L'EAU , UN ENJEUR MAJEUR POUR LA PLANETE
L'eau est indispensable à la vie et donc est indispensable à la planète. La consommation d'eau dans le monde a triplé en 5O ans en raison de la croissance démographique déjà étudiée et est aussi dûe aux nouveaux besoins de la population. L'eau douce est une ressource qui n'est pas accessible à tous ou en tous les cas pas pour tous, en quantité et en qualité suffisantes. Cette ressource indispensable est chère : son captage, sa distribution, son traitement pour qu'elle soit potable représentent des coûts élevés. Ses multi-usages en font une denrée très convoitée à tel point que des conflits peuvent naître pour elle.
1: QUELLES SONT LES RESSOURCES DE LA PLANETE:
1.1: Des ressources plus limitées qu'il n'y paraît
L'eau existe en grande quantité sur notre planète mais les eaux salées constituent 97,2% du total.Donc notre planète est salée.
- Alors il est vrai qu'un mètre de pluie tombe chaque année sur les continents mais une infime partie de cette eau est accessible : 0,01% seulement est accessible en surface ; le reste est stockée dans les inlandsis et les icebergs. C'est l'eau douce des glaciers qui est donc la plus importante .
- Les nappes souterraines, les lacs, les fleuves et les rivières ne totalisent que 2,7% de l'eau terrestre et c'est pourtant là que les populations puisent l'essentiel de leur besoins. Les eaux souterraines se répartissent entre des nappes phréatiques et des nappes aquifères beaucoup plus profondes , 800m dans le sous-sol, mais que l'on trouve dans les zones arides comme le Sahara. Elles se renouvellent d'autre part très lentement. Donc leur captage est aussi coûteux que celui du pétrole.
- Les eaux de surface provenant des précipitations qui vont vers les lacs (comme le lac Baïkal), les fleuves ( comme l'Amazone) et les marais sont des stocks plus limités et fragiles. Les eaux de surface issues des précipitations constituent une ressource inépuisable en théorie mais si elles ne sont pas trop éloignées des grandes zones de peuplement , si les prélèvements n'excèdent pas les quantités disponibles et si la qualité n'est pas dégradée. . En plus une grande partie de l'eau des fleuves est évacuée lors des crues, donc est perdue d'une certaine façon. L'écoulement terrestre annuel, c'est-à-dire le volume d'eau issu des précipitations et qui s'écoule en un an des continents vers les océans est de 7800m3/an/hab alors qu'il était de 13 900 en 1970. La diminution est importante et on estime qu'en 2025 il faudra se contenter de 5000m3/ an/hab avec l'évolution du climat et les prévisions de croissance de la population.
1.2: Des perspectives alarmantes:
La consommation d'eau a quintuplé entre 195O et 2OOO alors que la population mondiale n'a été multiplié que de 2 ,5 .
- Cette augmentation de la consommation d'eau est bien-sûr liée à la croissance de la population mais pas seulement. Elle est surtout due à l'extension des zones irriguées.
Exemple : il faut 5OO litres d'eau pour obtenir 1kg de blé et 2OOO à 4OOO pour obtenir 1kg de riz.
- L'autre argument est l'élévation du niveau de vie car il faut satisfaire les nouveaux besoins en eau domestique et municipale.
- Les pays du nord où la population stagne et l'Amérique latine qui a d'énormes ressources ne sont pas menacés de pénurie. Par contre la situation s'aggrave en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans de nombreux pays africains. Et l'Asie qui utilise à elle seule 6O % de l'eau manquera d'eau pour assurer l'augmentation nécessaire de sa production agricole.
==> comme 1/3 de la population mondiale vit dans des pays qui connaissent des problèmes d'eau , l'ONU appelle ce phénomène « le stress hydrique ».
==> on estime qu'en 2O25 les disponibilités en eau pour chaque être humain auront diminué de 25% et que 55% des gens vivront dans des pays connaissant le stress hydrique.
==> là encore ce sont les pays en développement qui connaissent la situation la plus critique.
