à l'irrigation, comme c'est le cas à la Pointe au sel, en dessous de la Saline. Les travaux de basculement des eaux de l’Est vers l’Ouest ont permis de planter et d’irriguer des champs, là où elle n’avait jamais poussé. La canne à sucre joue un rôle important dans le maintien des sols. Grâce à ses racines, elle fixe la terre en période de fortes pluies, et ses tiges souples résistent mieux de d'autres cultures aux cyclones. C’est une des raisons pour lesquelles la canne à sucre continue à être défendue à la Réunion. Elle fait partie de notre patrimoine et elle assure une cohésion sociale à l’ïle.

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Sujets des TST2S

LES TERRITOIRES DE PROXIMITE

octobre 10
by Catherine Bertin 10. octobre 2011 09:38

C’est le cours de géographie proposé aux 1S dans le cadre de leur nouveau programme.

Commençons par définir le territoire de proximité. Il fait partie de ceux que l’on nomme aussi les territoires du quotidien. ( page 15 du manuel). C’est un espace géré par une collectivité humaine car il est l’espace de vie d’un groupe de personnes.
L’intérêt de ce chapitre n’est pas seulement de définir ces territoires à l’échelle de la France mais c’est de comprendre les enjeux de leur aménagement.

Problématique : Quels sont les territoires, leur hiérarchie, de mon quartier jusqu’à ma région ? Quels sont les acteurs de l’aménagement ? Quels sont les enjeux des aménagements ?

1: Les territoires de proximité et leurs acteurs:

           1.1: Gérer les territoires

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Le territoire français se compose d’un ensemble de territoires à diverses échelles. La plus large est depuis 1955 celle des régions. Il y a 27 régions françaises : 22 régions métropolitaines qui regroupent chacune plusieurs départements et 5 régions d’Outre-Mer. Les 5 ont la particularité d’être à la fois des départements et des régions et ce double statut donne les 5 DROM.

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En dessous les 101 départements. Ils datent de la révolution française et il y a 96 départements métropolitains plus 5 départements ultra marins (Guadeloupe, Martinique, réunion, Guyane et Mayotte depuis peu).

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La commune est la plus petite subdivision et c’est la plus ancienne. Il y a 36OOO communes et leur taille est très variable mais globalement elles sont petites puisqu’une une commune sur deux compte moins de 400hab.

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Le pays est un territoire qui présente une cohésion géographique , économique, culturelle ou sociale à l’échelle d’un bassin de vie ou d’emploi. Il a pour objectif d’exprimer la communauté d’intérêts économiques, culturels et sociaux de ses membres et de permettre l’étude et la réalisation de projets de développement.

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La communauté de communes est un Etablissement public de coopération intercommunale ( EPCI) qui regroupe plusieurs communes réunies par un projet commun de développement économique et d’aménagement de l’espace.

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La communauté d’agglomération regroupe plusieurs communes qui forment un ensemble de plus de 50 000 habitants, autour d’une commune-centre de plus de 15000 habitants. Ces communes bâtissent ensemble un projet de développement urbain.

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La communauté urbaine regroupe depuis 1999 des communes formant un ensemble de plus de 500 000 habitants. La France compte 16 communautés urbaines qui disposent de compétences plus larges que la communauté d’agglomération.

Quelle est leur évolution ?

Nous avons vu que le paysage institutionnel s’est beaucoup compliqué. Les citoyens connaissent très bien leur commune, leur département et leur région et y sont même attachés. Par contre ils connaissent beaucoup moins les autres communautés.

Un reproche peut leur être adressé : les compétences finissent par se chevaucher et une telle multiplication entraîne des coûts supplémentaires.
Un avantage peut être remarqué : ces territoires sont la preuve de notre démocratie et du fait que l’on essaye d’être plus proche et plus efficace pour les citoyens.

Ces territoires sont devenus des acteurs majeurs grâce à une série de lois :

Les lois de décentralisation de 1982-83, 2003-04. Elles ont pour but de rapprocher les citoyens des décisions politiques et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, de réduire aussi les inégalités spatiales et sociales. Les communes, les départements et les régions ont des compétences qui leur ont été transférées et cela a pu mobiliser davantage le développement local.

Les lois Voynet et Chevènement de 1999 et 2000 et la loi de Solidarité et renouvèlement urbain (SRU) ont amélioré le fonctionnement de l’intercommunalité. Les communes agissent ensemble et construisent des équipements collectifs et organisent leurs services en commun.

