LE MOYEN-ORIENT

Voici le sujet d'étude des TSTG.

Ce que l'on peut retenir de plus important:

Le Proche-Orient occupe depuis 60 ans le devant de la scène internationale. Jusque dans les années 1950, la situation du Proche Orient n'est pas séparable des conflits de décolonisation. Ensuite jusqu'en 1991, elle sera liée à la guerre froide.

Actuellement cette région se caractérise par une mosaïque de peuples et de religions et la présence des lieux saints des 3 religions monothéistes. Les enjeux liés à la rivalité des communautés , chiites, sunnites, kurdes maintiennent un état de tension extrême dans la région. Les réfugiés kurdes (250 000) ont fui l'Irak en 1991 et ont trouvé refuge en Turquie et sont durement réprimés par l'armée irakienne. Ils avaient déjà fait l'objet de massacres par le régime irakien, avec des armes chimiques en 1987-88.

Depuis 1945, plusieurs dirigeants politiques, Nasser, Sadam Hussein ou religieux, Khomeiny ont tenté en vain d'unifier la région ou d'imposer leur modèle politique.

 

La création d'Israël en 1948 est refusée par les pays arabes. Leur défaite et le premier exode des palestiniens marquent durablement la région. En 1967, Israël, de nouveau vainqueur lors de la guerre des Six jours, augmente fortement sa superficie et sa population. Les palestiniens s'affirment politiquement à partir des années 1960, à travers l'Organisation de libération de la Palestine; entre affrontement et choix du compromis, ils poursuivent depuis leur longue quête d'un état indépendant.

Après un troisième affrontement avec Israël en 1973, la guerre du Kippour, l'Egypte adopte une position originale et négocie la paix: accords de Camp David en 1978 signés à Washington en 1979.

 

Il n'est pas possible non plus de comprendre la région et son poids dans le monde si l'on oublie qu'elle détient 60% des réserves pétrolières connues. L'eau indispensable au développement , est un autre enjeu, plus régional mais non moins essentiel. Elle suscite partout de grandes réalisations, porteuses d'espoirs autant que de tensions interétatiques.

 

En 1989-90, Saddam Hussein reproche au Koweït de maintenir les cours bas du pétrole, alors que l'Irak a d'importants besoins financiers.

Le 2 août 1990, l'Irak envahit l'émirat du Koweït et le 28 août les troupes occidentales envoyées dans la région avec l'appui de la ligue arabe et de l'ONU atteignent 450 000 hommes. Le 17 janvier 1991 commence l'opération " Tempête du désert" pendant laquelle les avions alliés, surtout américains bombardent l'Irak et le 3 mai 1991, l'Irak est définitivement battu. Les conséquences sont complexes: un nombre très élevé de morts irakiens et l'appui durable d'une grande partie des peuples arabes à Saddam Hussein. C'est là que l'affirmation du "droit d'ingérence" va s'imposer.