- On parle toujours du manque d'eau mais trop d'eau a aussi des effets négatifs. Les longues périodes de sécheresse du Sahel africain entraînent des famines meurtrières et sont médiatisées mais parallèlement on parle moins des éleveurs nomades qui sont contraints à d'interminables déplacements pour offrir de maigres pâturages à leurs bêtes à cause de la dessiccation des sols . A l'inverse les inondations menacent certaines parties du globe. Le Bangladesh est régulièrement dévasté par les inondations du Gange et du Brahmapoutre. Les victimes se comptent par milliers dans un delta très densément peuplé.
1.3: Les techniques évoluent:
Les techniques traditionnelles sont souvent remplacées par des aménagements plus sophistiqués et performants.
- Au Moyen-Orient des pompes puissantes alimentées par des moteurs électriques ou diésel permettent de puiser l'eau dans les fleuves ou les nappes phréatiques profondes.
- Depuis 1950 la construction des barrages s'est développée afin d'irriguer mais aussi d'approvisionner les villes et les usines , de produire de l'électricité, de faciliter la navigation et de lutter contre les crues. Plus de 4000 barrages fonctionnent actuellement dans le monde et 1600 sont en construction. Le problème est qu'ils ne sont pas en construction dans les pays du sud qui ne peuvent pas financer de tels travaux sans faire appel aux capitaux étrangers ou à la Banque mondiale. D'autre part les barrages sont de plus en plus contestés surtout par leurs conséquences environnementales négatives.
2: DES RESSOURCES CONVOITEES PAR QUI?
2.1: Il faut approvisionner les campagnes:
L'eau est d'abord au service de l'agriculture puis qu'elle consomme 69% de l'eau utilisée dans le monde. Ses prélèvements augmentent à cause de l'irrigation. On ne cesse de construire des milliers de barrages et de faire des forages hydrauliques équipés de motopompes.
- Cette maîtrise de l'eau qui la récupère dans les nappes souterraines a permis les révolutions vertes et les progrès alimentaires dans l'Asie rizicole et dans le monde arabe. Les superficies irriguées ont connu depuis 30 ou 40 ans une extension sans précédent. Elles représentent 15% des surfaces cultivées dans le monde mais fournissent la moitié de la production agricole. Ces équipements fournissent aussi les villages et les villes en eau et en électricité.
- Donc cette irrigation est nécessaire pour nourrir les futurs 8 milliards d'habitants de la planète. Mais les travaux hydrauliques sont de plus en plus difficiles car les sites faciles sont déjà exploités et même surexploités. Il faut aller chercher l'eau de plus en plus loin.
- L'irrigation ou le draînage organisent fortement l'espace agricole. Parfois il est cloisonné en casiers soigneusement aplanis, entourés d'un réseau de diguettes et canaux, dont l'entretien est méticuleux , tandis que les versants des collines et des montagnes sont sculptés en terrasses. Les plaines rizicoles d'Asie les huertas d'Espagne, les polders d'Europe du nord sont aussi des exemples de campagnes construites par l'eau.
- On peut économiser l'eau avec la micro-irrigation qui sont des techniques de goutte à goutte ou d'arrosage sous basse pression, ce qui permet de distribuer juste l'eau nécessaire aux besoins des plantes . On a calculé qu'une économie de 1O% sur l'irrigation suffit à couvrir les besoins en eau domestique du monde.
2.2: Il faut approvisionner les villes
L'industrie a également besoin d'énormes volumes d'eau pour le refroidissement de nombreuses installations comme les usines sidérurgiques et les réacteurs des centrales nucléaires, pour le nettoyage ou comme matière première dans les papeteries, les usines chimiques ou agroalimentaires.
- Beaucoup de zones industrielles sont implantées en bordure des fleuves .
Exemples : la Ruhr près du Rhin ; les grands Lacs aux Etats-Unis.
Les fleuves et les rivières sont par ailleurs utilisés pour la production d'énergie avec les barrages hydroélectriques.
- L'eau entre dans la composition de nombreux produits comme les boissons. Elle sert à refroidir des centrales thermiques ou nucléaires. Elle sert de diluant dans les teintureries.
- La population citadine augmentant constamment les besoins en eau domestique de la ville augmentent aussi. De plus la vie des citadins nécessitent plus d'eau que la vie des ruraux. Les centrales hydroélectriques qui produisent l'électricité des villes consomment beaucoup d'eau.