Les territoires s’associent et définissent des projets pour lesquels il faut trouver les partenaires financiers. Dans le cadre des projets, les collectivités sollicitent, consultent les habitants. Ensuite il faut rédiger les documents de planification stratégique : le schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT)
le schéma de cohérence territorial ( SCOT)
Plan local d’urbanisme ( PLU)

       1.2 Des acteurs de plus en plus nombreux

Apprendre le schéma P.22 de votre livre

Les acteurs publics sont à toutes les échelles : Union Européenne
Etat
Etablissements publics comme la SNCF
Région
Département
Communes isolées ou associées en communautés.

Les entreprises privées réalisent les aménagements pour une durée déterminée.

Les associations de citoyens au niveau local ou au niveau national qui participent au nombreux débats, aux enquêtes publiques prévus par les nouvelles procédures d’aménagement.

ð Les acteurs participent à l’aménagement mais leurs avis sont rarement convergents. Les conflits peuvent aller jusqu’aux manifestations.

La loi de décentralisation de 82, confirmée par la réforme constitutionnelle de 2003, et la loi sur les libertés et responsabilités locales en 2004 a réparti les tâches entre l’Etat et les collectivités locales. Celles-ci ont plus de pouvoirs.
Le département est doté de compétences très étendues dans les secteurs sanitaire, social comme l’aide aux personnes âgées, aux handicapés, le RSA et dans le secteur éducatif pour les collèges et les transports scolaires. C’est le département qui s’occupe des travaux sur les routes départementales et une partie des nationales depuis 2004.
La commune élabore le plan local d’urbanisme et participe au plan local de l’habitat. Pour donner plus de force à ces petites communes , la loi Voynet les encourage à s’associer en pays et la loi Chevènement en communautés. Ces communautés ont un projet commun de développement et d’aménagement de leur espace. Elles ont ainsi des compétences communales transférées aux Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI)

A la fin de 2010 une réforme territoriale a favorisé l’intercommunalité puisqu’il suffit de 450 000 habitants pour avoir une communauté urbaine au lieu de 500 000. Au cœur de ces communautés il y a une métropole qui hérite des compétences habituelles de la région ou du département. La commune obtient ainsi la compétence générale c'est-à-dire le droit de s’intéresser à tout sujet d’intérêt local. Le département a perdu certaines compétences et sera animé à partir de 2014 par des conseillers territoriaux qui siègeront aux conseils général et régional.

     1.3 De nouveaux enjeux

Apprendre le schéma 2 P.20 de votre livre

Les priorités pour l’aménagement du territoire sont : compétitivité, cohésion et développement durable.
Elles sont nécessaires à l’intégration européenne et à la mondialisation. Cela a été inscrit au niveau européen dans « la stratégie de Lisbonne » (2000-2005) . Au niveau de l’état français cela s’est vu dans les contrats de projet Etat-Région mis en place en 2007.
Cela veut dire que les acteurs locaux ne se contentent pas de gérer les problèmes du quotidien. Ils doivent intégrer leurs objectifs dans des projets plus larges de développement de leur territoire sur des échéances longues de 10 ou 20 ans.

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Les syndicats mixtes répondent mieux à la concurrence européenne et mondiale. Ils sont constitués de collectivités territoriales, de chambres de commerce et d’industrie, et ils se tournent vers des pôles de recherche et d’innovation sur les nouvelles technologies ce qui rend leur territoire plus attractif.
Pour désenclaver les territoires ruraux en particulier il faut des réseaux performants et les départements investissent dans des réseaux numériques à très haut débit.
Toutes les communications sont importantes surtout dans les territoires peu denses. Les syndicats mixtes participent ainsi au financement des grandes infrastructures de communication comme les TGV espérant en obtenir des retombées locales.

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Le développement de la compétitivité du territoire doit rimer avec le développement durable : sur le plan climatique, dans une recherche d’énergies renouvelables dans le respect de l’Agenda 21.
Les collectivités peuvent ainsi présenter un Projet d’Aménagement et de Développement Durable qui fixe les grandes orientations en veillant essentiellement aux équilibres du territoire. Il faut donc qu’une évaluation environnementale soit faite.
A plus grande échelle, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) doit aussi présenter un projet d’aménagement et de développement durable.
Les plans de développement urbains ( PDU) sont obligatoires depuis 1996 pour les villes de plus de 100 000 habitants. Ils doivent réduire l’utilisation des autos, favoriser les transports collectifs, les vélos. Le Grenelle de l’environnement a conduit à choisir les tramways dans de nombreuses agglomérations.