- En marge des usages productifs, l'eau est aussi le support d'usages ludiques: le thermalisme est une pratique ancienne; les stations tentent aujourd'hui d'attirer de nouvelles clientèles, plus jeunes. De nombreuses villes aménagent leurs front de mer à des fins touristiques. De grandes agglomérations et même des petites communes aménagent des bases nautiques.
- Les aménagements sont parfois complexes pour alimenter les zones urbaines. On va chercher l'eau loin de la ville, et après l'avoir traitée elle arrive jusqu'aux consommateurs par un réseau d'adduction. Ce sont des équipements extrêmement coûteux , ce qui explique que des les PED seuls 2O à 3O% de la population urbaine est desservie en eau potable.
Les villes des pays riches poursuivent la modernisation coûteuse de leurs installations mais essaient surtout de développer des techniques d'économie de l'eau et d'épuration.
2.3: Les populations ne sont pas égales face à l'approvisionnement en eau:
La quantité d'eau consommée par personne varie considérablement d'un pays à l'autre . Les disparités géographiques ne sont pas toujours liées aux ressources naturelles mais l'ampleur des investissements est plus déterminante pour accéder à l'eau.
- Dans les PID l'eau consommée par habitant varie de 1000 à 3000 m3 par an. En Angola ou en Ethiopie, il s'agit de 200m3 par habitant et par an. Rien que si l'on prend les usages domestiques , un français ou un américain consomme 500 litres par jour alors qu'un Malien ou un Haïtien entre 10 et 20 litres.
- A l'intérieur de chaque pays , les ressources naturelles sont inégales mais dans les pays riches les aménagements coûteux compensent ces inégalités. Les Californiens ont de l'eau grâce aux nombreux barrages édifiés sur les cours d'eau environnants; par contre les Brésiliens du Nord- Est sont confrontés à de graves pénuries car ils ne peuvent pas financer les aménagements.
- La grande inégalité est visible aussi entre les habitants des villes et ceux des campagnes. Dans les campagnes pauvres, le puits au mieux, la rivière ou le marigot constituent les seules sources d'approvisionnement mais très aléatoires puisqu'ils peuvent être à secs. Dans les villes des pays pauvres les fontaines situées dans les cours et les rues sont les seuls points de distribution.
- Certains pays peuvent néanmoins compenser leur manque de ressources dans les PED . Par exemple, l'Arabie Saoudite dépourvue de ressources renouvelables mais riche par ses exportations pétrolières, assure facilement l'approvisionnement de ses villes et développe une agriculture irriguée. Elle dessale son eau de mer et pompe dans des nappes phréatiques profondes.
- La fracture Nord-Sud est bien visible avec l'eau car le traitement et l'épuration coutent trop chers pour les PED et ils ne peuvent pas avoir de réseaux de distribution d'eau potable. Cela concerne 1,5 milliard d'êtres humains. De plus la moitié de la population mondiale n'a pas accès au tout à l'égout et rejette directement ses eaux usées, ce qui provoque une augmentation de la pollution des eaux. Résultat dramatique: 10 millions de personnes par an dans les PED meurent des maladies liées aux eaux impropres à la consommation. Dans la zone chaude c'est encore plus flagrant.
3:LES ENJEUX DE LA MAITRISE DE L'EAU
3.1: L'Or bleu
On dispose actuellement de 2300 m3 d'eau par an et par personne ce qui est suffisant pour dire qu'un risque de pénurie globale est écarté. Par contre certains pays prélèvent déjà beaucoup plus de 20% de leurs ressources disponibles. ( 20% est le seuil critique fixé par l'ONU à partir duquel les tensions sont possibles).
- Pendant longtemps les groupes humains étaient trop peu nombreux pour s'inquiéter de l'eau. Ils s'installaient à proximité et l'utilisaient en toute liberté. De nos jours, c'est impensable et brutalement l'eau devient une denrée rare et chère . Ce n'est plus un élément naturel accessible à tous. Il faut la produire et la distribuer comme n'importe quelle autre marchandise. Le développement des grandes villes entraîne la concentration de besoins considérables en eau potable dans des lieux qui comme à Mexico ou à Los Angeles n'en sont pas bien pourvus.