1 : La région, un territoire de vie aménagé

     1.1 La place de la région en France :

La France compte donc 27 régions qui sont nées en 1955 et qui sont       devenues des collectivités territoriales depuis les lois de décentralisation de 1982. Le conseil régional est élu au suffrage universel tous les 6 ans depuis 1986 , délibère pour prendre des décisions et élit une commission permanente qui est toujours dirigée par le président de région.

Dans la région, l’Etat est représenté par le préfet qui fait appliquer les politiques publiques. La décentralisation a redistribué les compétences ce qui fait que la région a récupéré les actions de développement économique et est chargée aussi du développement d’une démocratie de proximité.

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La région doit avant tout construire son identité. Certaines comme les DROM ou la Bretagne, L’Alsace, les régions frontalières ont une identité forte liée à leur histoire tandis que d’autres doivent créer cette identité autour d’actions de communication en particulier.

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Les compétences de la région lui sont propres dans les domaines des transports surtout ferroviaires (TER°, de la planification et de l’aménagement du territoire, de la formation et de l’enseignement, les lycées) et du développement économique, social et culturel. 75% des dépenses de la région vont dans ces domaines. Les 25% restants financent des politiques particulières dans n’importe quel domaine que ce soit la recherche, la jeunesse etc….

Mais la région doit partager son rôle avec d’autres acteurs comme l’état, les départements, les intercommunalités en ce qui concerne l’environnement et l’aménagement du territoire. Les contrats de projet Etat-Région ( CPER) mettent en phase les orientations de l’Etat avec les priorités de la région dans les domaines de la compétitivité du territoire, de la promotion du développement durable.
Le problème est souvent la faiblesse des budgets régionaux. La disparition de la taxe professionnelle en 2010, diminue encore la fiscalité régionale.
La réforme territoriale de 2010 remplace les conseillers généraux et les conseillers régionaux par un nouveau type d’élu local : le conseiller territorial.

            2.2 Un autre exemple, l’Allemagne

Le système français est unitaire tandis que le système allemand est fédéral. Depuis la réunification des 2 Allemagnes du 3 octobre 1990, la République fédérale d’Allemagne se compose de 16 états fédérés, les Länder, dont 3 villes-états (Berlin, Hambourg et Brême).

Chaque Land a bien la qualité d’un Etat ce qui veut dire qu’il dispose d’une souveraineté interne, complète avec sa constitution et ses institutions propres, son parlement, son gouvernement et son système judiciaire. La grande différence avec la France est le fait que ses états fédérés ont leur pouvoir législatif. Sur le plan fiscal les lander partagent les recettes avec la Fédération mais ils disposent d’une grande autonomie en matière de dépenses publiques. Leur autonomie s’est renforcée depuis la réforme de 2006 qui autorise chaque land à fixer les salaires des fonctionnaires, les horaires d’ouverture des magasins, à voter des lois pour l’environnement ou l’éducation.

Les Länder ne peuvent pas être comparés aux régions françaises car ils sont plus peuplés : 5 millions d’habitants en moyenne pour un Land et 2 millions pour une région française. Ils ont un budget considérable, en moyenne 13 fois celui d’une région française et leurs actions en matière éducative, culturelle, économique sont déterminantes. Le principal problème est le déséquilibre des Lander en quantité d’habitants et en niveau de vie.

Le fédéralisme allemand est conscient de ces inégalités et se veut coopératif pour homogénéiser les conditions de vie. Les actions concrètes :
- un mécanisme de redistribution des richesses se fait entre les Länder les plus riches et les Länder les plus pauvres.
- des transferts de compétence et d’argent se font entre les Lander et l’Etat et entre les Länder et les communes. Les Landers de l’Est étant plus pauvres, ils ont bénéficié du « Fonds pour l’unité allemande » et de Pactes de solidarité. Les revenus sont plus faibles cependant à l’Est et le taux de chômage est plus élevé.

Les Länder les plus riches contestent ce fédéralisme coopératif, préconisant au contraire une concurrence au nom de l’efficacité économique dans la mondialisation. Il est contesté aussi quant à la mobilité des populations. Le système éducatif pouvant être différent entre les Länder , cela gêne les migrations internes de travail ou de formation.

      2.3: La région Réunion

Voir l’Etude de cas sur la nouvelle route du littoral

  Schéma de la région Réunion à partir du livre P.85.

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Cours de Géographie de première

EXPLICATION DE DOCUMENT- TL1 A RENDRE POUR LE 18 OCTOBRE 2011

octobre 03
by Catherine Bertin 3. octobre 2011 08:02

J’étais avec le sujet imprimé, samedi matin….. je n’ai vu personne venir récupérer le sujet. Je vous le propose sur le site et vous savez que cette explication de document d’histoire est à rendre le mardi de la rentrée. Je n’accepterai aucune feuille en retard!

Déclaration de Philippe Pétain, 23 juillet 1945

Que seriez-vous devenus sans moi? Pendant que le général de Gaulle, hors de nos frontières poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies à la libération en conservant une France douloureuse mais vivante. A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières?(…) La France libérée peut changée les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j’ai jetées. C’est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la patrie. Nul n’a le droit de l’interrompre. Pour ma part, je n’ai pensé qu’à l’union et à la réconciliation des Français (….) Je sais qu’en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n’exerce plus le pouvoir, ce qu’ils ont dit, écrit ou fait, des millions de français pensent à moi qui m’ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité. Ce n’est point à ma personne que vont l’une et l’autre, mais pour eux comme pour bien d’autres à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation chrétienne face aux excès de toutes les tyrannies. En me condamnant, ce sont ces millions d’hommes que vous condamnerez dans leur espérance et dans leur foi. Ainsi vous aggraverez et prolongerez la discorde de la France alors qu’elle a besoin de se retrouver et de s’aimer pou reprendre la place qu’elle tenait autrefois parmi les nations. Mais ma vie importe peu. J’ai fait à la France le don de ma personne, c’est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute. Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu’aucun français ne soit plus jamais condamné, ni détenu, pour avoir obéi à son chef légitime. Mais je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez u innocent en croyant parler au nom de la justice et c’est un innocent qui en porterait le poids.

Philippe Pétain, Déclaration à la haute cour du 23 juillet 1945, premier jour de son procès, rapporté par son avocat Jacques Isorni dans Mémoires, Robert Laffont, Paris 1984.

Questions:

1. Présentez le document

2. A quels titres et avec quels arguments Pétain se dit-il innocent de la trahison dont l est accusé?

3. Comment Pétain se place t-il par rapport à De Gaulle? De quelle idéologie se réclame t-il?

4. En quoi Pétain veut-il aller à l’encontre de la volonté gaullienne d’effacer Vichy de l’histoire officielle de la France?

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SUJET D’ETUDE: L’IMMIGRATION MAGHREBINE EN FRANCE DE 1950 A 1980

septembre 21
by Catherine Bertin 21. septembre 2011 11:18

Sujet: Comment s’organise l’immigration maghrébine en France pendant les Trente Glorieuses?

Les documents  doivent vous permettre de mettre en évidence cette immigration de travail et ensuite les conditions de travail et de vie des Maghrébins en France pendant cette période.

doc1

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doc3

doc4

doc5

Voici la correction possible que nous propose Aymane, élève de PS5

Pendant la période des Trente Glorieuses, de 1945 à 1975, la population étrangère double en France. Celle-ci a besoin de main d’œuvre étrangère , qui passe de 1,6 millions à 3,4 millions, pour se reconstruire après la guerre. Sa propre population active n’est pas suffisante du fait de son faible taux de fécondité et d’un baby boom retardé après 1945. Ces immigrés étaient d’abord venus d’Europe puis les pays du Maghreb donc d’Afrique du Nord. Comment s’organise l’immigration maghrébine pendant cette période ?

Le document 1 nous montre l’évolution de la population étrangère en France, et ses origines : dès le début du XXème siècle, de nombreux immigrés s’installent en France, mais ce mouvement s’accentue pendant la période des Trente Glorieuses : le nombre d’immigrés total double, passant de 1,7 millions d’étrangers en 1945 à 3,4 millions en 1975. Leurs origines sont diverses : en 1975, beaucoup viennent des pays frontaliers à l’Europe (comme la Belgique, l’Italie, la Pologne, l’Espagne) qui sont soumis à un régime dictatorial, comme celui de Franco en Espagne) mais aussi du Maghreb.
Le nombre d���immigrés maghrébins en France augmente de façon importante pendant les trente glorieuses, passant en 1945 de quelques milliers à plus d’1 million en 1975. Le principal pays d’origine est l’Algérie puis le Maroc et la Tunisie. Ces immigrés maghrébins représentent près d’un tiers des immigrés en 1975 et les Algériens deviennent le second groupe d’étrangers le plus important en France. Ils occupent 20% de l’immigration totale. Ce sont les anciennes colonies du Maghreb qui après le mouvement de décolonisation et le rapatriement des « Pieds Noirs » après la guerre d’indépendance de l’Algérie qui expliquent ce phénomène. Pendant cette période de forte croissance économique, la France, en quête de main d’œuvre, a favorisé la venue d’immigrés d’Afrique du Nord. On parle d’immigration économique. De plus elle permet de meilleures conditions de vie aux maghrébins que celles de leur pays d’origine, défavorisé et leur permet de nourrir la famille restée au pays.