- A l'occasion de la conférence internationale organisée à Rome pour la Journée Mondiale de l'eau 2007, l'ONU a poussé un cri d'alarme quant à la situation des ressources en eau de la Terre , en soulignant que 2 hommes sur 3 étaient menacés d'une pénurie d'eau en 2025. Par exemple, le Lac Victoria qui est actuellement la plus grande réserve en eau douce de l'Afrique, a un niveau actuel de 2M en dessous de la normale.
- 5 fleuves d'Asie dont dépendent plus de 870 millions de personnes comptent parmi les 10 bassins hydrographiques les plus menacés du monde. (le Yangtzé, le Mékong, la Salouen, le Gange et l'Indus). En Europe il s'agit du Danube ; en Amérique latine, le Rio Grande et en Afrique le Nil. Le pompage excessif risque de les mettre à sec. Si on ajoute l'industrialisation massive , les fleuves comme le Mékong sont asphyxiés.
- Les grands aménagements hydrauliques , les usines de production et de traitement nécessitent de tels moyens techniques et financiers que seules les grandes firmes privées françaises, britanniques surtout se sont spécialisées dans ce marché. Ces firmes signent des contrats avec les états pour faire les aménagements mais en échange elles ont la concession des eaux pour une durée déterminée.
- La pollution provoque une dégradation de la qualité des eaux superficielles et souterraines. Les rejets industriels et urbains sont la première cause et les usages domestiques induisent une pollution bactériologique. Les industries de leur côté, rejettent des eaux chargées en métaux lourds et en produits chimiques. Dans les PID les pollutions industrielles sont combattues mais pas dans les PED. Par exemple le Changjiang en Chine reçoit chaque année 13 milliards de m3 de rejets industriels ,à 80% non traités.
- Il faut aussi se méfier des espèces que l'homme introduit dans certains fleuves comme les Australiens dans le fleuve Murray-Darling dans lequel on ne trouve plus que 10% de faune aquatique indigène.
- Autrefois donner l'eau au peuple était un devoir du souverain. Le prix de l'eau , de nos jours, flambe comme le prix du pétrole. Depuis 1990 il a doublé dans les pays riches mais reste encore très variable.
- En milieu rural dans les pays du Sud, l'eau, en général, est gratuite, mais elle est souvent éloignée. Il faut deux, trois voire quatre heures pour aller la chercher. Ce temps perdu l'est au détriment du travail dans les champs : « Il représente un impact financier et économique non négligeable pour la famille car il mobilise de la main d'oeuvre », commente Hubert Sémiond.
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Dans les villes, en revanche, l'eau est payante. Les zones urbaines sont équipées de systèmes de pompage et de traitement des eaux. L'eau est ensuite vendue par des intermédiaires qui la transportent vers les consommateurs. Pour les familles pauvres, l'eau représente une part significative du budget.
- Dans les PED le prix augmente aussi mais l'eau reste quand même un produit subventionné par les Etats car autrement très peu d'habitants pourrait se l'offrir. L'eau d'irrigation n'est dans aucun pays, vendue à son coût réel aux agriculteurs car le prix du blé ou du maïs doublerait en conséquence. Il n'y a donc pas de « vérité de prix » sur l'eau ce qui sera pourtant nécessaire si on veut éviter le gaspillage.
3.2: Les guerres de l'eau:
Les rivalités naissent de la concentration de multiples usagers de l'eau dans un même espace. Ces rivalités peuvent naître entre la ville et la campagne mais aussi entre les différents acteurs économiques ( agriculture/ tourisme) entre pays frontaliers.
Quand la ressource en eau est partagée entre plusieurs états les rivalités éclatent.
-Soit parce que la frontière passe sur une nappe souterraine
-soit parce que la frontière suit un fleuve ou découpe le bassin en amont ou en aval.
-soit parce que les régions d'un même état n'ont pas les mêmes quantités d'eau et sont plus ou moins privilégiées.
Exemples: Israël et ses voisins se disputent le Jourdain; L'Egypte et les pays en amont du Nil; la Turquie et la Syrie et l'Irak à propos des barrages turcs sur l'Euphrate.