Les immigrés maghrébins trouvent facilement du travail, car les emplois qu’ils exercent ne nécessitent pas de qualification. Ils travaillent principalement en tant qu’ouvriers spécialisés ( OS) dans le bâtiment, l’industrie, les mines, l’automobile mais sont très mal payés et comme l’illustre le document 2, dans des conditions de travail difficiles et dangereuses. Leurs conditions de vie sont souvent déplorables. Ils résident souvent dans des bidonvilles où cohabitent beaucoup d’immigrés maghrébins. Ils vivent avec une absence de confort et d’hygiène, et comme nous l’explique l’interview du document 3, le jeune qui vient d’arriver en France, loge dans une chambre « petite qui sent un mélange d’odeurs, d’humidité, l’atmosphère renfermée, la sueur des hommes ». Les bidonvilles, au nombre de 14000 à Nanterre, représentent en France le lieu de résidence de 43% des immigrés maghrébins.
Ce n’est qu’après les années 1970 que la France commence à éradiquer peu à peu les bidonvilles, réduisant leur nombre en 1970 à une centaine en banlieue parisienne, comme nous l’indique la photographie du document 4. Le document 5 lui, fait part du regroupement familial, politique qui a été mise en place après la crise pétrolière de 1973 par le nouveau président Valéry Giscard D’Estaing, permettant aux travailleurs immigrés de faire venir en France leur famille. La population est alors relogée dans de grands ensembles sociaux qui vont devenir progressivement des banlieues ghettos.

L’immigration maghrébine a beaucoup évolué en France entre 1945 et 1973, les immigrés apparaissant en grand nombre dès le début des Trente glorieuses car l’immigration est voulue par la France elle-même, alors en pleine croissance économique. Mais après le choc pétrolier de 1973 et la crise économique qui suivit, la France procéda à une politique d’immigration plus stricte : elle décida de fermer les frontières mais autorisa le regroupement familial. Tout le problème vient désormais des exigences des deux communautés. Exigeons nous une assimilation de ces immigrés et surtout de la génération qui en est issue et est née en France à notre culture ou une intégration est-elle concevable sans heurts ?

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LES MUTATIONS DES SOCIETES DEPUIS 1945

septembre 20
by Catherine Bertin 20. septembre 2011 14:44

Restons dans le premier thème d’histoire des Premières S et abordons les mutations des sociétés.

Introduction

Le chapitre portera sur la France plus particulièrement. L’industrialisation a apporté d’importantes transformations sociales et c’est l’étude de la population active qui permet de les mettre en évidence.
On appelle population active, celle qui travaille ou qui est à la recherche d’un emploi.

Problématique : Comment s’est passé le passage d’une France agricole à une société industrielle entre 1850 et 1945 ? quelles mutations dans le travail, la France a-t-elle connues ? Quelle est la place de l’immigration dans ces mutations ?

1 : D’une France agricole à une France industrielle :

       1.1 Un monde paysan qui décline :

D’une manière générale la population active a beaucoup augmenté entre 1850 et l914, la première guerre mondiale. Elle est passée de 16 millions de travailleurs à 20 millions.
Ensuite elle s’est stabilisée jusqu’en 1962 autour de ce chiffre de 19 à 20 millions. Pourquoi ? nous n’avons que des périodes de recul liées à la crise économique de 1930 ou au déficit des naissances des 2 guerres mondiales. Quand il n’y a pas recul il y a stagnation qui rend compte d’une situation économique morose.

La France a été jusqu’en 1850, une France essentiellement rurale. Elle aura quasiment 10 millions de paysans. Après 1850, ce nombre d’actifs agricoles diminue car la France s’industrialise et s’urbanise.
La baisse est modérée jusqu’en 1914 et on peut imaginer que ce sont les salariés agricoles qui diminuent en majorité. Les petits propriétaires sont toujours là.
La diminution va toucher les salariés et les exploitants après 1920 de manière continue. En 1960, il n’y a plus que 4 millions de paysans.

Le déclin du monde paysan s’explique d’abord par la mécanisation des régions les plus riches. Les paysans pauvres, les salariés sont désormais remplacés par des machines donc l’exode rural commence. Ces paysans partent à l’usine et en ville. Certains iront même dans les nouvelles entreprises du tertiaire.

C’est l’apparition d’un nouveau groupe : les ouvriers-paysans. Certains petits propriétaires gardent leurs terres mais complètent leurs revenus paysans insuffisants par du travail à domicile. Au début du 20ème siècle, les crises agricoles vont amplifier le mouvement de l’exode rural.

           1.2 Le développement de la classe ouvrière

L’industrialisation de la France provoque l’essor des emplois industriels. Ex : 4 millions d’ouvriers en 1850 et 7 millions un siècle plus tard.
Mais qui sont ces ouvriers ? des artisans, des ouvriers travaillant à domicile, des ouvriers-paysans, des mineurs, des ouvriers et ouvrières d’usines aux diverses qualifications.
Ce que l’on appelle l’OS, l’ouvrier spécialisé n’apparaît qu’après 1945, dans les grandes entreprises. Ce sont ceux qui travaillent sur les chaînes de montage appliquant le taylorisme. En fait, ils sont mal payés, mal considérés et on y trouve beaucoup d’anciens salariés agricoles, des femmes et des immigrés. Les immigrés furent de plus en plus nécessaires car les industries de la seconde révolution industrielle sont beaucoup plus vastes et ont des rendements très importants. La main-d’œuvre française est donc insuffisante.

Un nouveau monde ouvrier se met donc en place où les ouvriers spécialisés forment la base de ce prolétariat, de cette classe ouvrière qui va se défendre face au patronat avec ses syndicats, ses partis politiques, sa culture. C’est le Front Populaire aves ses grandes grèves qui va faire prendre conscience du poids que cette classe représente.
Les ouvriers vont avoir leurs quartiers dans les nouvelles villes : les périphéries, les banlieues.

Tout change à partir de 1973, avec la désindustrialisation de la France et la crise économique. Le chômage de masse apparaît et il va faire une scission dans les emplois et les revenus. Les emplois très qualifiés du secondaire et du tertiaire comme l’informatique, la finance sont toujours porteurs d’emplois et bien payés. Les emplois de la restauration, du commerce, les ouvriers sans qualification connaissent le chômage et les bas salaires. Les années 80 n’ont pas qu’accentuer ces inégalités.

          1.3: L’expansion du tertiaire

L’industrialisation n’a pas que des répercussions sur le secteur secondaire. Elle créée des emplois , de nouveaux métiers dans le secteur tertiaire.
Ex : La poste va engager des employés pour les standards téléphoniques ; les chemins de fer ont besoin de contrôleurs et de guichetiers.
L’Etat est le plus gros employeur du tertiaire car il recrute des fonctionnaires, dans les administrations , dans la santé et dans l’éducation nationale.
Les grandes entreprises elles aussi développent leurs bureaux : postes de secrétaires et gestionnaires. Les sociétés d’assurance, les banques ont de gros besoins.

A l’époque le tertiaire ne nécessite pas obligatoirement un haut niveau d’étude. Beaucoup d’emplois démarrent avec le Certificat d’Etude que l’on passe à 13 ans à la fin de la scolarité obligatoire en France.
Mais si le nombre d’employés augmente de 30 000 en moyenne par an, à partir de 1930, se distingue la catégorie supérieure du tertiaire : les cadres. Ce sont ces métiers plus qualifiés qui font le bond le plus spectaculaire après 1960.

Le secteur tertiaire est le plus féminisé. 36% de ses actifs étaient des femmes en 1896 et 42% en 1955. Les femmes sont focalisées sur les métiers de secrétaires, ou de la fonction publique comme institutrice et infirmière.

1 : Les mutations de la population active depuis 1960

      1.1 La société des trente glorieuses

Les secteurs primaire et secondaire ont beaucoup évolué et les métiers ont beaucoup changé dans les deux secteurs.
- L’évolution que l’on a décrite précédemment du déclin du secteur primaire s’explique par le rôle de l’état et de l’union européenne pendant toutes ces dernières années. C’est le rôle de la PAC, la politique agricole commune qui depuis 1962 a modernisé et soutenu financièrement les agricultures des états membres de la CEE d’abord puis de l’U.E. Cette PAC a encouragé les départs à la retraite et a défendu une agriculture moderne et productiviste.
Le travail des paysans a donc changé avec l’utilisation des machines et des nouvelles technologies. Le paysan s’intègre dans de véritables filières agro-alimentaires. Les agriculteurs ont appris à diversifier leurs activités ( ex : les tables d’hôtes).
- Le secteur secondaire a connu son maximum d’actifs ne 1975 avec plus de 8 millions d’ouvriers. Aujourd’hui ils ne sont plus que 5 millions soit 20% de la population active totale.
Il n’y a pas que la baisse du nombre. Certains métiers du secondaire ont complètement disparu comme les mineurs et avec les innovations, d’autres ont diminué comme les cheminots ou les métallurgistes.
Le secteur secondaire a aussi ses métiers qualifiés dans le domaine du transport en particulier , de la logistique car l’informatique y est importante . è le secteur secondaire s’est scindé entre les OS sans qualification qui ont toujours les emplois les plus pénibles et les ouvriers qualifiés qui sont techniciens, contremaîtres et qui encadrent les OS.