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L'ONU a dénombré une vingtaine de régions hydroconflictuelles avec des rivalités déjà déclarées ou potentielles. Le problème le plus répandu est un partage non équitable de l'eau entre les états. Très exceptionnellement le caractère vital de l'eau peut favoriser la coopération entre pays voisins et même ennemis quand il s'agit de financer de grands aménagements. C'est le cas entre l'Inde et le Pakistan depuis 1960 avec le traité des eaux pour la navigation sur l'Indus.
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Au Proche-Orient et au Moyen-Orient, certains conflits sont déjà tellement poussés que l'ONU redoute une guerre de l'eau. C'est pour cela qu'en 1997, l'ONU avait écrit un texte qui fondait un droit international de l'eau mais très peu d'états l'ont signé…. En réalité pour l'instant il n'existe pas de droit international pour arbitrer ce conflit.
3.3 Comment mieux gérer l'eau?
Nous savons que dans les PID à croissance démographique faible , la demande devrait peu augmenter donc c'est plutôt la qualité de la ressource et la sécurisation de l'approvisionnement qu'il faut surveiller. Dans les PED surtout de la zone aride, les pénuries sont à craindre avec la hausse des besoins.
Les solutions sont doubles :
- à l'échelle d'un Etat il est possible de protéger l'eau
Exemple : en France 6 agences de l'eau sont responsables des bassin fluviaux, de l'entretien des rivières et de la qualité de l'eau potable. Il faut freiner le rythme de l'exploitation de l'eau notamment en freinant la construction de grands barrages dont le coût environnemental est de plus en plus contesté. Il faut aussi empêcher la surexploitation des nappes phréatiques car quand le niveau des nappes baisse dans des régions proches des littoraux ( ouest des Etats-Unis, pourtour méditerranéen) de l'eau saumâtre donc chargée en sel y pénètre la rendant dangereuse pour l'irrigation.
-Il est possible aussi d'économiser l'eau en luttant contre les gaspillages de l'agriculture , en améliorant les méthodes d'irrigation. Au Pakistan 40% de l'eau prélevée pour l'irrigation arrive aux champs pendant que le reste s'évapore ou s'infiltre car l'eau passe dans des canaux à ciel ouvert et non cimentés. Il est possible de faire autrement:
Exemple : en Israël, après traitement les eaux industrielles servent à l'irrigation.
Dans les villes, lutter contre les fuites, la vétusté des réseaux , traiter et recycler les eaux usées sont possibles. Imaginons quand même que dans les grandes villes des PED comme Mexico 40 à 50% de l'eau potable se perd dans les fuites des réseaux de distribution. Là aussi Israël est un pays très avancé dans le domaine de la réutilisation des eaux usées puisque 70% des eaux d'égouts sont retraités.
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Pour finir, faire payer l'eau à son juste prix provoquerait une flambée de son prix mais obligerait chaque consommateur à éviter le gaspillage.
- à l'échelle internationale, il faut signer des accords et faire des sommets sur l'eau.
Exemple :L'antarctide est un accord international qui cherche à préserver l'Antarctique, la plus grande réserve d'eau, de la pollution.
L'ONU depuis 1970 tente de mettre en place une convention internationale pour codifier le partage international des eaux. Elle n'a toujours pas été ratifiée par les 35 états nécessaires et indispensables sur les 189. La conférence de la Haye a été organisée par le Conseil Mondial de l'eau en mars 2OOO. Le bilan qui en a été tiré était vraiment alarmiste pour la planète.
Donc il ne reste plus aux hommes qu'à considérer que l'eau est un besoin qui a un coût et à oublier qu'elle a été un droit.
En novembre 2002, l'accès à l'eau potable pour tous et sans discrimination a été reconnu par la communauté internationale comme un droit fondamental ; 145 pays ont alors signé la convention du CESCR (Convention sur les droits économiques et culturels). Selon l'association Ingénieurs sans Frontières(ISF), près de la moitié de l'humanité consomme une eau de mauvaise qualité. Face à ce constat et depuis sa première mission d'adduction d'eau en Ethiopie en 1982, ISFa fait de l'eau son secteur d'intervention principal.
Conclusion: " Il faut faire en sorte que les robinets passent avant les fusils et que les téléphones portables laissent un peu de place à l'eau potable" Loïc Fauchon , président du Conseil Mondial de l'eau.