Ce sont donc les classes moyennes qui alimentent le tertiaire. C’est une classe hétérogène et aux contours assez flous.
- Nous distinguons dedans 2 millions de travailleurs indépendants, c'est-à-dire des professions libérales, des patrons de l’industrie, du commerce, de l’agro-alimentaire ou des services.
- Les artisans et les commerçants reculent , victimes de l’exode rural et du succès des hypermarchés, des grandes surfaces commerciales en général.
- Depuis les très récentes années, on a une renaissance des métiers indépendants dans les services comme la réparation à domicile, l’assistance à domicile, le coaching etc…. C’est souvent un moyen d’éviter le chômage.

La croissance étant ralentie la France doit s’adapter à la mondialisation.
L’essor des NTIC et des services aux entreprises fait que le secteur tertiaire reste le plus créateur d’emplois. Les qualifications diplômantes sont indispensables sur un marché de travail saturé.

   1.2 Féminisation, flexibilité, précarisation du travail

Depuis 1960, la montée de l’emploi féminin a permis la croissance de la population active.
- ce mouvement correspond à celui de l’émancipation de la femme, les mouvements féministes. Le taux de fécondité à beaucoup baissé puisque la femme choisit ses grossesses.
- les femmes sont de plus en plus nombreuses à occuper des postes d’encadrement mais elles sont aussi les plus nombreuses dans les emplois peu qualifiés de l’industrie et des services.
- A qualification égale, elles restent moins bien payées de 10 à 30% selon les secteurs. Leur progression de carrière est aussi plus lente et on leur reproche de faire passer leur désir de grossesse, leur vie familiale devant leur vie professionnelle. Pour certains patrons, cela justifie qu’on ne leur donne pas de postes ayant autant de responsabilités que les hommes.

Les grands bassins industriels comme le Nord de la France ont connu les restructurations. Certaines usines ont fermé ou se sont reconverties en nouvelles activités souvent tertiaires d’ailleurs.
Il y a aussi des délocalisations de l’emploi. Cette nouvelle division du travail , les reconversions entraînent des licenciements et provoquent de grandes grèves. Ces phénomènes divisent les ouvriers et aboutissent à un malaise profond, avec une perte de dynamisme de l’activité syndicale ;

Le chômage a connu une forte poussée à partir des années 70 et est devenu le principal fléau de notre société. Les ouvriers sont les plus touchés car alors que le chômage touche 9% de la population active , il touche 13% des ouvriers.

Le chômage est devenu structurel, car il atteint surtout les jeunes et les seniors. On ne parle que de flexibilité de l’emploi c'est-à-dire de contrats à durée déterminée ou du travail en intérim. On a les travaux à temps partiel, les emplois temporaires en CDD. Les patrons ajustent avec ces travaux, l’emploi à leurs besoins de production. La loi sur les 35h de Martine Aubry, devait permettre un meilleur partage du travail mais il n’a pas eu tous les résultats escomptés.
Cela crée une nouvelle classe de pauvres : des salariés qui ont très peu de pouvoir d’achat, qui ont un travail précaire et qui vivent en marge de la société, finissant parfois SDF ou mangeant dans les restos du cœur. 4,3 millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté.

3 : Les immigrés dans la société française du 20ème siècle

3.1 : l’immigration en France jusqu’en 1975

On voit que jusqu’en 1930, la France fait appel à une main d’œuvre étrangère. Des étrangers viennent s’installer en France, ce sont les immigrés. C’est la faible croissance démographique et le faible exode rural qui jusqu’à cette époque, explique que la France n’a pas les moyens humains de sa croissance économique.

A partir de 1931 la France est touchée par la crise américaine devenue mondiale donc le gouvernement limite l’immigration et même pousse aux expulsions. L’époque est propice à la xénophobie et l’opinion publique influe sur le gouvernement.

Le creux le plus net est celui de 1946 car c’est le résultat de la politique d’exclusion du gouvernement de Vichy. En 1940, après l’armistice, une loi interdit certains emplois publics à des enfants nés de père étranger. Le régime de Vichy est antisémite et va donc s’attaquer aux juifs et plus particulièrement aux juifs étrangers qui sont déportés dans les camps d’extermination.

Entre 1960 et 1975, les chiffres repartent à la hausse car la croissance économique des Trente Glorieuses, qui se double du baby boom retardé, puis des départs des français pour la Guerre d’Algérie,manque encore de main d’œuvre. L’Etat appelle lui-même les immigrés et se charge du recrutement en signant avec de nombreux pays comme l’Espagne, le Portugal ou le Maroc des accords qui facilitent les entrées qui seront gérées par l’Office national d’immigration.

Les immigrés viennent pour travailler dans l’industrie. C'est-à-dire que ce sont des populations pauvres qui, quand ils ne sont pas salariés agricoles sont à 59% d’entre eux des mineurs ou des ouvriers métallurgistes des grands bassins industriels du Nord, de l’Est , de la région parisienne . Pendant les trente glorieuses, n’a rien changé, ce sont des emplois d’ouvriers qui sont offerts aux immigrés. C’est là qu’ils ont les postes d’OS donc les moins bien payés et les postes les plus pénibles dans les métiers du bâtiment. Dans le sud de la France, beaucoup travaillent encore comme salariés agricoles et pour ceux qui apparaissent dans le commerce, il faut imaginer les emplois de personnel de service comme les femmes de ménage.

L’immigration française est tout d’abord européenne, belge et italienne. La pauvreté, les persécutions politiques et religieuses expliquent ces arrivés. En 1889, la France avait pour une loi accordé la nationalité française à tous les enfants nés en France de parents étrangers. Finalement avant la première guerre, la France est le premier pays d’immigration et d’immigration européenne. Pendant les 30 glorieuses, les européens continuent à affluer mais leur origine a évolué : les Portugais progressent le plus suivis des Algériens, des Italiens, des Espagnols , des Marocains et des Tunisiens. Ce sont avant tout des hommes qui envoient leur argent dans leur famille restée au pays. (doc 17). Ils gardent donc leur nationalité, vivent entre eux, ont leurs propres structures associatives et continuent à parler leur langue.

Au milieu d’eux se sont mêlés des réfugiés politiques comme les Arméniens victimes d’un génocide en 1915 ou les républicains espagnols après 1936 fuyant la dictature de Franco.

                    3.2: La France ferme ses frontières

La crise économique des années 70 marque le coup d’arrêt du mouvement d’immigration en France. Le président Giscard d’Estaing encourage les retours au pays, tout en menant une politique de regroupement familial. Les familles d’immigrés s’installent et les naturalisations se multiplient. A l’immigration professionnelle succède une immigration familiale.

Cela entraîne par contre les nouvelles entrées d’immigrés clandestins et les gouvernements sont obligés de régulariser les « sans-papiers ». Ceux qui sont classés comme étant des réfugiés politiques sont toujours autorisés à rentrer.

C’est aussi après 1975 que les immigrés européens diminuent surtout avec l’extension de l’Union Européenne. Les Maghrébins deviennent les plus nombreux et des noirs d’Afrique ainsi que des asiatiques viennent s’ajouter. Le fait que beaucoup d’immigrés aient été naturalisés français expliquent le fait que le chiffre global stagne car un grand nombre sont devenus français par naturalisation ou par mariage.

La situation des immigrés devient très difficile car travaillant dans l’industrie, ils sont directement touchés par le chômage et sont les plus pauvres. EX : en 1993, tout en étant 6% des salariés, ils formaient 12% des chômeurs. Ils vivent dans des quartiers périphériques, des banlieues qui ont mal vieilli et les violences urbaines dont les pics furent en 1981 puis en 2005, sont l’illustration du malaise des jeunes en particulier.
La crise économique et la marginalisation de cette population immigrée a renforcé la poussée de l’extrême-droite en France qui est xénophobe et qui rend responsable du chômage, en particulier les immigrés maghrébins et condamnent la politique de naturalisation ou d’intégration des immigrés. Les mouvements comme SOS-Racisme répondent par des manifestations antiracistes à ces discours du front National. Doc 19

Le principal enjeu de l’immigration reste donc l’intégration. Elle s’était faite jusqu’aux années 70 et continue dans le sens où les mariages mixtes se poursuivent, où les jeunes vont dans les écoles françaises et parlent la langue . Certaines personnalités du sport, de la musique, des affaires prouvent tous les jours que cette intégration existe et qu’elle peut être réussie mais les enfants d’immigrés continuent à se heurter à de nombreuses difficultés.
ex : dernièrement le problème soulevé par les lieux de prières et par la prière des musulmans dans la rue.

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